Quantcast

divagations

Jeudi 16 août 2012 4 16 /08 /Août /2012 02:22

Je suis persuadé que vous avez déjà remarqué comment, aux informations télévisées - et ceci est international - dès qu'on parle d'économie, du travail, du chômage, on nous montre à l'écran des gens, voire des pieds seulement, qui marchent. C'est à se demander à quand remonte cette tradition étrange qui veut que lorqu'on a rien à montrer, on montre des gens, souvent de dos, qui marchent. je ne suis pas contre, mais je suis pas pour non plus. J'aimerais juste des réponses. Est-ce un manque total d'imagination, ou un effet de style obligé, voire une convention, comme un point à la fin d'une phrase ?

C'est frustrant parce qu'au cours d'un sujet d'une ou deux minutes on sait qu'on va y avoir droit. On l'attend, on l'attend et paf, on y coupe pas. C'est comme les scientifiques avec leur pipette dès qu'on parle des doctorants ou des chercheurs. En oubliant que les chercheurs en histoire, en mathématiques, en littérature ça existe aussi, j'en ai rencontrés.

Les informations télévisées sont codées par des mécanismes qui pour la plupart datent d'une grosse trentaine d'années, et ce ne sont pas les nouvelles technologies qui vont changer la donne et les fondamentaux. Je suppose que depuis l'arrivée des chaînes d'information continue l'angoisse des réalisateurs se résume à une grande question : "Que montrer quand on a rien à montrer ?"

Ou comment meubler avec rien, quitte à en devenir ridicule.

Quoi qu'il en soit, je me demande bien qui est la personne inspirée qui a décidé un jour de montrer des gens qui marchent pour meubler un sujet sur l'économie, le travail ou le chômage. À l'origine, l'idée devait être bonne. Mais si obligation il y a d'avoir des "vraies images" à la télé, pourquoi ne pas balancer dans le kitsch kawaii avec des animaux partout ?

 

Tensions sociales ? Foutez des ours !

Carnet rose ? Des lapinous !

Grèves ? Des lions !

Départs en vacances ? Des oiseaux ! Logique !

Départs à la retraite à 60 ans ? Des chevaux !

Canicule ? Des lézards !

Retour de vacances ? Des écrevisses !

Chômage ? Des paresseux ! Bien que là, l'image en devienne un peu colorée politiquement.

Attaques terroristes ? Des fourmis ! Pourquoi ? Parce que les fourmis sont conditionnées pour se battre et se sacrifier pour une cause, leur reine, qu'elles sont incapables de remettre en question. Bref.

Assassinat au sein de la pègre ? Des loups !

Scandales sexuels ? Des bonobos !

Scandales financiers ? Des hyènes !

Sports ? Des guépards !

Showbiz ? Des chats, mes chers amis, évidemment, des chats !

 

 

Vous aurez compris. Il faut meubler, mais il faudrait meubler correctement, avec des poils et des plumes et des écailles. Je pourrais allonger la liste mais je compte aussi un peu sur vous.

Eh oui. Merci d'avance.

Portez-vous bien toujours.

Par injektileur - Publié dans : divagations
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 04:24

nepasgerber

 

Tout est dit. On est de bonne humeur, on se décarcasse, on cherche, on se cherche, on entreprend on structure on restructure et puis paf, on nous rappelle à l'ordre. Encaissez sans gerber. Encore faudrait-il savoir pourquoi. J'aimerais savoir pourquoi. Le lait a certaines propriétés que la décence m'interdit de nommer ici, mais point trop celle-là. Attention ne pas gerber. Vous allez vous retrouver avec des litres-kilos sur les pieds. Attention ne pas gerber. Mais surtout travaillez. Cela n'a aucun rapport et pourtant. C'est le signe avant-coureur de faux espoirs qu'il faut embrasser pour avancer. Sans gerber sur le côté du chemin. Parce qu'évidemment bientôt notre petit monde va changer. Il faut croire à notre force, notre talent, nos projets, nos attentes. Ne gerbez pas. Travaillez. Procréez. Imaginez. Mentez. Croyez. Ingérez. Achetez. Vendez. Vivez.

