(première partie du texte ici)
Le passage dans la chambre est express. Elle n'est ni
grande, ni petite, propre, avec une jolie vue.

La valise est posée et la faim guette. Il faut se décider à aller se restaurer sans trop savoir où. Après un rapide premier tour du centre ville vous vous souvenez que l'auberge d'à côté emploie une femme charmante qui vous a indiqué votre chemin la première fois. Après tractations sur ce qui serait le plus local à manger c'est sur un wiener schnitzel bien goûtu que le choix se porte. La bière blanche est bonne et pas chère. La tête tourne juste ce qu'il faut après trois verres.
Il faut maintenant remonter les quais dans l'autre sens.
Après quelques centaines de mètres vous tombez, coincé entre deux avenues, le SkulpturenPark Köln. Petit et en travaux. Vous préférez le lieu lui-même, le vert et les arbres, aux oeuvres installées.

Toujours avec la sensation que le temps perdu n'existe plus vous repartez en direction du plein centre-ville. L'après-midi continue d'avancer et vous traversez des quartiers résidentiels dont la sage et belle tranquillité semble contractuelle.
En chemin vous comptez le nombre finalement important de voitures françaises. Non pas que ça ait un quelconque intérêt mais plutôt que ça vous amuse. Et vous les prenez aussi en photo. Il fait beau, les Allemands ne sont pas si grands que ça de taille, ne parlent pas anglais et conduisent des Renault, des Peugeot, et parfois même des Citroën. Les preuves sont là mais sur le dernier point ici les plaques d'immatriculation gênent. Votre serviteur se rend compte qu'il n'a même pas de quoi les masquer sur les photos dans son ordinateur.
Mais peu importe. Vous marchez encore et toujours, sans la moindre lassitude. Mais vous avez besoin d'un goûter malgré tout. Pendant l'effort le réconfort. Régression ultime, faiblesse voire péché de gourmandise, loin de chez soi.

Vous aurez noté que votre humble correspondant a eu du mal à ne pas croquer dans le palmier avant de le prendre en photo. La dernière
du condamné. Le tout restant évidemment de savoir qui est le condamné.
Car maintenant l'heure est grave.
La cathédrale vous attend de pied ferme.
(à suivre)
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