À l’entrée dans le train rouge vous ne vous attendiez pas à grand chose. Les rencontres ferroviaires sont de ces idées dont vous aviez
castré l’idée depuis des milliers de matinées. De fait, vous êtes assis seul et mou contre votre fenêtre sale.
Puis vient Liège, sa gare et d’un coup d’une taillade votre voyage prend de l’ampleur.
Et vous vous trouvez alors un peu moins engoncé dans vos - minables - existences. Vous vous efforcez de penser à éprouver une reconnaissance un tant soit peu sincère envers quiconque serait
responsable.
Arrivé à Cologne en ce début mai il fait un temps bleu immaculé. Le vif du sujet. La cathédrale ressemble à une gigantesque pierre tombale brûlante, et mal entretenue. Elle fait presque peur. Et vous aimez un peu avoir peur, mais pas d'emblée.

Vous entrerez plus tard, parce que pour l'instant quelque chose d'encore plus puissant vous appelle.
Le Rhin, un peu plus loin, respire comme une mer intérieure.
Avec l'approbation des mouettes, humant un air bon frais comme vous ne le connaissiez plus vous vous dirigez lentement vers l'auberge où vous avez prévu de passer la nuit.
(à suivre)
(Quelques explications : c'est autant par flemme que par souci technique - à cause des
"grosses" photos - que je vais couper ce texte en plusieurs petites parties. Je ne sais pas quand il sera fini. Mais je me lance sinon je le ferai jamais. Donc il y a aussi une envie
d'avancer.)
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