Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 05:18

Nous ne sommes pas les enfants des ordres nouveaux

Nous avons attendu un temps qui n'est jamais venu

Nous avons vécu nos propres sales guerres

Nous nous sommes retenus de ou cachés pour pleurer

Nous avons écouté nos aînés comme nos cadets

Nous nous sommes persuadés de l'invraisemblance d'une vie raisonnablement heureuse

Et ainsi nous sommes parvenus à quelques conclusions superflues

 

 

Aujourd'hui nous avons décidé de tirer sur le cordon plutôt que de chercher l'interrupteur

Par injektileur - Publié dans : poyézie ou presque
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 04:44

Ils cherchaient l'inspiration dans autre chose que l'amour et l'eau fraîche, et ne la trouvaient pas autrement qu'en fines couches d'hydrocarbures flottant sur la masse incongrue d'éléments indépendants de leur volonté.

Alors de parfois à souvent, quand autrefois et après-demain se faisaient écho, il leur arrivait de déprimer à pleins poumons sur l'inanité de leurs basses vies.

 

Et depuis ces origines, ces gens en parlent. Ils parlent. Ils sont comme nous. Ils parlent et parlent pour reparler de ce qu'ils ont déjà thésé antithésé synthétisé depuis des lustres au carré. Sans cesse ils vont viennent reviennent sur leurs illusions, leurs visions, leurs malheurs, leurs brimades, leurs traumatismes. L'injustice et l'ingratitude. Il y a certes toujours une petite place pour les joies, les combats sains, les stimulations, les passions. En extrapolant.

Mais au final l'effet apparaît unique, sans ambiguïté.

 

Ils se saoûlent rapidement et sûrement. Ils se dissolvent dans la logorrhée. Ils "SE cherchent".

Tellement bus par leur propre personne ils se sont retrouvés trop tôt bloqués dans des labyrinthes qu'ils avaient coutume de rêver gigantesques. Leurs traits sont rouges et tirés. Leur front strillé. Leurs yeux cinq centimètres en dessous de leurs orbites.

 

Ils s'enivrent de leur médiocrité parlée. Médiocrité qui si elle n'est pas parlée, sera écrite.

Ils se cloîtrent dans leurs idées. Ils revendiquent leur solitude et leurs choix, plus souvent mauvais que bons. Ils se défigurent uniques et indispensables. Ils ont l'haleine chargée des ratés de longue date.

 

On les appelle les handicapés du bonheur.

 

 

Celles et ceux qui se languissent toute leur vie d'une paix intérieure qu'ils ne connaîtront jamais, pour aux derniers jours recentrer leur douleur sur le Vide qui ne leur appartient même pas.

Par injektileur - Publié dans : traits au port et porc-traits
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 03:20

Mots à bannir :

- catastrophe

- petit

- cercle

- bouche

- phénomène

- télévision

- politique, à coupler avec économie

- mort, précédé de l'épithète petite - expression lamentable

- projet, au pluriel aussi

- écriture

- chômage, de facto

- plan, au pluriel pareil

- suivre

- texte

- Cologne, en rapport avec le mot précédent

- été

- critique

- anniversaire

- lecteurs

- amis, pluriel

- passion

- choix, toujours au pluriel

- trentenaire

- sommeil

- émotion

- décision

- piano

- appétit

- joie

- comédie

- Japon, par nécessité

- impatience

- regrets

- anglais, pour survie - cf les connasses de twitter et leurs "écrits"

- retour

- sagesse

- tragédie

- explosion

- plans

- plans

- projets

- rêve

- coupure

- absence

- remplir

- souhait

- plans

- projets

- projets

- plans

- décisions

- parler

- projets

- sacrifice

- plans

- chômage

- projets

- romans

- futur

- plans

- projets

- paix

 

 

(musique : Kashiwa Daisuke, "in the lake". Mis en ligne sur youtube par perry173)
Par injektileur - Publié dans : divagations
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 15:47

John Lee Hooker. 1917-2001. Le paradis tout entier doit marquer le rythme du pied depuis plus de dix ans maintenant.

 

 

 

Par injektileur - Publié dans : remplissage
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 04:04

kobeaquarium

 

 

 

On éteint et on regarde. Il y a nécessité, il y a dessein. On se dira tout la prochaine fois. Notre temps est tellement plus long que le leur.

Ceux-ci sont dans l'eau, derrière une vitre. Les autres sont dans des gigantesques cages de béton et de verre prêtes à exploser tant l'air brassé est brûlant.

L'électricité fait sa loi. Alors on coupe tout, on se tait, et on admire.

Le reste ne saurait déjà nous concerner.

 

 

 

(crédit photo : asahi shimbun. Des enfants visitent l'aquarium de Kobé, plongé dans le noir pour économie d'énergie)

Par injektileur - Publié dans : poyézie ou presque
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