Lundi 18 janvier 2010
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15:08
Parce que nous sommes lundi et que tout le monde est de mauvais poil - sauf les
chômeurs comme moi bien sûr - parce qu’il faut que je fasse réagir mes lecteurs masculins, car oui, comme vous l’aurez remarqué à la lecture des commentaires sur mon blog, c’est très fatigant pour
moi d’être un sexsymbol du web, parce qu’il y a suffisamment d’histoires tragiques qui se déroulent en ce monde au moment où j’écris ces lignes et parce que je cherche constamment à renouveler un
peu le ton de mon blog je vais aujourd’hui m’adresser à mes congénères couillus à propos d’un sujet qui nous concerne tous, nous, les hommes. Je veux parler des râteaux.
Nombreux, trop nombreux sont mes disciples, qui trop souvent me demandent avidement « Ô Maître injektileur, quelles sont les recettes pour réussir le râteau parfait ? » et à cela, mes amis je crains devoir vous répondre qu’il n’y a malheureusement ni râteau parfait, ni recette miracle pour s’en approcher, mais que certains principes élémentaires que moi, injektileur, donc, vais vous inculquer de suite sauront vous être utiles si vous voulez accéder à cette état de grâce qu’est le râteau de classe supérieure.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je préfère prévenir de suite la gent féminine qui serait susceptible d’être choquée par le machisme latent et revendiqué des propos qui vont suivre qu'ils sont destinés à mon public masculin. Qu’on se le dise.
Voici donc, les règles à suivre pour ramasser les meilleurs râteaux:
I - VISE HAUT : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Soyez le propre Shadock de votre coeur, pourquoi se contenter de la fille moyenne, voire du tromblon qui vous fait de l’oeil, parfois sans trop de discrétion, pourquoi s’arrêter sur votre amoureuse transie? Ne jetez votre dévolu que sur la plus jolie, la plus douce, mignonne, sympa, futée, drôle, intelligente, bien foutue etc... des filles autour de vous, ou même un peu loin, celle sur qui tout le monde bave à l’école, à la fac ou au travail. « Boys be ambitious » a dit le grand William S. Clark à la fin du XIXème siècle a ses élèves de la toute nouvelle université de Hokkaïdô. Dieu sait si les Japonais sont des grands guerriers des râteaux, alors suivez ce conseil.
II - RESTE TRADITIONNEL : personne ne peut ignorer que la plus grande majorité des êtres humains est attirée par ce qui les fuit, en l’occurrence, celles qui les fuient. N’essayez surtout pas d’innover en la matière. L’intérêt mutuel n’a par essence aucun intérêt pour les grands jardiniers. Repérez de loin celle qui vous permettra d’accéder à la béatitude, approchez-la et ne vous faites pas repérer. Du moins, pas tout de suite. Et faites plutôt en sorte que quoi que vous disiez, quoi que vous entrepreniez c’est elle qui refusera de vous repérer.
III - SOIS PATIENT : un bon râteau se travaille sur la durée, toujours. Ceci est un peu arbitraire, mais ma grande expérience et mes diplômes me permet de déterminer la durée minimale de préparation du râteau à 1 mois après le 1er contact verbal ou autre avec la cible. Avant 1 mois on peut parler de râtelet. Comme par exemple pendant des vacances d’été. Avant 1 semaine on ne parle pas on en rit. Comme par exemple à une soirée misérable où certains essayent de se dire que si parmi 100 filles présentes dans une boîte, y’en a pas une seule qui est prête à les laisser conclure ben le bon dieu il existe pas. Je les informe : non, il n’existe pas.
