Décidement les temps sont riches, vu de loin. On s'agite beaucoup pour plein d'ensembles qui tendent vers le rien. Par chez nous il y a avant tout les efforts infructueux et l'envie superflue de bien faire, de s'appliquer, de bien écrire bien parler. Enumérer, énoncer, expliquer, articuler tandis que le trop plein d'ensembles finit par se résorber comme une clémentine pourrie jetée au feu, et que tout se répète sans fin, sur les écrans comme dans les ondes.
Et patiemment longuement donc on se répète. On réitère avec ou sans refrain.
Il est certain - soyons-en certain - que de peu de choses on tirerait du positif.
Il est certain - efforçons-nous au moins - que les échecs et les trahisons ont leur grandeur.
Mais dieu de merde que ne sommes-nous pas vivants par défaut. Dieu de merde que n'avons-nous pas subi pour en arriver là.
Pour ramper inutile de s'exclamer. On s'émerveille de l'énergie qu'il nous reste. Les genoux prennent, les coudes aussi, et on en redemande sans complexe aucun.
Certains même l'affichent en ayant l'impression de ne pas/plus avoir le choix.
Et ce n'est pas triste, c'est bien au-delà.

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