une zik une humeur

Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 18:10

 

 

 

 

 

Si un jour on me demandait de m'arrêter quelque part, d'arrêter quoi que ce soit je me demanderais alors vers quoi je tendrais à quoi je ressemblerais ce que je choisirais où je me poserais. Mais j'obéirais.

Non pas que - mettons-nous d'accord au moins - l'hyperactivité soit la maladie qui me définisse le mieux, et c'est là que la litote s'infiltre en douce, mais malgré tout sans aucun effort fourni j'ai mes plans bien plans voire plans plans redondants en tête et c'est là que je m'amuse parfois dans ma mollesse ; les drogues, vous me dites, les drogues vous me dites et oui, les drogues mais non, la drogue, non, vous n'avez pas idée de ce que j'ingère tous les jours comme conneries propres et figurées alors oui, arrêter, oui. Arrêter.

Point.

Mais ça repart, lentement sûrement voire vaillamment ça refait le coup à chaque fois, presque chaque jour, essayez vous-mêmes, il est très difficile de ne pas ouvrir les yeux après quelques heures de mi-sommeil. A quoi bon, je vous dirai, à quoi bon je vous dirai et vous rirez à gorges déployées. Toutes dents émoussées dehors. Je vous entends au loin, dans de drôles de limbes au goût d'huile de morue, à moins que ce soit mon sang dans mes tempes par temps pluvieux. Arrêtez tout de suite, vous me faites mal, vous me blessez, vous me tuez et je n'aime pas ça, j'en ai de tout temps bu sans en garder une seconde pour autre chose que pour mon petit moi geignard, alors oui, je dois mériter les fouets propres cloutés figurés virtuels, mais attendez encore un peu que je me pose pour de bon, que je bloque tout pour de bon pour de vrai pour toujours genre à jamais. Je m'arrêterai le jour où j'assumerai le complet de mon inutilité. Besoin de temps pour m'arrêter de penser à vous, oui, à vous et à vos entiers. Besoin d'encore plus de temps pour m'arrêter de réfléchir sur moi, ou non, pas vraiment moi pas celui-là, ni propre ni figuré dans les sales questions.

En tout cas déjà bien à l'arrêt. Tout à fait blasé ou complètement épuisé.

C'est selon.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 12:38

 

 

 

 

Sonic Youth précède à peu près tout ce qui s'est fait au moment où ils l'ont fait. De ce constat simple on se rend compte qu'ils n'ont au fil des décennies jamais eu la popularité et le respect total qu'ils méritent, et j'avoue ne pas être objectif dans le sens où j'ai toujours eu une certaine fascination - mêlée de crainte probablement - pour les artistes pionners. J'ai entendu parler d'eux il y a un peu moins de 20 ans maintenant, alors que Nirvana perçait un grand coup, avec leur aide appuyée, entre autres. J'étais petit, dans mon piano, mais "Smell Like Teen Spirits" m'intriguait, voire m'obsédait - avec, plus tard "Tostaky" - et si je ne les connaissais que de nom je savais qu'ils étaient bons. Pourtant, les choses de la vie et mon manque de curiosité immédiate à l'époque parfois, ont fait que c'était toujours le genre de musique que je me réservais pour plus tard.

Ce plus tard étant arrivé, je me dis avec quelques regrets que j'aurais bien fait de me pencher sur eux avant. L'album "Goo" notamment, sorti en 1990, est a posteriori une géniale prédication condensée de ce qu'allait donner le rock de la décennie qui suivra. Le titre au dessus en est extrait. Il clôt l'album et je l'adore. Tout est là, en gros, entre une certaine pop lo-fi no wave des années 80 et le grunge post-grunge alternatif des années 90. Des fois on se demande si on est né trop tard ou trop tôt, et Sonic Youth fait partie de ces groupes qui vous pose la question un peu constamment. A vérifier rapido wiki wiki je vois qu'il est né la même année que moi. CQFD et fierté inutile.

J'espère que cet extrait vous donnera envie de les (re)découvrir, si vous ne les connaissez pas déjà. La leçon a tirer est de limiter au maximum les artistes qu'on garde "pour après", un peu comme l'argenterie et les beau service qu'on sort finalement jamais. Même si je ne crois pas que le terme d'argenterie convienne au style de Sonic Youth. Ou alors un argent pas mal passé, mais  très précieux et indispensable à reprendre comme modèle pour aller de l'avant. Dans tous les domaines.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 23:44

 

 

 

 

 