L’empressement est l’ennemi n°1 du bon râteau. Je rappelle que mes aphorismes font autorité parce que je suis titulaire d’un CAP jardinerie mention très bien, obtenu par contumace un jour de juin 1993 lors d’une mémorable boum de fin d’année à laquelle je ne ne me suis pas rendu cause gastro estivale (si si) et où Marie (prénom choisi arbitrairement pour préserver l’intimité de cette personne) m’a personnellement rappelé chez moi (pas de portables à l’époque) pour me dire qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi. J’ai mis du temps à comprendre ce qui s’était passé mais beaucoup, beaucoup moins pour réussir à lui faire ma déclaration / excuse foireuse entre deux hauts le coeur et doigt dans le ulc pour faire bouchon. Donc, mon titre de grand maître râtelier est tout à fait légitime. Je maîtrise parfaitement le râteau, je l’ai étudié de fond en comble et vous demande de me faire confiance, ou plutôt de faire confiance à mes enseignements. Poursuivons.
IV - SOIS SINCERE : ceci est un point TRES important, sur lequel je ne saurai transiger. Et quand je dis sincère, c’est bien entendu sincère par rapport à son amour. Et le vieux Stendhal avec sa cristallisation à la mord moi l’machin peut aller se rhabiller. Vous avez le droit d’aimer n’importe qui, même la plus jolie fille du monde de la classe du boulot près de vous. Personne ne vous en empêche, de la même façon que rien ne vous empêche de jouer avec votre zizi devenu par magie tout dur en pensant à elle. N’allez pas imaginer que c’est parce qu’elle est parfaite physiquement que vous ne l’aimerez que pour son physique. Non, ce serait beaucoup trop simple.
Sinon, il est certain qu'il y a de fait une certaine sincérité dans le fait de demander « est-ce que tu baises? » ou au moins de faire comprendre ardemment qu’on aimerait y entendre une réponse positive, mais cette sincérité-là étant un peu trop sincère, et multipliable à l’infini selon le taux d’alcoolémie dans le sang et la quantité d’individus femelles - dotés d’un IMC raisonnable - à proximité, je ne puis m'étendre dessus. Cette dernière catégorie ne rentre pas réellement dans la famille des râteaux, même si elle en fait partie de façon forcée. Ce que l’hérésie, au sens premier du terme, est à la religion. Religion à laquelle il faudra aussi penser, bien entendu, à rester fidèle. On ne court pas des râteaux comme on courrait des lapins. Un râteau bien préparé demande de l’énergie, de l’abnégation et un dévouement total.
V - NE BAISE PAS : Peut-être le point le plus fondamental de tous, sur lequel tant a déjà été écrit dessus que je crains de répéter voire plagier. Et pourtant. Fuck buddies friend zone ou autres ne sont rien face au Râteau. Vous avez devant vous - ou presque - le recordman intersidéral de France sinon d’Europe du « coucher sans serrer » à savoir d’individus féminins dans votre lit avec qui vous ne jouerez jamais au Cluedo. Et comme ce n’est pas le sujet, ici, je ne m’étendrais pas, mais sachez que si une fille préfère vous affirme un peu gênée qu’elle préfère la Bonne Paye, vous devrez l’écouter, friend zone ou pas friend zone. Elle est dans votre pieu, vous aussi (ou à côté en train de vous niquer le dos par terre), elle ment, c’est un fait avéré, mais il faudra lui obéir, friend zone ou pas friend zone. On oblige personne à jouer au Cluedo, qu’on se le dise. En tout cas, si partie de n’importe quel jeu autre que le Bonne Paye ou Attrap’ Souris il y a eu, on ne peut plus parler de râteau. Qu’on se le dise. Dans « Toy Boy » le personnage que joue Ashton Kutcher finit par se prendre des râteaux monumentaux, mais il a tellement joué au Monopoly que je demande pourquoi je pense à lui tout d’un coup. Ashton Kutcher fail.
Il faut aussi savoir que le râteau n’est en rien rétroactif. Vous ne devrez jamais parler de râteau, lorsque la friend zone dépassée pour une toute autre raison ou une autre, et que la colère aura pris le dessus, et que vous ne vous parlez plus vous devrez forcément penser à un moment « J’aurais mieux fait de me la tringler, à tout prendre ». Ceci est également une erreur qui n’est pas dans le sujet. Mais quitte à donner un conseil supplémentaire face à cette insondable question de l’amitié inter-sexes qui n’existe pas: prenez les devants, faites-vous plaisir, vous vous engueulerez à mort un jour ou l’autre.
