Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 03:14

Je n'ai jamais connu personne d'aussi imberbe psychiquement que toi. Depuis le début tu n'as - il m'a fallu du temps pour le comprendre - jamais rien fait d'autre que te cacher dans l'ombre et le silence alors que je ne cherchais  un peu le bruit et les éclats. Si ton but était de m'éclipser, laisse-moi te dire que tu as réussi, peut-être même au-delà de tes espérances. En peu de temps tu as réussi à me ternir comme peu ont réussi à me ternir.

Ce n'est pas ton égocentrisme que je condamne, puisqu'il est inné chez les hommes - les hommes comme toi, oserais-je ajouter - mais plutôt, je répète, sans que cela soit paradoxal, ton mental lisse et glabre comme un cul de nourisson.

Je pense avoir été patiente et attentive, mais je crois aussi avoir atteint maintenant un nouveau cap dans ma vie sentimentale et affective. Je n'ai plus besoin de jérémiades et de remises en question perpétuelles, toujours liées à un manque de force de caractère, voire tout simplement un énorme manque de personnalité qui, de ta part, me devient de plus en plus insupportable à vivre au quotidien.

Je te connais comme si je t'avais fait, et je sais que la première question que tu te poses est si oui ou non j'ai rencontré quelqu'un. Et la réponse est oui. Après, la réponse à ta question suivante est non, je n'ai pas - encore - couché avec lui. Je ne t'ai même jamais trompé. Je suppose qu'au début de nos 5 mois de vie commune tu as été un bon amant. Puis les choses ont commencé à partir en vrille. Dans ta tête tu as dû me considérer trop rapidement comme acquise, et j'imagine que c'est précisément ça qui me fatigue.

Sincèrement, je ne crois pas m'être ennuyée avec toi au lit, mais aussi stupide - et prétentieux - que cela puisse paraître dans mes "pensées intrusives" comme on dit je me demandais souvent si ça pouvait pas être mieux, si je ne méritais pas mieux, de la même façon que toi aussi tu mérites mieux, probablement.

Alors non, je ne t'ai jamais trompé, et je te quitte. Je suis une fille de risque, et avec le garçon que j'ai rencontré la semaine dernière j'ai envie - besoin ? - de prendre des risques. Je suis suffisament fière de moi pour ne pas avoir à revenir auprès de toi en pleurant si ce que je pensais pouvoir se faire ne se fait pas.

Je suis comme ça, je me connais et je ne changerai pas, du moins avec toi à mes côtés. Je suppose que j'ai plus de caractère que toi, et je n'ai pas envie - besoin ? - de te mépriser pour ça.

Tout le mal que je puisse te souhaiter, c'est de te trouver quelqu'un qui te ressemble et avec qui tu pourras vivre paisiblement, puisqu'apparemment c'est ce que tu souhaites.

Pour ma part j'ai envie, voire besoin, donc, d'un minimum de rêve et d'aventure, de risque. J'ai simplement besoin d'un homme sur lequel je puisse compter plus que lui-même ne compte sur moi.

 

Je serai désolée pour toi demain.

Par injektileur - Publié dans : traits au port et porc-traits
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 03:43

L'inactivité prolongée a ceci de gracieux qu'elle vous enveloppe d'une sorte de cape imperméable aux horloges externes. Loin de se calmer le phénomène prend de l'ampleur avec les semaines, et les mois qui passent. Les saisons, les années arriveront en renfort à peine plus tard.

N'importe quel humain inactif trop longtemps voit son cerveau s'assécher jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le chômage est pire qu'une drogue parce qu'il n'a pas de délivrance possible dans l'overdose. On n'y trouve que l'isolement progressif, puis l'isolement nécessaire, puis l'isolement subi, puis l'isolement délétère.

N'importe quel humain inactif trop longtemps voit ses références partir en morceaux, ses amis se faire la malle, sa parole s'appauvrir, ses désirs s'amenuiser ses rêves flétrir à vue sa constitution se fragiliser son espérance ses projets se liquéfier en choeur.

N'importe quel humain inactif trop longtemps sait que ses jours en tant qu'être pensant sont comptés, que sa raison tient à un fil fragile qu'il ne pourra remplacer, que le monde ne tourne qu'avec d'autres humains dont il ne se nourrit d'aucune vision.

Visions d'ordure comme visions de grandeur.

 

Plus besoin d'une quelconque troisième guerre mondiale. L'inactivité prolongée a ceci d'extraordinaire qu'elle se tait parmi les hommes, et qu'elle sait les faire taire pour qu'au moins ils s'éteignent en paix.


Par injektileur - Publié dans : divagations
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 03:34

Ce soir dans le métro j'ai vu un mec lécher son téléphone portable pour, apparemment, le nettoyer. Je pense que Venise peut attendre.

Merci de votre soutien et de votre attention.

Par injektileur - Publié dans : regrets
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 03:25

Vivre plus, vivre trop, dixit le type en face d'elle. Elle n'avait pas bien compris, et ceci n'irait pas en s'arrangeant, parce que plus il parlait moins il l'intéressait. Elle décrochait lentement et sûrement.

Il ne s'agissait pas de leçon donnée, d'une façon ou d'une autre, juste de visions vues et revues pas assez corrigées mises bout à bout.

Juste d'un monologue très ennuyeux sur des ambitions haussées à partir de rien, et elle le savait. Il le savait.

Vivre plus vivre trop, alors qu'autour d'eux le monde perd ses saveurs à venir.

Vivre dans l'excès, tandis que c'est l'excès qu'on nous vend et revend jusqu'à ce qu'exctinction s'ensuive.

 

Dernière démarque avant annihilation. Dépêchez-vous dépêchez-vous, vous savez bien qu'il y en aura pas assez tout le monde.

Par injektileur - Publié dans : divagations
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 03:21

 

 

 

À vous faire écarquiller les yeux bien grand, après près de vingt ans d'écoute intensive où votre confiance en la musique reprend le dessus, en dépit de tout, avec les battements multiples. Une confiance en eux qui n'a jamais failli. Les carrés qui vous rendent heureux d'être en vie avec des tympans en état de fonctionner. Une reconnaissance formelle et éternelle dans le partage compliqué de valeurs en perdition. Des remerciements dans le vide, mais des remerciements sincères, presque utiles. La musique vous fait sentir presque utile, c'est le mot.

 

La survivance des mythes dans la lancinance.

Et le Rythme sans interruption, même après la fin de la fin.

Par injektileur - Publié dans : une zik une humeur
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