Les versions sont nombreuses
tu te meus, te maintiens
tu résistes à ta façon
bien mauvaises les versions
à dire vrai
et inutile le temps passe
et perte de temps sur les valeurs perdues
qui ne parlent plus à personne ou de si loin si lasse
notre belle société ne resiste pas ne sait plus
à dire vrai
plus personne ne sortira de l'ombre à ta place
si par mégarde tu la quittes ou te la fais quitter
si tu tombes le monde enfin devant toi se révelera une garce
et pourtant pendant que tu respireras une dernière fois avant l'éternité
pour de vrai
c'est ta conscience que tu regarderas enfin dans les yeux
c'est ton obéissance grasse à ce que le monde est devenu que tu regretteras pas qu'un peu
et dans les décombres de ton amour-propre tu seras enterré
avec les méandres des souvenirs de tes compagnons blasphémés.
(Il faut préciser que ceci est un "commande" de Hime - improvisation
libre avec musique sur un titre imposé - à laquelle je me presse d'obéir, justement, parce que les répresailles avec elle sont dangereuses. Plaisanterie mise à part, j'ai absolument rien d'un
patriote, mais le mot résistance garde pour moi une valeur particulière à laquelle il est impossible de se référer aujourd'hui, puisqu'il est impossible de résister à quoi que ce soit dans notre
guerre à nous, les après 74, la guerre économique ouverte, sans le sang mais avec les poignées de main hypocrites à la place de fusils, dans le meilleur des cas. Bref, j'y reviendrai peut-être un
jour, ça fait partie des sujets que j'ai déjà abordé mais qui ne laisse pas de "m'inspirer" et ce mot m'énerve. Merci à Hime quand même. Je dois aussi finir en citant Germaine Sablon qui est plus
ou moins la première interprète du chant des partisans, composé et écrit en 1943. Ouala c'est fait.)
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