Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 23:25

 

 

 

 

Il manque une note rouge à la vie que je mène, et je n'ai rien à en dire, désaccords demandez-moi tout et n'importe quoi, je ne saurai rien rajouter, je n'ai rien à dire, alors vous pouvez me demander n'importe quoi, tout ou rien je répondrai mal à propos dans les brancards où j'ai jamais rué, à avoir tort ou raison paraît-il peu d'importance dans les angles et ma tête brûle, mon bras flanche, et je n'ai rien à y redire demandez-moi ce que vous voulez je répondrai à côté, des plaques sur ma peau je devrais pouvoir me diriger à travers les regrets de conifères agressifs demandez-moi ce que vous voulez mais je répondrai de travers, complètement, sans ambivalence, avec exiguïté et les petits pieds dans les grands plats, voire. Demandez-moi n'importe quoi et je réagirai de guingois et je comprendrai comme j'ai déjà compris que j'ai tort à raison ou raison d'avoir tort de me tromper sur mes lignes de poudres corrosives quasi-blasées.

Mes raisons de vivre, vous dites-vous soudain, à entendre un faux violoncelle vrai clavier barbituré je m'imagine sans, bien que je me battrai pour survivre, l'autre le chante je le dis, je tuerai pour survivre, l'autre le sait je l'écris et les procès n'auront plus cours ni cure de mes lignes de champs brouillées par des larmes qui pèsent avant tout sur mes épaules en rupture.

Je n'ai rien à donner, mais j'accepte les remontrances et les engueulades passées, existantes ou fantasmées. Je n'ai jamais rien donné et je lutterai bec et ongles pour me rattraper auprès de mon hypothétique moitié.

Je n'ai rien à dire, mais demandez-moi tout je ne suis pas à ça près, oh non je n'ai plus rien à rajouter, je ne suis pas ample mais demandez-moi ce que vous voulez je sais que je n'attendrai quoi qu'il advienne guère longtemps les regrets.

 

 

 

 

 

chanson : ask me anything - The Strokes

vidéo dailymotion par charlotte nezan, alias milkywy (pas demandé l'autorisation, un jour qui sait elle me contactera pour m'engueuler ; à la base c'est parce que le morceau n'est pas disponible sur deezer, et que j'ai fini par trouver son dessin très joli et bien raccord avec. Alors je l'ai piqué. Mais il paraît que quand on cite la source c'est pas répréhensible. huhu. Et ça change un peu le plat-plat de mes textes sans illustrations.)

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 23:53

 

 

 


"Tu peux donner l'alarme, tu peux appeler ta garde, tu peux te barricader, tu peux sortir toutes tes cartes, mais je céderai pas, non je ne céderai pas"

 

C'est clair le genou je l'ai à terre à moins que j'en ai seulement l'air et le flow inconnu d'insanités abruptes se bloquent en moi, non c'est pas ma langue c'est pas ma vie c'est pas mes sens ni mes visions et pourtant pourtant merde le but est atteint, le truc est présent bien plein, je me lance même si mes rimes valent rien, sachant pourtant pourtant bien que je sais parfaitement faire tout ça mien, sans plaire, sans satiété, sans savoir-faire aucun, hier c'est deux péquins dont moi sur mes lignes de poudre avariée, travaillée au corps, je suis la trace de pneu dans le slip de la vie dit-il, espèce de salope m'interromps pas dit-il, ferme-la et remets le son, je ne reculerai pas, ça te ferait trop plaisir la gravité  pleutre des situations le foutre que je ressens  que je sors que je suis, ça te ferait jouir et je maîtrise à fond le le micro comme le tronc que j'ai entre les jambes, t'y pourras rien, je suis pas à ça près, je pulse et survole la masse depuis tant de temps déjà ça s'appelle le complexe d'infériorité améliorée t'es pas de taille, je changerai pas, je saurais pas, l'envie me manque et pourtant pourtant je bande d'une force que tu peux pas gérer, tu me connais mal, grosse sale de l'amorphe pâle que t'as dans l'aine, j'ai assez été humilié jusqu'ici pour pas ramper comme les larves que tu me baves à longueur d'années, toi et tes soeurs de lait.

Allez retourne pleurer ta mère et tes mecs libidineux mous, ouais je sais lâcher mille fois mieux qu'eux, plus sincère que cent CRS sur le Noir du dernier carré dans la place, t'y peux rien t'as que des moyens creux contre la décadence qui sur-lasse quoi je crains, quoi je crains oui je crains et j'en suis assez fier dans le  paraître pour poutrer tes zombies suceurs de bites j'ai ma conscience pour moi, les ondes mauvaises de mon côté et de Michael J. Fox le Parkinson plein le vit plein la face, je céderai pas, non je reculerai pas d'un iota, dussé-je en périr le doigt dans le fion à retenir la chiasse que t'as fait naître, connasse.

 

 

 

 

 

(OK, je fais ce que je peux pour reprendre le rythme qui revient pas, et je compte sur vous pour compter un peu plus sur moi pour que ça me reprenne pour le meilleur et pour le meilleur seulement, sinon non, je m'en sortirai pas. Et oui, ce texte n'est pas bon du tout, mais c'est le mien après tout, et d'une certaine lointaine façon il me ressemble j'imagine.)