VI - SOIS SANS PEUR : oui, il est important de préciser que le taux de râteau général étant ce qu’il est, il ne faut surtout pas craindre l’échec. Mes indications ici sont uniquement destinées aux perfectionnistes et aux méticuleux. C’est comme le bac. Si l’on compte les rattrapages, voire les redoublements, sans vouloir vexer certains il faut être un peu une quiche pour rater son bac si on se penche un minimum dessus. Si vous voulez votre râteau, croyez-moi, vous l’aurez. Je dirais même que ce sera une étape obligatoire pour avancer dans la vie.
VII - NE NEGLIGE PAS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES : oui, ça paraît bête à dire mais les râteaux sont aussi vieux que les relations humaines. Les dieux grecs et romains ont foutu le bordel pour moins que ça dans notre beau monde. Alors sachez faire feu de tout bois. Téléphone pas portable, cabine téléphonique, GPS, pigeon voyageur, SMS, Email, tchats, même lettre manuscrite ou carte postale si si, le top du top étant atteint avec ce qu’on appelle les réseaux sociaux du 2.0, Facebook et Twitter notamment, où avec un effort minime vous pouvez même donner à votre râteau préféré une scène mondiale, que dis-je, spatiale voire spatio-temporelle absolument merveilleuse. Dans le genre minute nécessaire et classique à votre émancipation en tant qu’homme, vous aurez la réception, alors que vous êtes sur le trône en train de vous exprimer à fond, d’un SMS de votre demoiselle qui lit « pfff, mais qu’est-ce qu’il veut que je lui réponde, ce con? » ou toutes ses variantes sous tous les formats. Le fait que la demoiselle en question se rende compte de son erreur n’ayant, vous l’aurez compris, que très peu d’importance. Vous aurez bien assez à faire à préparer les vôtres.
VIII - AIE TOUJOURS UN PLAN DE RECHANGE : oui, comme je l’ai dit, précédemment, le fait que vous ayez à votre disposition hypothétique Jeanne (prénom arbitraire blabla) ne rendra votre râteau avec Marie que plus éloquent, surtout, surtout avec les années qui passeront et que vous vous rendrez compte que Jeanne était finalement ravissante aussi. Ne vous leurrez pas, Jeanne ne vous aura pas attendu, et certaines fois elle sera même assez rancunière si vous retentez une approche versant nord, ou sud c’est vous qui verrez, avec à la clé de magnifiques râteaux potentiels une fois encore.
IX - SACHE ECOUTER LES VENTS : non, je ne parle pas d’éventuelles flatulences, qui on de tout temps eu un grand rôle à jouer dans les râteaux, mais des vrais vents que vous assènera votre douce convoitise. Les silences, volontaires ou non, le dédain, le mépris ou mieux, l’indifférence seront vos meilleurs atouts pour bien finaliser votre râteau. Tel l’améridien moyen, sachez écouter la nature et ce qu’elle vous apporte pour y déceler le meilleur moyen de la saison pour récupérer votre râteau. A noter qu’un gros vent s’appelle dans le jargon un twister, mais que depuis quelques années ils se font très rares, les (très) jeunes générations ayant complètement perdu l’art de foutre et de se prendre des gros vents, se contentant de rester passives alors que cela nécessite plus d’action qu’on ne le pense. Pour le raccord avec ce qui précède, je me souviens notamment du débuts des tchats sur internet, au milieu des années 90, terrain expérimental d’extraordinaires et extrêmement dangereux twisters comme on n’en fait plus.
X - SOIS NAÏF, IMPROVISE : toujours aussi important, au moyen de la déclaration, quel qu’en soit le truchement (mot trop rare également, de nos jours, truchement, et on comprendrait presque pourquoi). Dites-vous toujours que votre coeur va parler pour vous au moment de vous jeter à l’eau. Ne préparez rien. Improvisez. Le râteau n’en sera que plus large et efficace l’automne venu. Et toujours de meilleure qualité si vous suivez à la lettre la règle IV.
