Si un jour on me demandait de m'arrêter quelque part, d'arrêter quoi que ce soit je me demanderais alors vers quoi
je tendrais à quoi je ressemblerais ce que je choisirais où je me poserais. Mais j'obéirais.
Non pas que - mettons-nous d'accord au moins - l'hyperactivité soit la maladie qui me définisse le mieux, et c'est là que la litote s'infiltre en douce, mais malgré tout sans aucun effort fourni j'ai mes plans bien plans voire plans plans redondants en tête et c'est là que je m'amuse parfois dans ma mollesse ; les drogues, vous me dites, les drogues vous me dites et oui, les drogues mais non, la drogue, non, vous n'avez pas idée de ce que j'ingère tous les jours comme conneries propres et figurées alors oui, arrêter, oui. Arrêter.
Point.
Mais ça repart, lentement sûrement voire vaillamment ça refait le coup à chaque fois, presque chaque jour, essayez
vous-mêmes, il est très difficile de ne pas ouvrir les yeux après quelques heures de mi-sommeil. A quoi bon, je vous dirai, à quoi bon je vous dirai et vous rirez à gorges déployées. Toutes dents
émoussées dehors. Je vous entends au loin, dans de drôles de limbes au goût d'huile de morue, à moins que ce soit mon sang dans mes tempes par temps pluvieux. Arrêtez tout de suite, vous me
faites mal, vous me blessez, vous me tuez et je n'aime pas ça, j'en ai de tout temps bu sans en garder une seconde pour autre chose que pour mon petit moi geignard, alors oui, je dois mériter les
fouets propres cloutés figurés virtuels, mais attendez encore un peu que je me pose pour de bon, que je bloque tout pour de bon pour de vrai pour toujours genre à jamais. Je m'arrêterai le jour
où j'assumerai le complet de mon inutilité. Besoin de temps pour m'arrêter de penser à vous, oui, à vous et à vos entiers. Besoin d'encore plus de temps pour m'arrêter de réfléchir sur moi, ou
non, pas vraiment moi pas celui-là, ni propre ni figuré dans les sales questions.
En tout cas déjà bien à l'arrêt. Tout à fait blasé ou complètement épuisé.
C'est selon.

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