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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 17:51

Ils sont une race à part dans l'espèce humaine, et je souhaitais leur rendre hommage en ce samedi aussi morne que les précédents et que ceux qui suivront. Je sais que je fais normalement des choses plus kikoololes le weekend mais des fois le coeur n'y est pas.
Quant je dis "ceux", il y a "celles" avec bien sûr, pour une fois dans ce domaine les hommes et les femmes sont sur un pied d'égalité.
Ceux qui passent après, dont vous faites peut-être partie.
Il y a très souvent légitimité dans le fait de passer après, y compris auprès de votre famille qui vous aime.
Il y a encore plus souvent légitimité dans le fait de passer après auprès de vos amis, qui ont leur vie et qui la plupart du temps, ne passent jamais après, puisque vous avez tendance à les faire passer avant.
Il n'y aucun avantage à passer après, sinon le silence, le calme et la tranquillité constante de n'être jamais sollicité outre-mesure. La solitude maîtrisée.
Passer après, une façon de vivre, une forme de vie, au moins, sinon un moyen de penser sans trop réfléchir.
On s'amuse tellement à se chercher une existence à travers le regard des autres qu'on en perd toute notion de sa propre valeur. Ne pas se leurrer: elle est basse, mais tout en s'en persuadant on se renferme petit à petit pour atteindre un niveau de claustrophie mentale tel qu'à les voir, ces personnes peuvent faire peur.
Celles et ceux qui passent après, et qui font tout passer devant. Au propre comme au figuré. Pensez à elles, pensez à eux. Parce que la plupart ne seront pas longs parmi nous, au propre comme au figuré. Ils se fatigueront très très vite de plein de choses et de plein de gens, de l'ingratitude généralisée, de leur propre connerie d'être trop coulant dans ce monde de merde, d'être eux-mêmes trop à l'écoute, trop sincère et trop lâche en ces temps où le faux courage bien membré et ephémère prime.
Demandez-vous si vous avez de telles personnes à vos côtés. Elles sont nombreuses, beaucoup plus qu'on ne voudrait le croire.

Par injektileur - Publié dans : divagations
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 05:02

Alors qu'il y a quelques temps je parlais de mon attirance pour le bruit j'ai envie aujourd'hui de revenir sur son contraire. Equilibre et justice.
C'est un fait connu que le silence parfait n'existe pas. Si on enferme un être humain dans un caisson complètement insonorisé il entendra son coeur et son sang couler un peu partout dans son corps, de même qu'il s'entendra forcément respirer. Même les malentendants entendent les vibrations de la vie qui les entourent, et ce qui se passe en eux.
Alors le silence fait peur, donc, justement, parce qu'on se retrouve en soi-même.
J'en parle suffisament dans mes fictions mais je voulais revenir dessus, je répète, par souci d'équilibre.
Je ne sais pas vraiment si j'aime le silence. Je crois que oui. C'est une attirance irrémédiable. J'en ai besoin, et je tiens à le préciser quand je dis que j'aime le bruit et la musique plus que tout. Je pense à ces gens qui ne peuvent pas travailler sans musique. Malheureusement je me rends compte que pour moi c'est l'inverse. Si la musique que je mets dans le lecteur me plaît, alors je vais l'écouter de façon "active", à savoir que je vais savoir ce qui se passe dans les baffles. Le reste, ce serait de la musique de fond, et c'est précisement ce que je hais. Dès qu'on est seul, je trouve que le silence convient mieux que la "musique d'ambiance", le ronron dégueulasse de la télé ou des radios qui passent de le soupe qu'on a déjà bouffée des milliards de fois.
Au contraire, le geste même d'écouter la même chanson, le même morceau pour la centième ou la millième fois montre une réelle volonté d'écoute qui rend cette musique tellement plus importante que celle qu'on vous impose.
Alors oui, le peu que je travaille, j'ai besoin de silence pour être un minimum efficace. Normalement quand j'écris dans ce blog, c'est en silence. Sinon, c'est la catastrophe et ça dure des heures.
Mais encore une fois, il y a des exceptions. Au moment précis où j'écris ces dernières lignes, Jacques Brel entonne "Les Marquises".
Le genre de chanson éternelle qui me rappelle tellement de chose que je n'aurais pas assez de ce blog pour vous en parler, et qui me fait remercier le ciel ou je ne sais qui de ne pas être sourd.
"Et par manque de brise, le temps s'immobilise, aux Marquises..."
Après ça on me dira que je parle pour ne rien dire, que le remplissage est la raison d'être de mon blog, et je répondrai, tant pis, tant pis, c'est le weekend, c'est le weekend que je ne (re)connais plus puisque je suis chômeur. Je voudrais être pertinent tous les jours, mais ce n'est pas possible. Mon besoin de tapoter sur ce clavier est très fort, et je ne pourrais plus me regarder dans un miroir si je n'arrivais pas plus longtemps à m'en tenir à cette règle simple à laquelle je m'astreins d'une façon qui me surprend moi-même: un article par jour.
Et le message que je voulais faire passer cette fois est tout aussi simple, quitte à ne parler que de moi encore et toujours.
J'ai besoin du silence et je l'aime. J'en ai besoin pour avancer, y compris dans les forêts obscures de Haute-Marne, alors que la musique qui me plaît a toujours tendance à me freiner, à me convaincre que je ne suis pas à la hauteur. Mais puisque le grand Jacques le chante si bien:
"Veux-tu que je te dise, gémir n'est pas de mise, aux Marquises..."
Bon weekend à vous tous, donc.