XI - INSISTE : enfin, pas trop quand même sinon la prison est toujours plus proche qu’on ne l’imagine, mais une fois ou deux sur une petite semaine ou deux par exemple me semble suffisant pour que la demoiselle vous fasse preuve (en général) de la plus grande mauvaise foi et ne pas réussir à vous dire non, tout simplement non.
XII - SOUVIENS-TOI : un bon râteau n’a de valeur que s’il perdure avec les années, cela va de soi. Un râteau qui ne laisse pas de regrets, à vie si possible, n’est jamais un vrai râteau. De la même façon qu’un vrai râteau ne saura jamais vous faire rire, vous. Vos potes, peut-être, mais vous, non, jamais. Si oui, ce n’est pas un vrai râteau. Il n’y a pas beaucoup à s’étendre sur cet aspect final et évident de la chose.
En conclusion, et si j’ai probablement oublié plein de conseils intéressants, mon meilleur conseil pour un bon râteau serait tout simplement de tomber amoureux, une fois, pour voir. Le reste, si vous ne vous sentez pas prêt, je vous conseille toujours de vous amuser beaucoup au Cluedo et autres Flambeur, Pictionnary sans faire intervenir une quelconque autre vision des relations que vous aurez toute votre vie avec les femmes. N’oubliez pas que tout le monde finira seul. Alors sortez couverts, et profitez.
Il y a un mec un jour qui a chanté « I miss the comfort in being sad ». Je ne sais pas s’il était aussi expert que moi en râteaux, mais il a néanmoins fini par se tirer une balle dans la tête, un beau jour d’avril 1994. Il avait à peine 27 ans. Alors ne soyez pas tristes, jamais, ou plutôt, n’ayez jamais peur d’être tristes de temps à autre quand même parce qu’il faut pas se voiler la face, vous le serez, tristes. Les femmes ne sont là que pour ça.
Enjoy the rakes.
Je dédie tout particulièrement ce billet à Nathalie P. qui a refusé (2 fois à 2 semaines d’intervalles, règle X et XI special combo) de danser un peu avec moi quand on était qu’en CM2. Oui, je maîtrise à la perfection la règle XII aussi.
Nombreux, trop nombreux sont mes disciples, qui trop souvent me demandent avidement « Ô Maître injektileur, quelles sont les recettes pour réussir le râteau parfait ? » et à cela, mes amis je crains devoir vous répondre qu’il n’y a malheureusement ni râteau parfait, ni recette miracle pour s’en approcher, mais que certains principes élémentaires que moi, injektileur, donc, vais vous inculquer de suite sauront vous être utiles si vous voulez accéder à cette état de grâce qu’est le râteau de classe supérieure.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je préfère prévenir de suite la gent féminine qui serait susceptible d’être choquée par le machisme latent et revendiqué des propos qui vont suivre qu'ils sont destinés à mon public masculin. Qu’on se le dise.
Voici donc, les règles à suivre pour ramasser les meilleurs râteaux:
I - VISE HAUT : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Soyez le propre Shadock de votre coeur, pourquoi se contenter de la fille moyenne, voire du tromblon qui vous fait de l’oeil, parfois sans trop de discrétion, pourquoi s’arrêter sur votre amoureuse transie? Ne jetez votre dévolu que sur la plus jolie, la plus douce, mignonne, sympa, futée, drôle, intelligente, bien foutue etc... des filles autour de vous, ou même un peu loin, celle sur qui tout le monde bave à l’école, à la fac ou au travail. « Boys be ambitious » a dit le grand William S. Clark à la fin du XIXème siècle a ses élèves de la toute nouvelle université de Hokkaïdô. Dieu sait si les Japonais sont des grands guerriers des râteaux, alors suivez ce conseil.
