une zik une humeur

Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 23:53

 

 

 


"Tu peux donner l'alarme, tu peux appeler ta garde, tu peux te barricader, tu peux sortir toutes tes cartes, mais je céderai pas, non je ne céderai pas"

 

C'est clair le genou je l'ai à terre à moins que j'en ai seulement l'air et le flow inconnu d'insanités abruptes se bloquent en moi, non c'est pas ma langue c'est pas ma vie c'est pas mes sens ni mes visions et pourtant pourtant merde le but est atteint, le truc est présent bien plein, je me lance même si mes rimes valent rien, sachant pourtant pourtant bien que je sais parfaitement faire tout ça mien, sans plaire, sans satiété, sans savoir-faire aucun, hier c'est deux péquins dont moi sur mes lignes de poudre avariée, travaillée au corps, je suis la trace de pneu dans le slip de la vie dit-il, espèce de salope m'interromps pas dit-il, ferme-la et remets le son, je ne reculerai pas, ça te ferait trop plaisir la gravité  pleutre des situations le foutre que je ressens  que je sors que je suis, ça te ferait jouir et je maîtrise à fond le le micro comme le tronc que j'ai entre les jambes, t'y pourras rien, je suis pas à ça près, je pulse et survole la masse depuis tant de temps déjà ça s'appelle le complexe d'infériorité améliorée t'es pas de taille, je changerai pas, je saurais pas, l'envie me manque et pourtant pourtant je bande d'une force que tu peux pas gérer, tu me connais mal, grosse sale de l'amorphe pâle que t'as dans l'aine, j'ai assez été humilié jusqu'ici pour pas ramper comme les larves que tu me baves à longueur d'années, toi et tes soeurs de lait.

Allez retourne pleurer ta mère et tes mecs libidineux mous, ouais je sais lâcher mille fois mieux qu'eux, plus sincère que cent CRS sur le Noir du dernier carré dans la place, t'y peux rien t'as que des moyens creux contre la décadence qui sur-lasse quoi je crains, quoi je crains oui je crains et j'en suis assez fier dans le  paraître pour poutrer tes zombies suceurs de bites j'ai ma conscience pour moi, les ondes mauvaises de mon côté et de Michael J. Fox le Parkinson plein le vit plein la face, je céderai pas, non je reculerai pas d'un iota, dussé-je en périr le doigt dans le fion à retenir la chiasse que t'as fait naître, connasse.

 

 

 

 

 

(OK, je fais ce que je peux pour reprendre le rythme qui revient pas, et je compte sur vous pour compter un peu plus sur moi pour que ça me reprenne pour le meilleur et pour le meilleur seulement, sinon non, je m'en sortirai pas. Et oui, ce texte n'est pas bon du tout, mais c'est le mien après tout, et d'une certaine lointaine façon il me ressemble j'imagine.)

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 04:54

 

 

 

 

 

Déjà la nuit tombait. Nous savions depuis longtemps qu'ils passeraient à l'attaque, mais nous n'étions pas prêts. Au loin les inutiles luisaient sous les feux qu'ils avaient dressés pour nous effrayer. Ils semblaient courir à moitié, entraînés par les bruits assourdissants qu'ils accouchaient. Mais ils ne faisaient que marcher vers  nous à une vitesse si indistincte que seuls les rythmes et les échos de leurs chants de guerre désordonnés nous indiquaient quand il nous faudrait serrer les dents et parer avec tout ce qui nous servirait de bouclier.

