Qui sauve sa femme sauve le monde ? Peu importe pour Alan Wake, écrivain à succès en manque d'inspiration depuis trop longtemps et pris dans un cauchemar dans lequel il nous entraîne avec lui. Je me suis acheté ce jeu hier et je suis un peu à fond, donc, pour retrouver ma femme Alice (beurk, ce prénom). Non pas que j'aime parler de ma vie - haha - mais comme je dis souvent je ne me cherche pas d'excuses, j'explique. Si le jeu pêche un peu au niveau technique, la modélisation des visages particulièrement en deça de ce qui se fait ces dernières années, l'ambiance est parfaite et Stephen King y retrouverait ses petits. Oui, "Alan Wake" est un jeu d'épouvante au sens pur du terme. Le sang y est absent, mais il serait superflu. Les monstres d'ombre que vous combattez à coup de lampe-torche et de lance-fusées disparaissent à leur mort, mais ce qui les entoure arrivera à faire flipper presque n'importe qui. Tout est basé sur l'ambivalence connue entre la peur du noir - la nuit, quoi - et la lumière protectrice mais les développeurs ont l'air d'avoir évité les tartes à la crème. Je dis "ont l'air" parce que je ne suis qu'au troisième épisode. Le découpage se fait comme une série télévisée et c'est assez original, voire amusant, vous avouerez, pour un jeu vidéo.
Voilà, je dois retourner chercher Alice, je vous laisse, soyez sages. Inutile de vous préciser que je vous conseille ce jeu si vous
avez une XBox. Le scénario poussé et la réalisation sans faille, au niveau des meilleurs thrillers hollywoodiens, en vaut la chandelle.
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