II - RESTE TRADITIONNEL : personne ne peut ignorer que la plus grande majorité des êtres humains est attirée par ce qui les fuit, en l’occurrence, celles qui les fuient. N’essayez surtout pas d’innover en la matière. L’intérêt mutuel n’a par essence aucun intérêt pour les grands jardiniers. Repérez de loin celle qui vous permettra d’accéder à la béatitude, approchez-la et ne vous faites pas repérer. Du moins, pas tout de suite. Et faites plutôt en sorte que quoi que vous disiez, quoi que vous entrepreniez c’est elle qui refusera de vous repérer.
III - SOIS PATIENT : un bon râteau se travaille sur la durée, toujours. Ceci est un peu arbitraire, mais ma grande expérience et mes diplômes me permet de déterminer la durée minimale de préparation du râteau à 1 mois après le 1er contact verbal ou autre avec la cible. Avant 1 mois on peut parler de râtelet. Comme par exemple pendant des vacances d’été. Avant 1 semaine on ne parle pas on en rit. Comme par exemple à une soirée misérable où certains essayent de se dire que si parmi 100 filles présentes dans une boîte, y’en a pas une seule qui est prête à les laisser conclure ben le bon dieu il existe pas. Je les informe : non, il n’existe pas.
L’empressement est l’ennemi n°1 du bon râteau. Je rappelle que mes aphorismes font autorité parce que je suis titulaire d’un CAP jardinerie mention très bien, obtenu par contumace un jour de juin 1993 lors d’une mémorable boum de fin d’année à laquelle je ne ne me suis pas rendu cause gastro estivale (si si) et où Marie (prénom choisi arbitrairement pour préserver l’intimité de cette personne) m’a personnellement rappelé chez moi (pas de portables à l’époque) pour me dire qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi. J’ai mis du temps à comprendre ce qui s’était passé mais beaucoup, beaucoup moins pour réussir à lui faire ma déclaration / excuse foireuse entre deux hauts le coeur et doigt dans le ulc pour faire bouchon. Donc, mon titre de grand maître râtelier est tout à fait légitime. Je maîtrise parfaitement le râteau, je l’ai étudié de fond en comble et vous demande de me faire confiance, ou plutôt de faire confiance à mes enseignements. Poursuivons.
IV - SOIS SINCERE : ceci est un point TRES important, sur lequel je ne saurai transiger. Et quand je dis sincère, c’est bien entendu sincère par rapport à son amour. Et le vieux Stendhal avec sa cristallisation à la mord moi l’machin peut aller se rhabiller. Vous avez le droit d’aimer n’importe qui, même la plus jolie fille du monde de la classe du boulot près de vous. Personne ne vous en empêche, de la même façon que rien ne vous empêche de jouer avec votre zizi devenu par magie tout dur en pensant à elle. N’allez pas imaginer que c’est parce qu’elle est parfaite physiquement que vous ne l’aimerez que pour son physique. Non, ce serait beaucoup trop simple.
Sinon, il est certain qu'il y a de fait une certaine sincérité dans le fait de demander « est-ce que tu baises? » ou au moins de faire comprendre ardemment qu’on aimerait y entendre une réponse positive, mais cette sincérité-là étant un peu trop sincère, et multipliable à l’infini selon le taux d’alcoolémie dans le sang et la quantité d’individus femelles - dotés d’un IMC raisonnable - à proximité, je ne puis m'étendre dessus. Cette dernière catégorie ne rentre pas réellement dans la famille des râteaux, même si elle en fait partie de façon forcée. Ce que l’hérésie, au sens premier du terme, est à la religion. Religion à laquelle il faudra aussi penser, bien entendu, à rester fidèle. On ne court pas des râteaux comme on courrait des lapins. Un râteau bien préparé demande de l’énergie, de l’abnégation et un dévouement total.