Par injektileur - Publié dans : divagations
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 05:18

Ou se rendre compte qu'il y a des sujets qu'on n'avait pas forcément envie d'aborder, voire pas envie du tout d'aborder avant de se rendre compte de façon plus vive que oui, le naturel est ce qu'il est, la fatigue aussi. Mon naturel à moi ne reviendrait pas au galop, mais plutôt dans un gros hummer bien pourri.
Peu importe.
Cela va faire à peu près, attention calcul mal de tête, 11 ans que j'ai complètement arrêté de travailler le piano après 11 ans d'études plus ou moins poussées. J'avais mon tout petit niveau. Mais surtout, oui, j'aimais ça. Je le sais, maintenant. J'adorais ça, mais je ne supportais pas ne pas être à la hauteur de mes exigences.
J'entendais ce que j'entendais sur mes disques préférés, à la radio ou même à la télé, et je comprenais très tôt que je vieillissais très vite et que je n'aurais jamais la patience, l'énergie et l'intégrité consciente pour réussir à être parmi les meilleurs et réussir à en vivre, alors que le simple fait de m'imaginer professeur me rendait malade. Au-delà de tout ça la fin de mes "études" en tant que tel est, je le réalise un peu plus avec les années qui passent, un (petit mais si significatif) drame personnel dont non, je ne me remettrai jamais. J'ai été une nouvelle fois bien con, et rien que de poser mes doigts sur un clavier me donne envie de hurler. Il faut savoir que si, contrairement à d'autres instruments (comme la harpe, ou la guitare), reprendre le piano ne fait pas mal physiquement, il est malgré tout très douloureux de voir comment vos doigts ont dépéri.
Pourtant, en ce qui me concerne, ce n'est pas trop la rigidité cadavérique de mes doigts qui me dégoûte le plus. Non, ce sont mes avant-bras que je ne supporte plus. La fatigue ultime qui fait que je ne tiens même plus 20 minutes ou une demi-heure de gammes avant d'envoyer tout bouler autour de moi, au moins par la pensée.
Mais me revoilà en train de me plaindre, alors que je voulais simplement faire un éloge peu original. Honte à moi.
On dit souvent de façon presque triviale que le piano est le roi des intruments. Un peu de la même façon que le lion est le roi des animaux. A la différence près que, sauf mon respect pour le lion, le piano est au centre de tout notre univers musical moderne, de façon active, alors que tout le monde sait que le lion n'est qu'un gros chat qui passe sont temps à attendre que les lionnes lui ramènent à bouffer. Plus sérieusement, le piano, il faut le répéter, est le seul instrument qui se suffise complètement à lui-même. De par son amplitude il rivalise avec l'orchestre et le remplace sans problème. C'est une merveille de technique à laquelle il est impossible de songer lorsqu'on l'entend ou qu'on en joue. Un peu comme un coeur qui bat.