Quand les premières flèches commencèrent à déferler il était déjà trop tard pour entreprendre une retraite vouée au massacre en règle. Jamais nous ne les aurions sous-estimés, mais nous nous rendîmes vite compte à quel point nous avions présumé de nos forces. Mes frères en première ligne tombèrent d'emblée avec les premiers rayons de lune qui irisaient d'une façon si surnaturelle les armures ennemies qu'un bref instant un calme complètement paradoxal, quasi-absurde s'empara de moi à l'idée que par hasard je puisse être déjà mort sans la moindre souffrance, sans le savoir. Ils étaient des milliers et des milliers. A mon grand désarroi, le mirage ne dura pas assez pour m'éviter le réveil au pire des sens. L'odorat. Plus les inutiles approchaient plus je regrettais d'avoir oublié mon masque. La légende n'avait finalement de légende que le nom. La puanteur cave devenait graduellement insupportable, à peine purifiée par les feux gigantesques qu'ils poussaient devant eux pour se protéger. A ma droite trois de mes soeurs succombèrent sous les hauts-le-coeur. Une quatrième suffoquait en plein désespoir sous le masque qu'elle venait de se créer avec tout un pan du bas de sa toge et une tonne d'essence de parfum brut, visiblement distillée au cas où par ses soins, dans un grand bocal qui manqua de lui tomber des mains alors qu'une flèche vint se ficher dans le sol avec un sifflement horrible, à moins de dix centimètres de son pied gauche. Mais tous les parfums du monde ne saurait vaincre l'immondice, et son cerveau tellement pris par l'atmosphère de plus en plus irrespirable à chaque seconde l'empêcha de sursauter. J'étais à la tête d'un petit groupe d'une quinzaine d'hommes, et me retournai pour constater leur état, pendant que je pouvais encore garder les yeux assez ouverts. Certains étaient déjà à genoux, d'autres courbés à la limite de vomir. Trois d'entre eux me semblèrent assez vaillants pour aller au combat. Ce n'étaient assurément pas des larmes de joie qui leur coulaient le long des joues. Avant que le vacarme ne devienne intenable, celui d'entre eux qui avait la voix assez forte pour se faire entendre me demanda si j'étais sûr de vouloir me battre. En guise de réponse, je lui hurlai que non, mais que quitte à mourir, et nous mourrons quoi qu'il advienne, autant que ce soit de face.

Il n'entendit pas, et bien lui fit. Mais lui et les autres se tinrent malgré tout debout derrière moi. Pas par courage, mais par pragmatisme et sens de d'honneur. Ma soeur à ma droite s'écroula, une flèche dans la tête. Moins de trois secondes après un de mes frères, en reçut une en plein dans l'épaule. A présent je ne pouvais que deviner son cri. Les inutiles s'étaient mis à courir et hurlaient à leur tour, avec fureur et rage, d'une telle force que je ne pus m'empêcher de me demander s'ils s'apparentaient bien à nous autres humains dignes de vie et d'âme et d'espoir. Je dus me rendre à l'évidence que mes interrogations étaient aussi inutiles qu'eux-mêmes, car d'ici moins d'une minute il se pourrait grandement que je ne sois plus de ce monde.

Essayant de chasser toutes ces inquiétudes superflues de mon coeur, les yeux embués comme je ne les avais jamais connus je sortis mon épée à deux mains de son fourreau et me mis en garde, espérant au final que mes enfants à la ville auraient, eux, eu le temps de fuir le plus loin possible de cette réalité viciée.

Sans raison et sans personne capable de m'entendre ou même de me voir je hurlai à nouveau pour me donner de la force, et avançai à grandes enjambées vers les yeux rouges infinis qui accouraient de toutes parts.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 03:47

 

 

 

 

 

Attendez un peu que j'en revienne, que je me rende compte de ce à quoi j'ai échappé, en le voulant il paraît, ça dérape dur dans le coin je vous le dis, ça vous repart dru dans les veines, où sont les saints me demandais-je, où sont les saints me répondais-je  avec zèle, avec écho, voire, et ça battait à l'arrache dans les tempes, ça me glissait entre les doigts, ça me glisse toujours pur entre les orteils, et j'y ai échappé dommage dommageable il ne paraît pas, non, il n'y paraît pas, paraît-il, c'est clair dans mon cas, attendez un peu là, j'en suis jamais revenue parce que j'y suis jamais allée mon gars, dommage sans regrets dommageables, mais je m'éclate oui je m'éclate les amis, et la glisse interne intérieure, ou cérébrale réptilienne endommagée que j'aimerais griser un peu, un tant soit peu quitte à y repartir un peu plus vraie, véridique ou moins bloquée, castrée, voire.