V - NE BAISE PAS : Peut-être le point le plus fondamental de tous, sur lequel tant a déjà été écrit dessus que je crains de répéter voire plagier. Et pourtant. Fuck buddies friend zone ou autres ne sont rien face au Râteau. Vous avez devant vous - ou presque - le recordman intersidéral de France sinon d’Europe du « coucher sans serrer » à savoir d’individus féminins dans votre lit avec qui vous ne jouerez jamais au Cluedo. Et comme ce n’est pas le sujet, ici, je ne m’étendrais pas, mais sachez que si une fille préfère vous affirme un peu gênée qu’elle préfère la Bonne Paye, vous devrez l’écouter, friend zone ou pas friend zone. Elle est dans votre pieu, vous aussi (ou à côté en train de vous niquer le dos par terre), elle ment, c’est un fait avéré, mais il faudra lui obéir, friend zone ou pas friend zone. On oblige personne à jouer au Cluedo, qu’on se le dise. En tout cas, si partie de n’importe quel jeu autre que le Bonne Paye ou Attrap’ Souris il y a eu, on ne peut plus parler de râteau. Qu’on se le dise. Dans « Toy Boy » le personnage que joue Ashton Kutcher finit par se prendre des râteaux monumentaux, mais il a tellement joué au Monopoly que je demande pourquoi je pense à lui tout d’un coup. Ashton Kutcher fail.
Il faut aussi savoir que le râteau n’est en rien rétroactif. Vous ne devrez jamais parler de râteau, lorsque la friend zone dépassée pour une toute autre raison ou une autre, et que la colère aura pris le dessus, et que vous ne vous parlez plus vous devrez forcément penser à un moment « J’aurais mieux fait de me la tringler, à tout prendre ». Ceci est également une erreur qui n’est pas dans le sujet. Mais quitte à donner un conseil supplémentaire face à cette insondable question de l’amitié inter-sexes qui n’existe pas: prenez les devants, faites-vous plaisir, vous vous engueulerez à mort un jour ou l’autre.
VI - SOIS SANS PEUR : oui, il est important de préciser que le taux de râteau général étant ce qu’il est, il ne faut surtout pas craindre l’échec. Mes indications ici sont uniquement destinées aux perfectionnistes et aux méticuleux. C’est comme le bac. Si l’on compte les rattrapages, voire les redoublements, sans vouloir vexer certains il faut être un peu une quiche pour rater son bac si on se penche un minimum dessus. Si vous voulez votre râteau, croyez-moi, vous l’aurez. Je dirais même que ce sera une étape obligatoire pour avancer dans la vie.
VII - NE NEGLIGE PAS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES : oui, ça paraît bête à dire mais les râteaux sont aussi vieux que les relations humaines. Les dieux grecs et romains ont foutu le bordel pour moins que ça dans notre beau monde. Alors sachez faire feu de tout bois. Téléphone pas portable, cabine téléphonique, GPS, pigeon voyageur, SMS, Email, tchats, même lettre manuscrite ou carte postale si si, le top du top étant atteint avec ce qu’on appelle les réseaux sociaux du 2.0, Facebook et Twitter notamment, où avec un effort minime vous pouvez même donner à votre râteau préféré une scène mondiale, que dis-je, spatiale voire spatio-temporelle absolument merveilleuse. Dans le genre minute nécessaire et classique à votre émancipation en tant qu’homme, vous aurez la réception, alors que vous êtes sur le trône en train de vous exprimer à fond, d’un SMS de votre demoiselle qui lit « pfff, mais qu’est-ce qu’il veut que je lui réponde, ce con? » ou toutes ses variantes sous tous les formats. Le fait que la demoiselle en question se rende compte de son erreur n’ayant, vous l’aurez compris, que très peu d’importance. Vous aurez bien assez à faire à préparer les vôtres.
VIII - AIE TOUJOURS UN PLAN DE RECHANGE : oui, comme je l’ai dit, précédemment, le fait que vous ayez à votre disposition hypothétique Jeanne (prénom arbitraire blabla) ne rendra votre râteau avec Marie que plus éloquent, surtout, surtout avec les années qui passeront et que vous vous rendrez compte que Jeanne était finalement ravissante aussi. Ne vous leurrez pas, Jeanne ne vous aura pas attendu, et certaines fois elle sera même assez rancunière si vous retentez une approche versant nord, ou sud c’est vous qui verrez, avec à la clé de magnifiques râteaux potentiels une fois encore.