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 04:15

Alors alors alors, alors comme ça tu t'es dit que tu y échapperais ? Tu t'es dit que tu pourrais t'enfuir sans revenir une seconde sur tes lendemains ? Mais sois sérieux un peu, regarde autour de toi, ça rétrécit tellement que ta myopie tellement grave n'arrive même plus à te déranger. Tu te drogues de mondes identiques en diable et tu le sais, et tu ne fais rien pour changer quoi que ce soit, et autour de toi le monde s'agite en vain bien vain, et ça hurle dans les coins et tu n'écris plus rien plus une ligne plus un mot mais de ces minutes ces heures tu ne perds rien, tu t'étouffes ça alors, oui ça alors tu croyais cela impossible de se noyer soi-même et pourtant, alors, alors quoi ? Il n'y a plus rien à faire rien à sauver, en ce qui te concerne du moins, pour le moins tu dérives et tu t'y plais, non, j'en fais pas un foin mais avoue, avoue alors que si les pertes de temps qui s'accumulent grand angle, et les sereins ne me contredisent plus ils sont ... loin bah oui, loin, et il t'attendent avec l'espoir que ta fuite sache faire reluire leur ego de pragmatiques sans hygiène sans soins alors, alors dis-moi un peu ce que tu comptes faire maintenant que ta vue se brouille et que les mondes s'agglutinent tu les différencie même plus tu t'allonges sous la douleur sourde d'un muscle inconnu mais pas muet, grave chafouin, peu discret pas vraiment enclin à l'autoévaluation des limites, dis-moi un peu, les sereins t'attendent et ils n'ont rien d'oiseaux de mauvais augure, à peine réels tellement bornés à te faire avaler que c'est toi qui l'a, le grain, c'est toi qui le cultive, le grain, et non l'augure est pas bon mais l'augure est vrai et toi tu te vautres dans tes paradis universels bien malsains jamais loin où tu perds jamais pied où tu te réclames des pierres séculaires intransigeantes qui ne bougeront pas, non, ne bougeront pas d'un pouce ne cèderont pas la moindre parcelle de terrain sans fin la fin que seul toi connais puisque c'est la tienne que tu vois au... ah non, tout près.

L'herbe sous le pied coupée fraîche ou viciée qu'importe tu ne sens plus rien les sereins  hilares t'expliquent que les mondes dans lesquels tu voyages à perte et leurs fins absentes respectives respectueuses de ton indécision cathartique ne sont que des mirages concrets de ton mutisme coupable.

Alors alors alors, alors comme ça tu m'as pris pour un moins-que-rien ? Tu as raillé mes épithètes blasés ? Mes rimes délavées ? Et tu t'es dit que tu m'échapperais ?

Laisse-moi rire un brin.

Par injektileur - Publié dans : poyézie ou presque
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 16:30

Oui, je sais, c'est fondamental que vous sachiez, mais bon, autant que vous le sachiez, je vais m'absenter un moment, à la mer, oui, vive le plouf. J'espère revenir avec des trucs géniaux à vous sortir ici-même, notamment au niveau de mes fictions que vous n'attendez plus, j'imagine. Je devrais être de retour dans le courant de la semaine prochaine, avant le 17 en tout cas.

Portez-vous bien.

Et comme je suis pas chien, voire extrêmement généreux je me permets de vous ressortir un (très) vieux truc que j'ai retrouvé, daté du 13 décembre 2004 apparemment (oui, j'ai la manie de dater à peu près tout dans le peu que j'écris, et j'en suis pas fier...), et que j'ai annoté avoir écrit en cinq minutes.

Enjoy, comme d'habitude, et soyez pas trop sévères.

 

 

 

 

 

Imaginer le pire, et se dire que c'est encore pire que ce que l'on imagine. Souvent, ou parfois, rarement jamais, et avec les nuances toutes les nuances d'une vie monocordalement monophone. Approcher la vérité et se rendre compte qu'elle fuit plus les savants perclus de courbatures cérébrales que les ignorants à moitié sains de corps et d'esprit, pour réaliser le film de sa propre médiocrité avec un plaisir incommensurable. Puis mourir. Et renaître quelque part n'importe où ailleurs, partout sauf ici, avec du vomi sur les doigts. Ou du moins, espérer.

Revivre alors, peut-être pleinement, rarement, pourtant, sa vie finalement bien peu différente de celle d'avant. Parce qu'avoir imaginé le pire, et s'être dit que c'est encore pire que ce que l'on imaginait. Finir par pleurer. Finir de pleurer. Et vivre. Probablement.

Par injektileur - Publié dans : remplissage
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /2010 01:40

Ils se tiennent par la main donc ils s'aiment et ma foi c'est tant mieux. Ils ne sont ni très beaux, ni très élégants, ni efféminés mais ils se tiennent par la main donc ils s'aiment et ma foi c'est tant mieux. Tant mieux surtout le fait qu'ils se tiennent par la main. L'amour n'existe pas et c'est tant mieux, mais tant mieux surtout le fait qu'ils se tiennent par la main. Je suis de ceux qui se battraient pour ce droit tout simple qui ne me concerne à la base que si peu. Tant mieux pour moi j'en doute, mais tant mieux surtout le simple fait qu'il se tiennent par la main. Et encore il est tard. Et encore nous sommes loin du Marais. Et encore je prie pour qu'ils ne soient pas pris pour cibles avant demain. Et encore je vois qu'ils ont de la bouteille, de l'expérience, voire. Du terrain.

Et tant mieux pour eux. Et encore mieux surtout le simple fait qu'ils se tiennent par la main.

Par injektileur - Publié dans : poyézie ou presque
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