Si certains instruments sont objectivement magnifiques à entendre seuls, comme le violoncelle, ce dernier n'a malheureusement pas reçu les honneurs des grands compositeurs classiques, et nombreux sont les violoncellistes à admettre que le répertoire n'est pas assez étoffé. Il n'y a assurément aucun problème de ce côté-là avec le piano. Quant au violon (seul, j'entend), si beaucoup ont écrit pour lui, et que son charme est, oserai-je préciser, inaltérable, certaines et certains y seront moins sensible. Ainsi, malgré ma vénération pour Bach, j'avoue que ses pièces pour violon ont tendance à me courir un peu, alors que je doute qu'il soit possible de se lasser des partitas pour violoncelle.
Dans le même ordre d'idée, ce sont les violonistes, violoncellistes, altistes, voire hautboïstes, clarinettistes qui créent littéralement leur son, avec leurs doigts ou leur souffle, leur bouche. Dans le piano c'est une question de "retranscription" de ce que l'on ressent. Il y a plus d'une trentaine de façon d'aborder la même note, avec les possibilités infinies que cela implique au cours d'un morceau. C'est avec lui que vous allez, pas à travers lui.
Là où les autres s'apprivoisent, lui se dompte. Comme un lion, ou un tigre, oui, probablement.
Bref, piano rulez. Je parlais de Bach, qui n'a jamais entendu ses oeuvres comme nous les entendons aujourd'hui. Mais qui irait crier au blasphème? Mozart non plus, n'a jamais composé pour le piano. Ni Beethoven, qui n'a le pauvre jamais physiquement pu l'entendre. Peu importe. Ce ne sont que Chopin et Lizt, entre autres, qui ont commencé à en entrevoir les possibilités réelles, rajoutant à cela leur virtuosité pour en faire, donc, le "roi" des instruments.
Mais je ne suis pas royaliste. Parce que le roi ne tient son pouvoir que d'un dieu imaginaire. Alors que tout le monde ou presque peut entendre le piano. Classique, jazz, rock, voire en samples, il est protéiforme et ultime. Il imite, il orchestre, il réduit, il parodie. Il parle. Et alors que pendant longtemps il était de bon ton de l'enseigner à toutes les jeunes filles (notamment) qui se respectent, son prix et ses mensurations l'empêche d'être l'instrument du tout venant, malgré d'excellents pianos électroniques (encore des merveilles de technologie). Depuis la possibilité d'enregistrer les sons, à la fin du XIXème siècle, jusqu'au Ipods d'aujourd'hui, la musique nous entoure et nous permet de n'avoir que le meilleur des interprétations des oeuvres, et de fait nous n'appréhendons plus ce que c'est que de jouer la musique. Non, le piano n'est plus "à la mode". Depuis longtemps. La guitare c'est tellement plus classe, tellement plus pratique tellement moins prétentieux. Mais penchez-vous sur les disques, allez aux récitals, écoutez les partitas de Bach, oui, les sonates de Mozart, la musique de chambre de Shubert et de Ravel, ou mieux, "Mikrokosmos" de
Bartók et vous comprendrez ce que je veux dire.
Le piano est à la musique ce que l'eau est à la vie.