IX - SACHE ECOUTER LES VENTS : non, je ne parle pas d’éventuelles flatulences, qui on de tout temps eu un grand rôle à jouer dans les râteaux, mais des vrais vents que vous assènera votre douce convoitise. Les silences, volontaires ou non, le dédain, le mépris ou mieux, l’indifférence seront vos meilleurs atouts pour bien finaliser votre râteau. Tel l’améridien moyen, sachez écouter la nature et ce qu’elle vous apporte pour y déceler le meilleur moyen de la saison pour récupérer votre râteau. A noter qu’un gros vent s’appelle dans le jargon un twister, mais que depuis quelques années ils se font très rares, les (très) jeunes générations ayant complètement perdu l’art de foutre et de se prendre des gros vents, se contentant de rester passives alors que cela nécessite plus d’action qu’on ne le pense. Pour le raccord avec ce qui précède, je me souviens notamment du débuts des tchats sur internet, au milieu des années 90, terrain expérimental d’extraordinaires et extrêmement dangereux twisters comme on n’en fait plus.
X - SOIS NAÏF, IMPROVISE : toujours aussi important, au moyen de la déclaration, quel qu’en soit le truchement (mot trop rare également, de nos jours, truchement, et on comprendrait presque pourquoi). Dites-vous toujours que votre coeur va parler pour vous au moment de vous jeter à l’eau. Ne préparez rien. Improvisez. Le râteau n’en sera que plus large et efficace l’automne venu. Et toujours de meilleure qualité si vous suivez à la lettre la règle IV.
XI - INSISTE : enfin, pas trop quand même sinon la prison est toujours plus proche qu’on ne l’imagine, mais une fois ou deux sur une petite semaine ou deux par exemple me semble suffisant pour que la demoiselle vous fasse preuve (en général) de la plus grande mauvaise foi et ne pas réussir à vous dire non, tout simplement non.
XII - SOUVIENS-TOI : un bon râteau n’a de valeur que s’il perdure avec les années, cela va de soi. Un râteau qui ne laisse pas de regrets, à vie si possible, n’est jamais un vrai râteau. De la même façon qu’un vrai râteau ne saura jamais vous faire rire, vous. Vos potes, peut-être, mais vous, non, jamais. Si oui, ce n’est pas un vrai râteau. Il n’y a pas beaucoup à s’étendre sur cet aspect final et évident de la chose.
En conclusion, et si j’ai probablement oublié plein de conseils intéressants, mon meilleur conseil pour un bon râteau serait tout simplement de tomber amoureux, une fois, pour voir. Le reste, si vous ne vous sentez pas prêt, je vous conseille toujours de vous amuser beaucoup au Cluedo et autres Flambeur, Pictionnary sans faire intervenir une quelconque autre vision des relations que vous aurez toute votre vie avec les femmes. N’oubliez pas que tout le monde finira seul. Alors sortez couverts, et profitez.
Il y a un mec un jour qui a chanté « I miss the comfort in being sad ». Je ne sais pas s’il était aussi expert que moi en râteaux, mais il a néanmoins fini par se tirer une balle dans la tête, un beau jour d’avril 1994. Il avait à peine 27 ans. Alors ne soyez pas tristes, jamais, ou plutôt, n’ayez jamais peur d’être tristes de temps à autre quand même parce qu’il faut pas se voiler la face, vous le serez, tristes. Les femmes ne sont là que pour ça.
Enjoy the rakes.
Je dédie tout particulièrement ce billet à Nathalie P. qui a refusé (2 fois à 2 semaines d’intervalles, règle X et XI special combo) de danser un peu avec moi quand on était qu’en CM2. Oui, je maîtrise à la perfection la règle XII aussi.
Par injektileur
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Publié dans : insanités
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