Aujourd'hui je suis cool, je suis dans le mood, j'aime bien le swing avec le kitsch et les olives fourrées et tout et tout, un petit gin fizz et pourquoi pas, soyons fous des petits fours et des jolies femmes en décolleté généreux oui faut varier les anorexiques ça va un temps vous êtes d'accord, nous sommes d'accord, je reste cool, je balise moins, je varie varie dévarie pour vous amuser un minimum j'espère parfois, attiser votre curiosité qui sait, ou vous faire pitié si vous connaissez déjà beaucoup de choses et je sais que je sais que vous connaissez beaucoup de choses, je suis cool, j'assume, pépère, à l'aise blaise le temps d'une nuit avec quelques minutes pour écrire des bêtises ne soyons pas vulgaire ce serait complètement inapproprié, n'est-ce pas, nous sommes entre gens bien élevés après tout il faut varier varier dévarier et si je mets trop de musique sans queue ni tête ces derniers temps ne m'en tenez pas rigueur, j'ai toujours l'espoir que le meilleur est à venir, oui oui, oui oui, allez venez danser, en copains copains copains copains, ça danse les yeux dans les seins, les paumés du petit matin made in tou saouzande tenne avec Brel qui rigole j'espère avec Jojo et Jeff et Fernand qu'est-ce qu'on se marre, oui il faut bien rigoler parfois, oui, allez je vous laisse danser et redanser et boire et reboire peut-être moi je vais me coucher peut-être même si je suis à fond et non, maman, papa, j'ai rien pris si vous me lisez on sait jamais, c'est quand même bête bête bête, à relire les horreurs précédentes, c'est quand je m'amuse deux secondes que ça peut paraître bizarre, m'enfin bon, n'oubliez pas les italiques, bonne fin de semaine, sortez couverts bande de veinards et euh... vive Richard Cheese

 

 

 

 

(je décline toute responsabilité par rapport à ce texte - surtout la musique qui l'accompagne, et qui me plaît beaucoup - nous sommes d'accord. je vous laisse chercher vous-même le reste, il suffit de cliquer, toujours)

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 18:22

 

 

 

 

Oui, trop de son tue le son, je sais bien, j'imagine bien votre hypothétique lassitude, surtout là où la littérature devrait primer mais que voulez-vous, c'est assurément pour lui que je vis, le son, et rien d'autre, personne d'autre, je n'en ai pas besoin, les mots sont dépassés au moment même où on essaye de leur donner autre chose qu'une ligne sonore logique, assourdissante ou non, celles et ceux qui aiment le verbe n'ont rien compris à ce qui fait la mise en branle de nos tympans. Et je n'ai ni besoin d'eux, ni besoin de ce dont ils me parlent depuis trop d'années maintenant. Je sais précisement ce qu'il me faut quand il me le faut. Je connais chaque recoin de celles et ceux qui me percent à jour, et peu importe si morts ou vivants ne seront jamais de mon monde. J'ai la musique, le bruit, le son pour moi. J'ai leur musique, leur bruit, et leur son pour moi. Personne ne me les reprendra.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 01:48

 

 

 

 

 

Qui es-tu, toi qui involontairement soi-disant vient pertuber mes idéaux de beauté et d'intelligence ? Qui es-tu pour me dicter ma conduite et mes sentiments ? Qui es-tu pour juger ces mêmes sentiments, pour cracher sur cette conduite ? Que faudra-t-il pour te faire comprendre que tu n'as rien compris ? Oui, je suis seul, oui, terriblement seul, sans l'aléatoire d'usage, seul et triste et pathétique et misérable mais tant que moi, je comprendrai dix doigts sur un clavier j'aurai le dessus sur toi et tes semblables, comme tous les membres de mon espèce qui savent et comprennent le son pour le son, les ondes face aux ondes sur les murs et la rage qui naît au creux des siècles pour les siècles des siècles en tout endroit de la planète, je resterai vivant bien vivant et je saurai appréhender le préhensible comme l'incompréhensible à tes jolis yeux à tes jolies oreilles de petite salope imbue de sa personne à un point vomitif et jusqu'à des heures indues je m'appliquerai à te maudire sans fin, tu finiras par t'en rendre compte voilà ma seule prière, et s'il me sera impossible de connaître la paix, pour toi quitte à vendre mon âme au diable j'appuierai où il faudra, et les marteaux te remonteront là où tu ne comprendras encore moins du moins que rien ce qui t'arrive. Je suis rancune, haine et vengeance là où tu restes vacuité, prétention et superficielle arrogance, là où tu es incapable, incapable d'entendre le vrai, l'absolu l'absurde génie sonore, de le déceler de le déchiffrer j'aurais pu t'apprendre mais je me montrerai alors aussi vaniteux que toi, j'aurais pu t'apprendre mais les fins heureuses n'existent qu'au cinéma, la grande musique, elle, elle s'ancre dans le réel, dans la solitude, la fureur, la honte la frustration, dans l'amertume, la tristesse clinique et le désespoir agressif, violent, ces valeurs mêmes qui te sont inconnues, qui te rendent délicieusement inférieure pendant ces trop courtes minutes, ces mesures qui sauvent l'esprit et la vie comme on se jette dans une mer déchaînée pour récupérer son chien. Tu ne comprendras jamais rien à rien, et les ongles rongés jusqu'au sang ne te vont pas, non, parce qu' ils sonnent faux et neufs, alors que tu n'as jamais rien compris à rien, et qu'il n'est plus question pour moi de te sortir la tête de tes erreurs ou de songer à te faire du bien.

 

 

 

 

 

(Bon, ces derniers temps je suis particulièrement à cran, et j'imagine que ça peut se lire. Le pire, c'est que mon bras et mon épaule sont guéris, a priori. Promis, je vais faire des efforts pour "apaiser" mes prochains articles.)

 

 

edit 31/08/10 : c'est marrant, il y a un mois mon père m'a dit que ce final de la 7ème sonate de Prokofiev - que j'ai entendu grâce à lui - était depuis devenu une "scie" sur France Musique. J'ai bien ri. C'est aussi et surtout un bon morceau de retour sur scène pour un récital de piano.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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