et ceci est à mettre en regard de ce que je racontais sur les tsunami le mois dernier

Par injektileur - Publié dans : divagations
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 05:19

Il y a des maladies où des états qui peuvent difficilement avoir la "cote". Souvent antithétiques d'ailleurs. Prenez l'anorexie mentale et la boulimie. Elles sont les deux côtés d'une même pièce, mais la première, dans toute sa gravité, dénote d'emblée pour le tout venant, avant même l'idée de drogue, plutôt celle d'une ascèse extrême et d'une rigueur dangereuse pour la personne (très souvent des jeunes filles) qui en souffre, sans parler de l'image atrocement déformée qu'elle garde d'elle-même, image qui est dans l'énorme majorité des cas le centre du problème.
Il y a drame ET compassion, avec parfois du dégoût.
La boulimie, elle, se voit beaucoup plus "mécanique" dans ses pratiques, et les crises, pour des personnes n'y ayant jamais été confrontées, paraissent tellement surréalistes, que si drame et dégoût il y a, la compassion, elle, passe à la trappe. On se baffre, on grossit, on chie, et/ou on vomit.
La boulimie passe pour une maladie sale et bas-de-plafond, là où l'anorexie mentale reste malgré tout une maladie "propre", plus rare voire "mystérieuse", encore aujourd'hui. Tellement dans le vent que les autorités ont un mal fou à bloquer vantant les pratiques permettant d'atteindre des IMC mortellement bas. Mais lorsque la société toute entière est pointée du doigt par rapport, à ce problème, et que les victimes sont traitées avec plus ou moins de respect, les boulimiques et obèses, alors qu'ils deviennent immensément nombreux, sont eux dénoncés et mal vus par l'ensemble cette même société (y compris par moi, je ne m'en cache pas) comme toujours responsables de ce qu'ils sont devenus.
Il n'y a donc aucune commune mesure entre les différences d'appréciation de ces deux maladies qui sont comme le yin et le yang.
Je continue en essayant au mieux de ne pas abuser des guillemets.
Plus tragique encore, car il est par définition synonyme de mort, le cancer. On en soigne une bonne partie certes. Mais entre nous, qui préférerait mourir d'une tumeur au cerveau plutôt que d'un cancer des testicules? Ou dans le même ordre d'idée, qui préfére expliquer que son grand-père est mort d'un cancer des poumons alors que c'est en vérité après à son opération du côlon qu'il a succombé?
Contre le cancer les femmes commencent à montrer leurs seins et c'est tant mieux. Combien de temps faudra-t-il pour que les hommes arrivent à admettre qu'il est très important de se faire examiner la prostate (soit un bon doigt dans le cul) régulièrement après 55 ans? Combien? Je ne déroge pas à la règle, encore une fois, et suis soulagé d'avoir à peine un peu plus de la moitié de l'âge requis pour ce dépistage.
Je continue.
Plus prosaïquement, qui est capable, en toute honnêteté, de me dire qu'il ou elle a autant de facilité à "expliquer" qu'il ou elle a une angine, la migraine plutôt que des diarrhées monstrueuses? Posez vous la question, pour voir.

A l'origine je voulais juste parler de l'insomnie et de l'hypersomnie, mais je crois que ça va être encore très long. L'insomnie fait des ravages chez nombre de personnes, notamment moi. C'est plus le symptôme d'autres maladies qu'une maladie en soi. L'hypersomnie, plus rare, peut être les deux également. Mais encore une fois, vous pourrez faire le parrallèle entre quelqu'un qui dort toute la journée, pour une raison x ou y, et qui a toutes les peines du monde à expliquer qu'il est très fatigué et qu'il n'y peut rien, face à un autre quelqu'un qui lui, passe facilement pour un "actif", vu qu'il ne dort pas. On le plaint plus facilement, ne pas dormir est la première source de fatigue. La tolérance est bien moindre lorsque vous dépassez 10 ou 12 heures de sommeil par jour. La cote est beaucoup, beaucoup plus basse. Imaginez un cheval sur qui personne, mais vraiment personne ne veut miser. Son nom serait par exemple "Démoulé trop chaud de la Chiure de Brise".

Plus sérieusement, il y a façon et façon d'échapper à ses malheurs. Le sommeil en est une. Beaucoup d'adolescents, ou de jeunes adultes le comprennent sans le vouloir, ni le savoir d'ailleurs. Les rêves sont nombreux, mais jamais très agréables. Les réveils, désastreux.

Je ne sais pas si j'ai été anorexique ou boulimique, même aujourd'hui. En revanche, je sais pertinemment que je suis très insomniaque et très hypersomniaque à mes heures. Je ne le souhaite à personne, mais très malheureusement, je sais bien que c'est peine perdue. Nous sommes très nombreux dans cet état.

Par injektileur - Publié dans : divagations
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 04:55

Hier matin alors que pour changer je ne dormais pas je me suis malencontreusement laissé aller à repenser à des catastrophes comme l'être humain peut difficilement se les figurer s'il n'en est pas témoin: les tsunami. Enfin, il y a tsunami et tsunami. Vous avez des catastrophes écologiques et humaines majeures comme celle du 26 décembre 2004 (bientôt 5 ans, déjà...) et vous avez ce que les médias appellent des "mégatsunami", terme non reconnu par les scientifiqes, qui décrit des vagues dépassant largement les tailles conventionnelles, et qu'on ne trouve pas en pleine mer.
Je me suis "souvenu" de la catastrophe de Fréjus, lorsque le barrage de Malpasset a lâché, le soir du 2 décembre 1959 (il y a 50 ans donc...), créant une vague de 40 mètres de haut qui tuera 421 personnes. Mes sources se sont faites à partir de wikipédia et d'autres sites alors soyez indulgents, d'accord? Je pense qu'il est déjà difficile d'imaginer une vague de cette ampleur, mais dans les temps humains modernes ou moins modernes, lorsqu'on cherche un minimum on trouve de ces histoires tragiques et fascinantes.
La première, début 1792 lorsque le Mont Unzen, à l'extrême Ouest du Japon, est entré en éruption et qu'une partie d'un nouveau cratère s'est effondrée, provoquant à son tour une gigantesque vague d'au moins 100 mètres de haut (difficilement vérifiable, mais très probable). Bilan 15000 morts. Cela reste une des pires catastrophes naturelles de l'histoire du pays, en terme de pertes humaines. Et je répète, je pense qu'il serait difficile de se figurer l'effet d'une telle vague déboulant à une vitesse insensée, et fracassant tout sur son passage, dans un vacarme épouvantable.
Je viens d'évoquer Fréjus, et je vous conseillerais de chercher un peu par vous-même si le sujet vous intéresse, le web francophone est pas mal fourni en archives sur cette histoire.
Je voudrais aussi parler de Vajont, en Italie. Le soir du 9 octobre 1963, par l'accumulation d'erreurs humaines stupidement fatales, tout un pan de la montagne qui encercle le lac de retenue créé par le barrage s'écroule dans ce même lac, provoquant un véritable raz-de-marée dans la vallée. 250 mètres de haut. 110 km/h. Au moins 2000 morts.
Il faut savoir que dans de telles vallées, très étroites, avant même l'eau c'est l'air déplacé qui détruit tout. Je ne sais pas vous mais je répète je trouve ça absolument terrifiant et fascinant à la fois.
Le plus "ironique" de l'histoire reste que le barrage lui-même n'a que très peu souffert dans l'histoire.

Quoiqu'il en soit cela fut évidemment une catastrophe nationale en Italie et scandale politique majeur.
Je finirai cette mini-liste, parce que je vous épargne mes petites recherches personnelles plus approfondies sur la toile pour cette fois, avec (roulements de tambours) la plus grande vague jamais enregistrée précisement et dont des hommes ont pu témoigner. Le soir du 9 juillet 1958 en Alaska, après un grand tremblement de terre et un glissement de terrain conséquent, c'est une vague d'exactement 524 mètres à son plus haut qui a déboulé dans la baie Lituya, réduisant évidemment celle-ci à euh... plus grand chose si on en juge par les photos. Cette catastrophe peut-être relativisée car elle n'a tué "que" deux personnes, mais elle force l'imagination, par rapport à ces terres hostiles dont on ne sait finalement que peu de choses au jour le jour, et qu'il est fort possible que d'autres "monstres aquatiques" de ce style ait pu naître et disparaître aussitôt sans que nous en ayons la preuve formelle.
Sur wikipédia (encore, désolé, je sais), les articles traitant du sujets racontent par exemple, que les tsunami créé par la collision d'un énorme astéroïde il y a des millions d'années auraient pu atteindre 3000 mètres de haut. Que les scientifiques se disputent sur l'origine de l'extinction des dinosaures je comprend, mais je sais aussi et surtout que ces choses dépassent l'entendement, du moins le mien et oui, me font peur.
Avant de finir et de dédier cette note (j'y peux rien, c'est important) à la mémoire cette fois de toutes les personnes qui ont trouvé la mort dans de telles circonstances, horribles, atroces, il faudrait aussi peut-être évoquer le grand Bruce, qui avait finalement tout à fait raison. Il faut être comme l'eau car l'eau est le Tout. Regardez une flaque par terre et vous rigolerez. Imaginez le vrai déluge, dans la limite de ce que l'esprit humain peut intégrer, et vous vous direz que oui, Bruce Lee avait raison. Il faut être comme l'eau, avec elle, parce que si elle sait se faire coulante la plupart du temps, elle est aussi très rancunière, et que quand elle déboule, c'est la Mort, mais que si elle disparaît, c'est la Mort aussi. Le déluge ou plus rien.
Là je viens de faire un peu mon Jean-Claude Van Damme, mais des gens très bien ont cru à des religions inutiles pour moi que ça, vous ne croyez pas?
Bon, maintenant, je dois vous laisser, moi, il faut quand même que j'aille chercher palmes, masque et tuba, par précaution... on sait jamais...


Qui a dit mon surf? Vous êtes des drôles, hein? Patrick Swayze aussi, est mort, "Point Break" c'est fini depuis longtemps!

Par injektileur - Publié dans : divagations
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