Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 09:12
J'ai le regret de vous annoncer qu'il n'y aura pas de "nous sommes des monstres" aujourd'hui.
Pour mes fans innombrables qui me suivent sur twitter et le savent déjà, ce n'est peut-être pas utile de le repréciser, mais ici je ne me pense pas m'être plaint, déjà, alors je le fais maintenant.
Comme dirait le grand Didier Bourdon "J'ai beau être matinal, j'ai mal".
Cela va faire bientôt 10 jours que ce que je croyais être un banal torticolis chopé à la sortie du dernier James Cameron (que je hais depuis, ce sale type) a en fait muté en une sorte de "sciatique du cou" qui est en train de descendre lentement mais sûrement le long de mon omoplate, puis de mon bras gauche. Je pensais muscles c'était nerfs.
Cette nuit, à l'heure où je travaille normalement la douleur était tellement prise de tête, car impossible à calmer, malgré les médicaments que je me suis enfin décidé à demander dans une pharmacie, que j'ai été absolument incapable d'écrire quoi que ce soit. Ou plutôt, j'aurais pu, mais la qualité du texte s'en serait largement vu dégradée, au moins à mes yeux. Donc j'ai dit, tant pis, je fais une croix dessus pour cette semaine, en espérant pouvoir me remettre à "ishijima" avant vendredi.
Non, je ne me suis pas plaint - je crois - mais depuis quelques jours donc, j'accouche de tous mes billets dans la souffrance. Celui d'hier, surtout, les râteaux, a été très pénible, m'a demandé beaucoup d'énergie sans recevoir les effets escomptés, genre 1 ou 2 commentaires d'anonymes mâles rigolos. Mais je n'en veux à personne. J'explique. A ceux qui depuis le fond de la salle se lèveront me montreront du doigt en me traitant de lopette, je les montrerai du doigt à mon tour en leur disant oui. Le dieu qui n'existe pas m'a donné des défenses assez fortes contre les souffrances morales. En revanche, je crois qu'il était à la masse au moment de passer aux défenses physiques. Traduction je suis assez douillet, mais pour ma défense, même si j'étais a priori en mesure d'écrire et que je le suis toujours - la preuve depuis 10 jours - je voulais écrire bien, ce qui n'est plus de mon ressort actuellement, je pense. Cela continue de participer de mon éthique et j'espère que vous saurez en tenir compte.
Voilà, j'espère avant que vous me comprendrez.
Portez-vous bien et à bientôt, pour la suite des aventures de notre héroïne, ainsi que de Miki, Océane et Gaëtan.
Par injektileur - Publié dans : remplissage - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 15:08
Parce que nous sommes lundi et que tout le monde est de mauvais poil - sauf les chômeurs comme moi bien sûr - parce qu’il faut que je fasse réagir mes lecteurs masculins, car oui, comme vous l’aurez remarqué à la lecture des commentaires sur mon blog, c’est très fatigant pour moi d’être un sexsymbol du web, parce qu’il y a suffisamment d’histoires tragiques qui se déroulent en ce monde au moment où j’écris ces lignes et parce que je cherche constamment à renouveler un peu le ton de mon blog je vais aujourd’hui m’adresser à mes congénères couillus à propos d’un sujet qui nous concerne tous, nous, les hommes. Je veux parler des râteaux.
Nombreux, trop nombreux sont mes disciples, qui trop souvent me demandent avidement « Ô Maître injektileur, quelles sont les recettes pour réussir le râteau parfait ? » et à cela, mes amis je crains devoir vous répondre qu’il n’y a malheureusement ni râteau parfait, ni recette miracle pour s’en approcher, mais que certains principes élémentaires que moi, injektileur, donc, vais vous inculquer de suite sauront vous être utiles si vous voulez accéder à cette état de grâce qu’est le râteau de classe supérieure.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je préfère prévenir de suite la gent féminine qui serait susceptible d’être choquée par le machisme latent et revendiqué des propos qui vont suivre qu'ils sont destinés à mon public masculin. Qu’on se le dise.

Voici donc, les règles à suivre pour ramasser les meilleurs râteaux:
I - VISE HAUT : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Soyez le propre Shadock de votre coeur, pourquoi se contenter de la fille moyenne, voire du tromblon qui vous fait de l’oeil, parfois sans trop de discrétion, pourquoi s’arrêter sur votre amoureuse transie? Ne jetez votre dévolu que sur la plus jolie, la plus douce, mignonne, sympa, futée, drôle, intelligente, bien foutue etc... des filles autour de vous, ou même un peu loin, celle sur qui tout le monde bave à l’école, à la fac ou au travail. « Boys be ambitious » a dit le grand William S. Clark à la fin du XIXème siècle a ses élèves de la toute nouvelle université de Hokkaïdô. Dieu sait si les Japonais sont des grands guerriers des râteaux, alors suivez ce conseil.