Apprenez-moi les véritables techniques d'emprise, mettez-moi en probatoire, glissez en moi au moins encore une fois. Donnez-moi du bon fix, donnez-moi du bon orgasme éthilique ou mieux, coma rogatoire, donnez-moi la poudre avec le vomi et les seringues qui dansent, que je voie un peu, que je boive un peu, que je trinque aussi, pour de bon avec le sang qui bout, avec le sang qui flotte. Je n'en suis jamais revenue parce que je n'y suis jamais allée, ma grande, la non-envie est mon ennemie jurée, innée. Ne jamais faire les choses à moitié, non, si, prendre les devants oui, ou je dépéris. Je croirai tout ce qu'on veut me faire croire. Planer si on m'explique que je dois planer. Bander si on me convainc que je  sais bander. Mourir quand on m'assurera que je suis morte. Au moins. Si possible. M'expliquer à moi-même que ça ne finira jamais parce que j'ai décidé que ça ne finirait jamais, au mieux si possible. Il n'y a plus de saints dans le coin.

Alors je marche et je tourne à ce vide plein de seringues vidées par mes soins, imaginez, et je tourne encore et encore ça ne finira jamais et c'est bon, c'est bon et je gère, oui je gère. Je suis la grande fille parmi les grandes filles. Et vive moi. Et personne ne me résiste. Et je ne résiste plus à rien.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 15:08

 

 

 

 

Ah ben oui alors c'était bien ça, il y a dix ans et plus, ou bien plus, ça se répétait et se répétait sans cesse ça me tournait la tête il y avait du bon il y a dix ans il y avait du bon pourtant du bon son aussi assurément. Alors ben oui faut croire le carpe diem était out, l'est toujours d'ailleurs tu crois pas, et ça me tourne un peu moins la tête à moins que, comme avant, comme avant, comment t'as pu m'oublier comme c'était bien avant, comment t'as pu m'imaginer qu'on se retrouverait ailleurs que sur des bancs, essayer ou arriver ou perdurer comment t'as pu m'accaparer le peu qu'on avait ou le trop plein qu'on a perdu, tout ton passé dans trois cartons il paraît, eux me l'ont dit il y a longtemps, sans répit en sursis personne chez moi n'est repus dix ans ou moins au moins probablement, il te paraît déjà tellement longtemps.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 23:59

 

 

 

 

 

La fille est là, alors que tu l'attends déjà depuis un moment. Elle est là sans l'être vraiment, là et bien là, et pourtant, rien. D'emblée et sans retenue, avec une certaine force, voire. Rien. D'emblée triste, presque. Parce que tu sais d'où tu t'es sorti, et que tu vois exactement où tu vas. A long terme. Alors tu te fixes un minimum sur le point nu de la table sous ses coudes. Tu crois en tellement peu de choses que les verres eux-mêmes te refocalisent. Tu ne crois en rien, surtout pas en elle, et pourtant rien. Sinon ces secondes mi-longues où tu ferais tout, absolument tout ce qu'elle t'ordonnerait. Il y a à peine une certaine sérénité dans son regard vide de tout le peu de fois qu'il se dirige vers toi.

Alors redresse-toi. Redresse-toi donc ou ne te redresse pas mais applique-toi à ce que tu sais faire de mieux, ne croire en rien ni personne. Et cesse dans tous les cas de te perdre en vain dans les yeux bleus, verts voire noirs bruts, jais ou ébène au choix. La belle inutile s'est déjà trop souvent rapprochée de toi. On ne t'y reprendra plus, te souffle-t-on, lambda. Poussé dans le dos pour l'énième fois. Tu n'as jamais apprécié les défenestrations unidirectionnelles, et sans elle tu passeras le restant de tes jours sans te plaindre, plus fort ou moins cycliquement. Et avec elle et les millers d'autres avant les milliers d'autres après elle disparaîtra dans le temps plus que dans l'espace. Elle s'en ira banale et claire sans se retourner. Pour le meilleur probablement.

Tu as grandi depuis longtemps trop longtemps mon fils, alors allonge-toi sans jamais prier, agenouille-toi à la rigueur si besoin est dans l'unique but de nettoyer sous tes pas et tes pensées incongrues, inutiles oui vaines toujours. Le courant n'est pas passé. Le courant ne passera pas. Les ondes ne s'accorderont jamais. Les fluides sensées et autres babioles psy ne s'échangeront pas mieux.

Pour le pire à venir, assurément.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

introducing...

  • pour la main gauche
  • : des essais d'essais de romans en ligne, avec des nouvelles aussi, de la musique, de la poyézie, quelques jeux vidéo et des bouts de pseudo-réflexions personnelles dedans...
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

dernières gentillesses, ou non

savoir quand

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

injektzik

passe, passe le lien

flux soviétique

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés