Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 10:49

Et si alors la moitié vide se faisait pleine enfin ? Vous ne croyez pas ? Sans avoir la moindre intention d'aller de l'avant on s'y retrouve pourtant et il faut paraît-il faire avec. Juin c'est le pied de la balance, inquiétant lorsqu'on se laisse marcher dessus. Et rétrospectivement il vous surprend par sa nonchalance. Par définition un peu unijambiste vous vous dites qu'il manque quelque chose pour que la moitié d'orange derrière vous soit la plus chenillée de tous les quartiers de fruits qu'on vous aura fait bouffé. Pourrite de chez pourrite et pourtant le pire est l'avenir vous le savez, alors c'est la sérénité à la place, ou peut-être une de ses cousines qui pointe le bout de son nez. Une certaine sérénité. Relative sérénité encombrée par les mêmes éternels bouchons constants le chômage vous sert de bison futé enrhumé.

Même vos repères balisent parfois de vous voir vous assoupir pour de bon, parce qu'il n'y a que ça de probant dans notre monde, magnifique et vu et revu. Prétention de moins en moins passagère. Peur de rien. Qu'ils y viennent, en juin. Qu'il y vienne, le mois de sixte avec ses pieds en canard ou une fente bien tendue bien basse sur les genoux sur ses appuis ou son dieu de pacotille et sa mauvaise haleine magnanime. Misécordieuse, si on osait.

Mais vos ouailles ont bien été patientes cette année encore, toujours comme toujours et les odeurs réaparaissent toujours en juin. Avec raison. Juin ne sera jamais un mois aimable. Ni affable. Et pourtant il sait où se trouve sa place exacte, il reste en passage, en péage de quelque chose qui ne sera jamais plus vers quelque chose de trop peu surprenant pour que vous ne vous laissiez pas dominer par le sommeil qui vous gagne lentement. Serein, qui sait ? Au moins jusqu'en juillet ? Bercé malgré lui par les illusions empreintes de la naïveté fausse des pathétiques adorateurs du beau temps ? Quelle importance au final. Dormez tous mes agneaux, déflorez-vous ou mourez de chaud. Juin approche maintenant à pas de géant et se plantera devant vous que vous le vouliez ou non. A sa gauche ou à sa droite vous devrez choisir de vous poser. N'allez juste pas croire que pour les indécis il saura faire preuve d'une quelconque pitié.

Par injektileur - Publié dans : calendes drillées
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