II - RESTE TRADITIONNEL : personne ne peut ignorer que la plus grande majorité des êtres humains est attirée par ce qui les fuit, en l’occurrence, celles qui les fuient. N’essayez surtout pas d’innover en la matière. L’intérêt mutuel n’a par essence aucun intérêt pour les grands jardiniers. Repérez de loin celle qui vous permettra d’accéder à la béatitude, approchez-la et ne vous faites pas repérer. Du moins, pas tout de suite. Et faites plutôt en sorte que quoi que vous disiez, quoi que vous entrepreniez c’est elle qui refusera de vous repérer.
III - SOIS PATIENT : un bon râteau se travaille sur la durée, toujours. Ceci est un peu arbitraire, mais ma grande expérience et mes diplômes me permet de déterminer la durée minimale de préparation du râteau à 1 mois après le 1er contact verbal ou autre avec la cible. Avant 1 mois on peut parler de râtelet. Comme par exemple pendant des vacances d’été. Avant 1 semaine on ne parle pas on en rit. Comme par exemple à une soirée misérable où certains essayent de se dire que si parmi 100 filles présentes dans une boîte, y’en a pas une seule qui est prête à les laisser conclure ben le bon dieu il existe pas. Je les informe : non, il n’existe pas.
L’empressement est l’ennemi n°1 du bon râteau. Je rappelle que mes aphorismes font autorité parce que je suis titulaire d’un CAP jardinerie mention très bien, obtenu par contumace un jour de juin 1993 lors d’une mémorable boum de fin d’année à laquelle je ne ne me suis pas rendu cause gastro estivale (si si) et où Marie (prénom choisi arbitrairement pour préserver l’intimité de cette personne) m’a personnellement rappelé chez moi (pas de portables à l’époque) pour me dire qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi. J’ai mis du temps à comprendre ce qui s’était passé mais beaucoup, beaucoup moins pour réussir à lui faire ma déclaration / excuse foireuse entre deux hauts le coeur et doigt dans le ulc pour faire bouchon. Donc, mon titre de grand maître râtelier est tout à fait légitime. Je maîtrise parfaitement le râteau, je l’ai étudié de fond en comble et vous demande de me faire confiance, ou plutôt de faire confiance à mes enseignements. Poursuivons.
IV - SOIS SINCERE : ceci est un point TRES important, sur lequel je ne saurai transiger. Et quand je dis sincère, c’est bien entendu sincère par rapport à son amour. Et le vieux Stendhal avec sa cristallisation à la mord moi l’machin peut aller se rhabiller. Vous avez le droit d’aimer n’importe qui, même la plus jolie fille du monde de la classe du boulot près de vous. Personne ne vous en empêche, de la même façon que rien ne vous empêche de jouer avec votre zizi devenu par magie tout dur en pensant à elle. N’allez pas imaginer que c’est parce qu’elle est parfaite physiquement que vous ne l’aimerez que pour son physique. Non, ce serait beaucoup trop simple.
Sinon, il est certain qu'il y a de fait une certaine sincérité dans le fait de demander « est-ce que tu baises? » ou au moins de faire comprendre ardemment qu’on aimerait y entendre une réponse positive, mais cette sincérité-là étant un peu trop sincère, et multipliable à l’infini selon le taux d’alcoolémie dans le sang et la quantité d’individus femelles - dotés d’un IMC raisonnable - à proximité, je ne puis m'étendre dessus. Cette dernière catégorie ne rentre pas réellement dans la famille des râteaux, même si elle en fait partie de façon forcée. Ce que l’hérésie, au sens premier du terme, est à la religion. Religion à laquelle il faudra aussi penser, bien entendu, à rester fidèle. On ne court pas des râteaux comme on courrait des lapins. Un râteau bien préparé demande de l’énergie, de l’abnégation et un dévouement total.
V - NE BAISE PAS : Peut-être le point le plus fondamental de tous, sur lequel tant a déjà été écrit dessus que je crains de répéter voire plagier. Et pourtant. Fuck buddies friend zone ou autres ne sont rien face au Râteau. Vous avez devant vous - ou presque - le recordman intersidéral de France sinon d’Europe du « coucher sans serrer » à savoir d’individus féminins dans votre lit avec qui vous ne jouerez jamais au Cluedo. Et comme ce n’est pas le sujet, ici, je ne m’étendrais pas, mais sachez que si une fille préfère vous affirme un peu gênée qu’elle préfère la Bonne Paye, vous devrez l’écouter, friend zone ou pas friend zone. Elle est dans votre pieu, vous aussi (ou à côté en train de vous niquer le dos par terre), elle ment, c’est un fait avéré, mais il faudra lui obéir, friend zone ou pas friend zone. On oblige personne à jouer au Cluedo, qu’on se le dise. En tout cas, si partie de n’importe quel jeu autre que le Bonne Paye ou Attrap’ Souris il y a eu, on ne peut plus parler de râteau. Qu’on se le dise. Dans « Toy Boy » le personnage que joue Ashton Kutcher finit par se prendre des râteaux monumentaux, mais il a tellement joué au Monopoly que je demande pourquoi je pense à lui tout d’un coup. Ashton Kutcher fail.
