Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 03:12

Advienne que prévaudra, dans le silence entre autres

L'expectative trop lente trop grasse rape sur les nerfs

Prévienne que guérit, même si guérison il n'y aura pas, on vous ment

Gonflée à bloc et à blanc l'inertie triste poursuit sa route

Ne gâchez pas tout de suite vos dernières cartouches

Ne rechignez pas à faire montre d'un minimum de fausse volonté

Le ciel appartient à celles qui couchent tôt

La ponctuation sans utilité sur des idées stériles

Et la rhétorique bancale comme seule planche de salut

Advienne que faudra, sur le vide au-delà des maux

Les priorités s'entassent se déforment se défont

Là où sauve qui pourra, avec les méandres surfaits en pleine contagion.

Par injektileur - Publié dans : poyézie ou presque
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 05:55

Appréhender. Les deux sens du terme. Enfin, imaginons. Assimilons les fausses cuites que plombe l'univers rose calciné de ceux qui nous bradent leur excédents de stocks. Suivons les coursiers aux grand coeur sur tous les plateaux de télévision. Cliquons à perdre les ongles sur ces magnifiques sites où tout est lié. De l'ordure à l'ordure en passant par les zolies digressions de journalistes-écrivains-philosophes-essayistes-penseurs-économistes-ministres-spécialistes-de-forcément-quelque-chose auto-proclamés.

Apprécions la diversité des sources et des envies de bien faire, de vite faire, d'écrire vrai et complet, riche et dégueulasse ou pauvre et bienveillant.

Prenons acte des efforts concédés par les différentes fanges de nos classes dirigeantes.

 

Branlons le bas de combat. Ne serait-ce que parce que celle-là oui j'ai toujours rêvé de l'écrire un jour.

Fédérons les Nadal au-dessus de nous. Et jurons que celle-là, non, j'en ai pas rêvé mais je l'ai fait quand même.

 

Partageons nos peurs comme nos reproches, pour mieux nous mettre sur la gueule. Accueillons la grandeur où qu'elle pointe, et enterrons-là quand elle disparaît. N'écoutons pas la voix des ceux-là trop bien nés après la guerre. Créons ce qu'on nous dit de créer. Subjuguons nos aînés par la connerie. Maîtrisons la connerie par la rage. Calculons la médiocrité avec la puissance.

 

Vénérons le tout-communication, le tout-information, le tout-sexe, le tout-art, le tout-économie tout-politique.

Absolvons internet, le porno et les lolcats. Osons les lolhorses. Puis plus tard les lolsharks. Oui, gardons le meilleur pour plus tard. Ne sourions pas parce que ça ne sert absolument à rien. Ne sourions pas parce que ça n'a jamais rien apporté à personne.

 

Travaillons en silence et en souffrance. Chômons avec élégance et courtoisie. Compatissons aux douleurs des autres. Mais ne sourions pas. Sourire c'est pour les cons. Sachons rire cependant. Parce que chacun sait qu'il est bon de rire, parfois. Mais ne sourions pas. Sourire donne des rides.

 

Lisons. Lisons beaucoup et bien. En silence et sérieusement. Attentivement.

Baisons. Si possible. Sans sentiments si possible et ne lisons donc pas celles et ceux qui nous vantent pour vendre les mérites de l'amour absolu. Qui fait sourire et donne des rides.

 

Ainsi CQFDons. Concluons sans grâce aucune pour celles et ceux à qui les visions ne s'offrent plus. Plaignons les autres à qui elles aparaissent encore. Pleurons virilement, sans emphase. Mettons un terme à ces choses futiles dont se nourrit notre magnifique monde d'échange et de savoir. Puis enfin, carmina buranons en force, dans l'émotion, la sagesse et la classe.

 

 


 

emohorse

Par injektileur - Publié dans : poyézie ou presque
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 18:29

Tout est dans le titre et j'aurais aimé, une fois au moins une fois seulement, la fois que le silence se fait, parvenir à regagner ce qui m'a toujours manqué pour finir ce que je commence.

Quand l'originalité et l'envie se font la malle c'est le fondamental qui pâtit. Il y a malgré tout - salutaires - les serments qui tiennent et auxquels on s'agrippe comme un diable en fin de parcours. Il faudrait déjà remercier les grands tréfonds pour leur clémence mais je m'abstiendrai.

L'envie n'est plus mais le besoin reste, et les règles existent pour qu'on les applique.

Par injektileur - Publié dans : regrets
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 04:43

 

 

 

 

Ces chansons viennent de terres souvent inhospitalières, aux hivers rigoureux. Des bouts du monde miniatures battus par les vents de toutes directions et la neige en collines. Plus au nord les bateaux s'aventurent avec peur.

Il fallait à la base que l'instrument devienne plus violent qu'ailleurs. Il fallait qu'il tourne comme les rafales. Il fallait qu'il se lève puis meurt avec les courants.

Bien sûr bien sûr il y a à l'origine une histoire tragique derrière tout ça, une légende, une fable. Il s'agit d'un chant pour les morts. Il s'agit d'un chant en hommage à un moine martyr.

Mais de mon côté j'en retiens avec empathie et nostalgie les éléments déchaînés. J'en garde la perfection formelle de régions reculées balayées par des bourrasques verticales en plaines et horizontales sur les flanc des montagnes. Ces paysages qui savent me réduire au silence. Cette terre que j'écoute pleurer avec fascination et qui me manque tellement.

 


 

 

 

(musique : "Tsugaru Jongara Bushi" interprété par Hanawa Chie, au Boozy Muse à Tokyo le 20/11/2009. Vidéo mise en ligne sur youtube par Roze523. Si ça vous intéresse, il y a tout un tas de versions disponibles de ce très célèbre morceau de shamisen.)

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 00:17

Ici le tic premier est de répéter sans cesse ce qu'on vient de dire en imaginant que cela puisse servir le propos. Ici le fantôme de Thomas Bernhard se marre sans cape. Il n'aime pas du tout qu'on l'invoque pour rien ou si peu, hélas.

Oui mais, oui mais sans répétition l'ici n'est effectivement rien. Les efforts et les lamentations trop peu laconiques tombent de suite sur une impasse. S'astreindre à ne jamais utiliser deux fois le même mot devient une mission inutilement fatigante infaisable.

Et impassibles les lignes se font plus courtes et plus tangibles. Moins banales, si seulement.

Ici il y a avant tout le refus de se fourvoyer là où les connasses se reconnaissent. Ce n'est malheureusement ni gratifiant ni payant ni productif ou efficace, mais même lorsque les reproches s'aversent en silences pathétiques il nous reste la seule sincérité du devoir accompli. Puis l'humilité allongée tristement sous une interminable épée de Damoclès. Et la sensation qui se lit comme suit.

L'âme est de ce côté-ci soyez-en assurés. L'âme est de ce côté-ci soyez-en assurés. L'âme est de ce côté-ci, soyez-en assurés.


Par injektileur - Publié dans : divagations
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