Jeudi 11 mars 2010
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23:07
Dans ce que l'on a pensé subi il y a des erreurs qui si elles restent sans importance aucune à long terme ne se font jamais oublier
pour si peu.
Regardez-le sur son deux-roues avec les cocotiers et la chaleur en bulle et l'air frais que lui procure la vitesse ou le vent, et coupons de suite le suspense il n'y aura pas d'accident, non, les accidents viendront peu après.
Beau temps.
Cette année il est à l'heure, les sens et le terme se rejoignent alors qu'il se dit qu'il connait qu'il sait et qu'il se sent presque bien, l'erreur en question fait irruption sur la droite, et que tout devrait bien se passer, il n'y aucune raison, aucune raison que cela ne se passe pas bien.
On voit ce qu'on quitte, on sait jamais ce qui nous attend. Et tout absolument tout peut toujours être pire que tout ce qui le précède.
Expérience sur le terrain.
Sur la durée.
A y revoir de près, il se dira souvent que cette année scolaire fut la plus horrible de toutes celles qu'il a vécu et qu'il vivra par la suite.
Aucune raison, aucune raison de se plaindre, pourtant.
Et pourtant. S'il avait su...
S'il avait su, il aurait pas venu si loin pour s'en rendre compte, de ses erreurs en enfilade, de ses faiblesses et de leurs queues de poisson.
On n'est pas sérieux quand on a presque 16 ans.
Quelle connerie se dit-il, je suis en avance, j'entrevois le peu d'espace libre qu'il me reste dans la prochaine décennie, le prochain siècle.
Laissez-moi un peu de temps, merde. Protégez-moi de mes erreurs, mais laissez-moi un peu de temps.
Qui fila.
Inutile.
De le rajouter aussi.
Regardez-le sur son deux-roues avec les cocotiers et la chaleur en bulle et l'air frais que lui procure la vitesse ou le vent, et coupons de suite le suspense il n'y aura pas d'accident, non, les accidents viendront peu après.
Beau temps.
Cette année il est à l'heure, les sens et le terme se rejoignent alors qu'il se dit qu'il connait qu'il sait et qu'il se sent presque bien, l'erreur en question fait irruption sur la droite, et que tout devrait bien se passer, il n'y aucune raison, aucune raison que cela ne se passe pas bien.
On voit ce qu'on quitte, on sait jamais ce qui nous attend. Et tout absolument tout peut toujours être pire que tout ce qui le précède.
Expérience sur le terrain.
Sur la durée.
A y revoir de près, il se dira souvent que cette année scolaire fut la plus horrible de toutes celles qu'il a vécu et qu'il vivra par la suite.
Aucune raison, aucune raison de se plaindre, pourtant.
Et pourtant. S'il avait su...
S'il avait su, il aurait pas venu si loin pour s'en rendre compte, de ses erreurs en enfilade, de ses faiblesses et de leurs queues de poisson.
On n'est pas sérieux quand on a presque 16 ans.
Quelle connerie se dit-il, je suis en avance, j'entrevois le peu d'espace libre qu'il me reste dans la prochaine décennie, le prochain siècle.
Laissez-moi un peu de temps, merde. Protégez-moi de mes erreurs, mais laissez-moi un peu de temps.
Qui fila.
Inutile.
De le rajouter aussi.
Par injektileur
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Publié dans : poyézie ou presque
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