Il faut aussi savoir que le râteau n’est en rien rétroactif. Vous ne devrez jamais parler de râteau, lorsque la friend zone dépassée pour une toute autre raison ou une autre, et que la colère aura pris le dessus, et que vous ne vous parlez plus vous devrez forcément penser à un moment « J’aurais mieux fait de me la tringler, à tout prendre ». Ceci est également une erreur qui n’est pas dans le sujet. Mais quitte à donner un conseil supplémentaire face à cette insondable question de l’amitié inter-sexes qui n’existe pas: prenez les devants, faites-vous plaisir, vous vous engueulerez à mort un jour ou l’autre.
VI - SOIS SANS PEUR : oui, il est important de préciser que le taux de râteau général étant ce qu’il est, il ne faut surtout pas craindre l’échec. Mes indications ici sont uniquement destinées aux perfectionnistes et aux méticuleux. C’est comme le bac. Si l’on compte les rattrapages, voire les redoublements, sans vouloir vexer certains il faut être un peu une quiche pour rater son bac si on se penche un minimum dessus. Si vous voulez votre râteau, croyez-moi, vous l’aurez. Je dirais même que ce sera une étape obligatoire pour avancer dans la vie.
VII - NE NEGLIGE PAS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES : oui, ça paraît bête à dire mais les râteaux sont aussi vieux que les relations humaines. Les dieux grecs et romains ont foutu le bordel pour moins que ça dans notre beau monde. Alors sachez faire feu de tout bois. Téléphone pas portable, cabine téléphonique, GPS, pigeon voyageur, SMS, Email, tchats, même lettre manuscrite ou carte postale si si, le top du top étant atteint avec ce qu’on appelle les réseaux sociaux du 2.0, Facebook et Twitter notamment, où avec un effort minime vous pouvez même donner à votre râteau préféré une scène mondiale, que dis-je, spatiale voire spatio-temporelle absolument merveilleuse. Dans le genre minute nécessaire et classique à votre émancipation en tant qu’homme, vous aurez la réception, alors que vous êtes sur le trône en train de vous exprimer à fond, d’un SMS de votre demoiselle qui lit « pfff, mais qu’est-ce qu’il veut que je lui réponde, ce con? » ou toutes ses variantes sous tous les formats. Le fait que la demoiselle en question se rende compte de son erreur n’ayant, vous l’aurez compris, que très peu d’importance. Vous aurez bien assez à faire à préparer les vôtres.
VIII - AIE TOUJOURS UN PLAN DE RECHANGE : oui, comme je l’ai dit, précédemment, le fait que vous ayez à votre disposition hypothétique Jeanne (prénom arbitraire blabla) ne rendra votre râteau avec Marie que plus éloquent, surtout, surtout avec les années qui passeront et que vous vous rendrez compte que Jeanne était finalement ravissante aussi. Ne vous leurrez pas, Jeanne ne vous aura pas attendu, et certaines fois elle sera même assez rancunière si vous retentez une approche versant nord, ou sud c’est vous qui verrez, avec à la clé de magnifiques râteaux potentiels une fois encore.
IX - SACHE ECOUTER LES VENTS : non, je ne parle pas d’éventuelles flatulences, qui on de tout temps eu un grand rôle à jouer dans les râteaux, mais des vrais vents que vous assènera votre douce convoitise. Les silences, volontaires ou non, le dédain, le mépris ou mieux, l’indifférence seront vos meilleurs atouts pour bien finaliser votre râteau. Tel l’améridien moyen, sachez écouter la nature et ce qu’elle vous apporte pour y déceler le meilleur moyen de la saison pour récupérer votre râteau. A noter qu’un gros vent s’appelle dans le jargon un twister, mais que depuis quelques années ils se font très rares, les (très) jeunes générations ayant complètement perdu l’art de foutre et de se prendre des gros vents, se contentant de rester passives alors que cela nécessite plus d’action qu’on ne le pense. Pour le raccord avec ce qui précède, je me souviens notamment du débuts des tchats sur internet, au milieu des années 90, terrain expérimental d’extraordinaires et extrêmement dangereux twisters comme on n’en fait plus.
X - SOIS NAÏF, IMPROVISE : toujours aussi important, au moyen de la déclaration, quel qu’en soit le truchement (mot trop rare également, de nos jours, truchement, et on comprendrait presque pourquoi). Dites-vous toujours que votre coeur va parler pour vous au moment de vous jeter à l’eau. Ne préparez rien. Improvisez. Le râteau n’en sera que plus large et efficace l’automne venu. Et toujours de meilleure qualité si vous suivez à la lettre la règle IV.
XI - INSISTE : enfin, pas trop quand même sinon la prison est toujours plus proche qu’on ne l’imagine, mais une fois ou deux sur une petite semaine ou deux par exemple me semble suffisant pour que la demoiselle vous fasse preuve (en général) de la plus grande mauvaise foi et ne pas réussir à vous dire non, tout simplement non.
XII - SOUVIENS-TOI : un bon râteau n’a de valeur que s’il perdure avec les années, cela va de soi. Un râteau qui ne laisse pas de regrets, à vie si possible, n’est jamais un vrai râteau. De la même façon qu’un vrai râteau ne saura jamais vous faire rire, vous. Vos potes, peut-être, mais vous, non, jamais. Si oui, ce n’est pas un vrai râteau. Il n’y a pas beaucoup à s’étendre sur cet aspect final et évident de la chose.

En conclusion, et si j’ai probablement oublié plein de conseils intéressants, mon meilleur conseil pour un bon râteau serait tout simplement de tomber amoureux, une fois, pour voir. Le reste, si vous ne vous sentez pas prêt, je vous conseille toujours de vous amuser beaucoup au Cluedo et autres Flambeur, Pictionnary sans faire intervenir une quelconque autre vision des relations que vous aurez toute votre vie avec les femmes. N’oubliez pas que tout le monde finira seul. Alors sortez couverts, et profitez.

Il y a un mec un jour qui a chanté « I miss the comfort in being sad ». Je ne sais pas s’il était aussi expert que moi en râteaux, mais il a néanmoins fini par se tirer une balle dans la tête, un beau jour d’avril 1994. Il avait à peine 27 ans. Alors ne soyez pas tristes, jamais, ou plutôt, n’ayez jamais peur d’être tristes de temps à autre quand même parce qu’il faut pas se voiler la face, vous le serez, tristes. Les femmes ne sont là que pour ça.
Enjoy the rakes.

Je dédie tout particulièrement ce billet à Nathalie P. qui a refusé (2 fois à 2 semaines d’intervalles, règle X et XI special combo) de danser un peu avec moi quand on était qu’en CM2. Oui, je maîtrise à la perfection la règle XII aussi.
Par injektileur - Publié dans : insanités
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 11:18
Oui, parce qu'il faut toujours essayer d'élargir le champ, tout en restant dans le même domaine, je l'ai déjà dit. Et puis parce qu'on est dimanche (si ça c'est pas de l'explication, alors je sais pas ce que c'est). Alors inutile de vous expliquer pourquoi, si vous suivez ce blog depuis un moment maintenant, j'ai envie aujourd'hui de vous parler d'un manga publié en France depuis quelques mois maintenant, et qui ne laisse pas de me surprendre, j'ai nommé "Sayonara Monsieur Désespoir" (en japonais "Sayonara Zetsubô Sensei") de Kumeta Kohji.
L'histoire est simple: un jeune professeur dépressif "ultra-négatif" est sauvé du suicide par une de ses nouvelles élèves, elle-même positive à l'extrême. Il abandonne ainsi l'idée d'en finir avec la vie, ou presque, pour décider à la place de convaincre sa classe que tout va mal en ce monde. Ce professeur, Itoshiki Nozomu, va, en contrepartie découvrir petit à petit les (gros) travers de ses élèves, chacun étant atteint de "pathologies" psychiques plus ou moins graves, et va devoir les "combattre", en se découvrant à lui-même et aux autres un peu plus à chaque fois. Les particuliratés des élèves sont très variées: alors que l'une reste recluse dans un cagibi du lycée, une autre ne dit pas un mot et ne communique qu'en envoyant des SMS d'insultes, et une dernière a une attirance violente pour les queues, d'animaux, s'entend. Vous avez aussi l'élève "transparent" aux yeux des autres, et l'élève bizarrement "normale" - probablement la plus drôle d'entre tous - qui ne supporte pas qu'on lui dise qu'elle n'a rien de "particulier". Chacun de ses élèves porte un nom qui est en relation avec cette-même "capacité". Je ne donne pas d'exemple parce que ce ne serait pas très parlant, et vous conseille d'autant plus de juger par vous-même.
Au-delà de tout ça il est très difficile de résumer ou de présenter cette série dans son fond, assez complexe, même si les ressorts scénaristiques sont volontairement très répétitifs. Dans sa forme graphique, elle est parfaite, extrêment léchée, avec la part belle faite à des trames discrètes qui mettent l'emphase sur les cheveux noirs des héroïnes et du héros, sans parler des illustrations de tête de chapitre, des petits chefs-d'oeuvre tout en ombres chinoises.
Si l'humour, car c'est bien évidemment d'une comédie dont il s'agit, est principalement axé sur des références très japonaises, qu'elles soient anciennes - voire antiques - ou modernes et si le thème, les décors sont aussi ancrés dans le Japon moderne qu'un manga peut l'être, il faudra noter malgré tout que l'histoire débute sur une citation de Stendhal, et qu'évidemment, la dépression et le pessimisme sont loin d'être des sentiments connus uniquement par les Japonais.
Pourtant, la lecture de "Sayonara Monsieur Désespoir" se mérite, pour quiconque n'est pas coutumier desdites nombreuses références. Les lexiques à la fin des volumes sont très bien faits, mais il faut accepter de faire un minimum d'allers-retours pour profiter de toutes les subtilités de ce que racontent les protagonistes, ou l'auteur, qui parsème ses dialogues et ses titres de chapitres (encore une fois) d'hommages parfois assez recherchés à la littérature japonaise et occidentale.
C'est en résumé avec une ironie tirée jusqu'à l'absurde, et à travers les interrogations (dans tous les sens du terme) de son héros que ce dernier provoque en nous des réflexions qui oui, à la longue, pourront en lasser certains, malgré leur acuité et leur vérité intrinsèque.
Car pour finir, et c'est un léger problème pour moi, qui suis un peu câlé sur le sujet, Kumeta nous apparaît complètement fondu en ce professeur suicidaire, et son négativisme, que ses messages bloguesques à la fin des volumes ne font que confirmer, ne nous le rend pas sympathique ou agréable ou drôle pour un sou. Oui, il ne fait aucun doute que Kumeta Kohji est un dépressif suicidaire asocial qui s'en vante et qui en devient (très) fatiguant à la longue. A la limite du cynisme, donc.
Malgré cela, je vous conseille la lecture de ce manga qui ne saura vous laisser indifférent, par son humour hors-normes et sa beauté plastique irréprochable.
Encore un dernier bémol toutefois : la traduction, excellente, qui était assurée jusqu'au volume 4 par Vincent Zouzoulkovsky, depuis longtemps le meilleur traducteur de manga en France selon moi (et loin de moi l'idée de dire ça parce que nous venons de la même école), par sa qualité d'adaptation, son expérience et ses choix éditoriaux, vient de changer de main pour le volume 5, à mon grand regret. Sans me vanter je l'ai senti aussi sec, mais on m'a souvent dit que j'étais tatillon, pour ne pas dire chiant avec ça.
Ca me donne une idée d'article à poster, chouette.
Quoiqu'il en soit, je répète, n'hésitez pas à jeter un oeil à ce manga et dites m'en des nouvelles.
Par injektileur - Publié dans : titkroniks
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /2010 05:02
Alors qu'il y a quelques temps je parlais de mon attirance pour le bruit j'ai envie aujourd'hui de revenir sur son contraire. Equilibre et justice.
C'est un fait connu que le silence parfait n'existe pas. Si on enferme un être humain dans un caisson complètement insonorisé il entendra son coeur et son sang couler un peu partout dans son corps, de même qu'il s'entendra forcément respirer. Même les malentendants entendent les vibrations de la vie qui les entourent, et ce qui se passe en eux.
Alors le silence fait peur, donc, justement, parce qu'on se retrouve en soi-même.
J'en parle suffisament dans mes fictions mais je voulais revenir dessus, je répète, par souci d'équilibre.
Je ne sais pas vraiment si j'aime le silence. Je crois que oui. C'est une attirance irrémédiable. J'en ai besoin, et je tiens à le préciser quand je dis que j'aime le bruit et la musique plus que tout. Je pense à ces gens qui ne peuvent pas travailler sans musique. Malheureusement je me rends compte que pour moi c'est l'inverse. Si la musique que je mets dans le lecteur me plaît, alors je vais l'écouter de façon "active", à savoir que je vais savoir ce qui se passe dans les baffles. Le reste, ce serait de la musique de fond, et c'est précisement ce que je hais. Dès qu'on est seul, je trouve que le silence convient mieux que la "musique d'ambiance", le ronron dégueulasse de la télé ou des radios qui passent de le soupe qu'on a déjà bouffée des milliards de fois.
Au contraire, le geste même d'écouter la même chanson, le même morceau pour la centième ou la millième fois montre une réelle volonté d'écoute qui rend cette musique tellement plus importante que celle qu'on vous impose.
Alors oui, le peu que je travaille, j'ai besoin de silence pour être un minimum efficace. Normalement quand j'écris dans ce blog, c'est en silence. Sinon, c'est la catastrophe et ça dure des heures.
Mais encore une fois, il y a des exceptions. Au moment précis où j'écris ces dernières lignes, Jacques Brel entonne "Les Marquises".
Le genre de chanson éternelle qui me rappelle tellement de chose que je n'aurais pas assez de ce blog pour vous en parler, et qui me fait remercier le ciel ou je ne sais qui de ne pas être sourd.
"Et par manque de brise, le temps s'immobilise, aux Marquises..."
Après ça on me dira que je parle pour ne rien dire, que le remplissage est la raison d'être de mon blog, et je répondrai, tant pis, tant pis, c'est le weekend, c'est le weekend que je ne (re)connais plus puisque je suis chômeur. Je voudrais être pertinent tous les jours, mais ce n'est pas possible. Mon besoin de tapoter sur ce clavier est très fort, et je ne pourrais plus me regarder dans un miroir si je n'arrivais pas plus longtemps à m'en tenir à cette règle simple à laquelle je m'astreins d'une façon qui me surprend moi-même: un article par jour.
Et le message que je voulais faire passer cette fois est tout aussi simple, quitte à ne parler que de moi encore et toujours.
J'ai besoin du silence et je l'aime. J'en ai besoin pour avancer, y compris dans les forêts obscures de Haute-Marne, alors que la musique qui me plaît a toujours tendance à me freiner, à me convaincre que je ne suis pas à la hauteur. Mais puisque le grand Jacques le chante si bien:
"Veux-tu que je te dise, gémir n'est pas de mise, aux Marquises..."
Bon weekend à vous tous, donc.
Par injektileur - Publié dans : divagations
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 16:22
(résumé de situation: c'est la fête de Jûgatsu Muika. Liffey est avec sa fille et Néva alors que Rhône fait son apparition)

« Tu m’as beaucoup manquée ces derniers jours, tu sais? » dit-elle à voix basse, juste assez pour que cela ne devienne pas un murmure. Elle s’est placée à la frontière exacte entre les deux mondes: celui de l’intimité et l’autre. Liffey se sent comme une pile électrique en pleine charge. Elle a chaud.
 « Moi pas » répond-elle aussi calmement que faire se peut. Mais déjà l’odeur de Rhône la traverse de part en part. Elle ne peut regarder nulle part, tant ses yeux la dirigent vers là où il ne faut pas.
 « Si tu le dis, je veux bien te croire. » Nouveau sourire qui se laisse emmener aussitôt. Rhône penche très légèrement la tête sur la gauche et cligne trois fois des yeux sans quitter Liffey du regard. Le sourire réapparaît sous une forme plus évoluée, comme le flux d’une marée cherchant à bâtir la côte à sa convenance.
 « Faut pas, Rhône, il faut pas, tu sais bien que Maman plaisante, elle a encore parlé de toi, hier soir. » intervient Tamise, très peu troublée par la raideur de Liffey. Des oeillères énormes lui brident l’imagination dès qu’il s’agit des sentiments que sa maman pourrait éprouver pour d’autres femmes que Clyde. Rhône éclate à moitié de rire.
 « Ah bon? T’es gentille de me rassurer, ma puce. Un peu plus et je m’inquiétais...» Son visage et ses expressions pourraient être décrits comme un kaléidoscope dont la seule vocation serait de la rendre toujours plus désirable selon les circonstances et les interlocutrices. Un kaléidoscope diaboliquement efficace avec Liffey, qui chaque seconde passant lutte un peu plus contre ses pulsions et la chaleur qui lui serrent la gorge.
   Elle n’arrive même plus à chercher à comprendre pourquoi il n’y a qu’avec Rhône qu’elle se sent ainsi. Salacité de l’instant. Même Clyde, même Clyde ne l’a jamais autant attirée par le passé. En simplifié, elle a envie d’elle à un point qu’elle ne contrôle plus que de façon très partielle ses pensées les moins avouables. Jusqu’à en souffrir. Ses joues et son front sont en sévère surchauffe. Son estomac se tord en des noeuds atroces. Ses seins et leurs extrémités se font trop sensibles pour pour son trop petit soutien-gorge. Ses bras ne seraient plus en mesure de porter quoi que ce soit et ses jambes la tiennent de moins en moins bien et entre elles elle ne sent plus rien qu’une peu ambigüe humidité caractéristique de ces heures où elle aimerait pouvoir se laisser aller comme jamais ou presque sa situation ne l’y autorise.
   Le ciel plonge une nouvelle fois alors qu’un hoquet de frayeur traverse la place. Liffey en profite pour essayer de reprendre ses esprits un minimum.
 « Les filles, allez chercher un peu Clyde. Je reste là avec Rhône. » ordonne-t-elle, avant de chercher du regard l’assentiment de cette dernière, qui lui donne sans plus réagir.
 « Mais...»
 « Pas de mais, Tam, pas de mais, tu fais ce que je te dis, si Clyde vient par ici, Rhône ou moi on la verra. Faites juste le tour de la place, ou allez voir chez elle, on vous attendra pour manger, d’accord? »
 « Bon, d’accord... » acquiesce Tamise, regardant pour sa part Néva qui n’aurait pas su quoi répondre d’autre.
 « Tiens, donne-nous un des parapluies et gardez les autres au cas où. »
   La convergence des regards se refocalise direct, pendant un instant qui serait court pour celle qui n’en est pas le centre, sur les fillettes et leurs mères respectives. Tam et Néva, accrochées psychiquement l’une à l’autre comme à une bouée, s’éloignent et font de leur mieux pour ne plus y prêter attention. Liffey et Rhône ont des préoccupations plus terre à terre.
 « Pourquoi tu veux plus me voir » commence la première.
 « Tu plaisantes ? C’est toi qui a des scrupules par rapport à Clyde. »
 « Quoi ? Arrête un peu, dans tous tes messages, tu me dis que t’as trop de choses à faire, que t’es fatiguée, que c’est pas sérieux... »
 « Et toi t’es pas capable de me dire que t’as vraiment envie qu’on se voit ? T’oses pas lui en parler, tu l’as même pas encore fait, je parie. Vous n’avez pas rompu et c’est ça qui me fait du mal, à moi, si tu tiens à savoir. » Rhône parle bas mais fermement, sans s’énerver un seul instant, sûre de ce qu’elle avance.
 « Non, je lui en ai pas parlé, mais elle voudra jamais l’entendre, il est là le problème. Et puis je pense à ma fille, aussi, vois-tu. Elle adore Clyde et pourrait difficilement se passer d’elle. » répond Liffey, le plus calmement possible, pour ne pas attirer l’attention, ce qui est évidemment superflu. A part Clyde qui refuse de l’admettre, « toute » l’île sait que Liffey et Rhône ne font pas que « bien s’entendre ».
 « Ca, je sais. Tamise passe avant tout, et c’est normal, mais arrête de te mentir à toi-même, et arrête de l’utiliser comme excuse, la pauvre! »
 « Je te permets pas de dire ça ! Le problème vient aussi du fait, t’auras remarqué, que Tamise et Néva s’adorent et que ça complique les choses, d’une certaine façon... »
 « Arrête de revenir sur des choses que je sais déjà ! Moi, je veux que tu me dises que tu vas dire à Clyde que c’est fini entre vous. Si tu m’aimes, c’est ce que tu dois faire. Sinon c’est avec moi que ça sera fini. Point. C’est aussi simple que ça. » continue la jeune femme, toujours calme ou plutôt, tâchant de le rester.
 « T’as pas le droit de dire que c’est simple ! Tu sais ce qui nous lie toutes les deux avec Clyde, je te l’ai raconté, alors t’as pas le droit de me dire, comme ça, toute froide, que c’est simple! » très triste soudain, Liffey ne peut pas ne pas hausser le ton.
 « Arrête un peu ton cinéma. Je suis désolée, oui, c’est dégueulasse, c’est inhumain   ce que je te dis. Mets le sur le compte de la fatigue. Je suis épuisée... C’est pas une blague, c’est pas pour faire semblant. Je suis épuisée, et c’est la fatigue qui parle, là. Désolée... » fait Rhône, toujours calme prenant les mains de Liffey, qui se laisse faire.
 « Qu’est-ce qui te fatigue comme ça ? La fête ? » pose Liffey, après un silence probablement long pour les deux jeunes femmes et celles qui les regardent.
 « Non, pas vraiment, ça c’est plutôt motivant... »
 « Alors c’est quoi ? »
 « C’est rien... Oublie... »
 « Ah non, je supporte pas, ça ; tu me dis ce qui va pas ou je vais vraiment me fâcher. Ca sert à rien de dire les choses à moitié. »
 « ... Tu crois ? »
 « Oui, j’en suis certaine ; alors ? » nouveau long silence.
 « C’est Néva... elle... m’épuise. Je sais plus quoi faire. » lâche-t-elle, embarrassée.
 « Eh bien ? Qu’est-ce qu’elle a Néva ? » s’impatiente Liffey.
 « Elle a que... je me rends compte que je sais pas la gérer. »
 « Comment ça ? Elle est adorable, tout le monde le dit, et moi aussi ! »
 « Ca oui, elle est adorable, mais est-ce que tu sais ce que c’est de vivre avec une petite qui ne dit rien ? Ma fille ne me dit rien, elle ne me raconte pas ce qu’elle pense, ce qu’elle veut, ce dont elle rêve. Tout ce qu’elle fait c’est attendre mes initiatives. »
 « Et c’est ça qui te fatigue ? Tu sais ce qu’on dit, hein, le ciel est toujours moins gris par la fenêtre du voisin... »
 « Non, c’est pas tout... Dis-moi, est-ce que... Tamise a des problèmes... » Rhône ne semble pas trop vouloir énoncer des mots que la place pourrait entendre.
 « Des problèmes de quoi ? » s’inquiète maintenant Liffey.
 « D’incontinence nocturne. » réussit-elle à articuler. Alors qu’un nouveau silence se crée Liffey essaye de ne pas rire faussement et de ne pas trop prendre l’interrogation de son amie à la légère.
 « Alors c’est tout ? C’est ça qui te perturbe ? Le fait que ta fille fasse pipi au lit ? »
 « C’est fatiguant, tu sais. Avant, elle me réveillait et on devait tout changer, après elle a eu peur que je la gronde, donc elle disait rien et je m’en rendais compte  le matin, et c’était pire. Et en ce moment, c’est à un tel point que c’est moi qui en dort pas la nuit, crois-le ou non mais je la sens et je sais qu’elle va faire pipi et donc je la réveille je la lève et je lui dis d’aller aux toilettes. »
 « Je suis pas sûre que ce soit la bonne solution... » tempère Liffey.
 « Je sais, mais si t’en as une autre, je t’écoute. Mais j’imagine qu’avec Tamise t’as pas ce problème, elle est tellement parfaite. » ironise Rhône ce que Liffey n’apprécie pas du tout. Elle lâche la prise que Rhône a de ses mains.
 « Je t’interdis de dire des conneries pareilles ! Non, Tamise est pas parfaite, non elle fait pas pipi au lit, mais oui elle a ses problèmes que je dois gérer aussi et dont t’as pas idée ! Si t’es en train de me dire que t’es jalouse, ben t’es pas maligne ! » s’énerve-t-elle. Une poignée de paires d’yeux se braquent une nouvelle fois sur le couple.
 « Oui, j’avoue, je suis un peu jalouse des relations que t’as avec ta fille. Mais je fais des efforts avec la mienne pour que ça s’arrange. » calme Rhône, qui reprend les mains de Liffey dans les siennes.
 « Ca a toujours des causes psychologiques, chez l’enfant, est-ce qu’elle a toujours fait ça ? »
 « Non, bien sûr que non, ça l’a reprise il y a 2 ans, quand elle a commencé la grande école, et là, il y a un peu moins d’un mois depuis que... » s’interrompt-elle, les yeux écarquillés.
 « Depuis qu’elle se rend compte que nous couchons ensemble. » finit Liffey.
 « Merde, tu me croiras pas si je te dis que j’avais encore jamais le rapprochement. Je suis une mère indigne ! »
 « Mais non, c’est comme à chaque fois que tu prononces, que tu énonces tes soucis, y’a des aspects de ses soucis qui deviennent plus clairs, c’est normal. » tempère Liffey encore une fois.
 « Et qu’est-ce qu’on va faire, alors ? »
 « Comment ça qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce que TU vas faire ! Tu vas parler de ta relation avec moi à ta fille de la même façon que je vais en parler à la mienne et à Clyde. » résume parfaitement Liffey.
 « Et si je fais ce que tu me dis de faire, tu me promets qu’on arrivera enfin à passer du temps rien que toutes les deux ? » Rhône essaye de plaisanter sur la forme en restant sérieuse dans le fond. Elle s’approche doucement et se frotte avec tendresse à son amie
 « On verra si t’es sage... »
 « Méchante ! »
 « Merci du compliment. »
 « Tu parlais d’énoncer les choses, mais t’es même pas capable de me dire que t’as envie de m’embrasser. »
 « Et toi tu pourrais ? »
 « Moi je pourrais te dire de mettre ta main dans ma culotte pour te prouver que je me contenterai pas d’un bisou, mais les autres penseraient que ce serait indécent, surtout ici, et c’est vrai qu’elles auraient raison. » explique Rhône, d’une voix si basse qu’elle est obligée de se rapprocher de façon indécente de son amie.
 « Là où tu trompes, c’est que j’ai jamais eu besoin de ton autorisation pour mettre ma main dans... »
 « Tiens, je me disais que ça faisait longtemps que j’avais pas vu Rhône ! » crie Clyde en riant jaune alors qu’elle s’approche du couple qui lui, se désolidarise immédiatement.
   Le malaise général est plus que perceptible entre les trois jeunes femmes et il  infecte la place. De ces trois personnes admirées et craintes on craignait surtout une altercation qui pourrait démarrer sans que personne ne le veuille réellement. A l’exception du Jeu, la violence verbale et physique a toujours été proscrite à Ishijima. D’une façon unanime.
   En théorie.



Inutile de vous expliquer combien je ne suis pas satisfait de mon rythme de travail. La tournure de l'histoire en elle-même me plaît, mais je n'ai aucune idée de l'équilibre final des chapitres. En même temps, je vous avais prévenu au début, donc je serai j'espère à moitié pardonne. Pour le reste, mes excuses sont, cette fois-ci, un torticolis qui me bouffe toute la gauche de la nuque de façon complètement désordonnée (en gros je sais pas du tout quelle position me fait du bien) depuis une semaine, et un véritable pétage de plombs hier pendant la journée qui avait pourtant bien commencé, et qui s'est finie lamentablement comme jamais. Le pire c'est que je m'en suis pas encore relevé. Bref, vous vous en foutrez et vous aurez raison, oui.
Bonne lecture et à bientôt peut-être, pour la suite de ce chapitre 4 qui va être plus long que prévu, donc.
Par injektileur - Publié dans : ishijima - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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