 

 

(La photo est de moi. Ca m'a intrigué et amusé. Peut-être que vous aussi. Désolé pour le silence, je continue de travailler. CQFD. Vous me manquez mais j'ose espérer que ça en vaille la peine au bout du compte.)

Par injektileur - Publié dans : divagations
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 18:18

Parce qu'on dira ce qu'on veut c'est nettement plus élégant qu'hésiter, ou traîner. On se figure des choses qui n'existent pas, des projets avortés qu'on ressort des utérus sans trop savoir comment. Et tout ça au beau milieu d'un calme olympien. A se demander combien de fois a été lâché l'épithète dans ces pages. Oui, olympien. On se voit genre tout de suite vêtu d'une toge, avec le service-trois-pièces en goguette, et les mikonosseries d'usage que les plus basiques d'entre nous n'hésiteront pas à relancer.


Ici on tourne en rond mais le manque d'évolution a du bon assurément. Moitié plein. Il garde certains aspect positifs. Moitié moitié. Ca permet de garder le schmilblick en vie. Moitié vide.

 

Il y a une sérénité latente dans le coin, ça sent bon les chaussettes propres de pas sortie. Il y a un grand amas de confiseries remboursées, et au loin aussi la coupe au gros, comme quand il y en trop mais que je vous le mets quand même.

 

Tout est bon dans le manque d'évolution.

Par injektileur - Publié dans : divagations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 05:55

Juste derrière nous la grande histoire éructe. Elle commençait alors à finir de se réinventer en vain. Et la petite a bon dos. Et la personnelle ne sait s'éclipser. Les études, relectures, discours, thèses, articles détaillés, coupures de journaux, bouts de chiffons et gommes tailladées sont formels. 1996 ne se tient pas.
Elle semble coupée de 1990-1995 dans le sens de la longeur.

1996 ne se tient pas et il n'y a aucune logique à cela. Aucune logique sinon une barre sur un front moite apparue le long de la première moitié de la décennie.
Rechercher aujourd'hui des significations cachées à ce qui en avait si peu à l'époque n'a plus ou moins aucun intérêt. Parce que 1996 ne se tient pas. Personnellement, régionalement, nationalement et internationalement. Artistiquement - quoique - et politiquement. Scientifiquement et socialement. Humainement.
Vérifions rapidement.
Année internationale pour l'élimination de la pauvreté. Rien que ça. L'Amérique riche. L'Europe dans l'illusion pleine. Le Japon d'un coup au fond du gouffre, déjà. La Chine tiers-mondiste seulement.
En France au début un vieux voleur menteur cancéreux finit ses jours tel qu'il l'avait rêvé. Sans succession. Genre après moi le déluge. Et à la fin nous avons un attentat. Genre blasé après les exactions de l'année précédente.

C'est aussi en littérature l'année de la mort d'une vielle peau - groupie du précédent - sur la tombe de laquelle on nous demande de nous incliner.

Un bon cru cinématographique peut-être, avec - chez nous - "Casino", "Seven", "Mission Impossible", "Trainspotting", "Toy Story"...

et "Independence Day"

1996 ne se tient pas.

Je me souviens avoir aimé "Disjoncté". Le film a-t-il bien vieilli ?

 

1996 ne se tient pas, parce que l'ensemble de ce qui a suivi n'a fait qu'appuyer les élans désespérés d'une nouvelle génération gâchée qui ne pouvait alors qu'à peine utiliser internet pour les messageries instantanées, avec ce son caractéristique de la porteuse qu'on entendait dans un modem 28,8 au moment de la connexion.
1996 ne se tient pas, parce qu'à l'époque ce son homonymait le futur.

Le jeu vidéo quant à lui, ou du moins une certaine idée du jeu vidéo, parvenait lentement mais sûrement à son apogée.
1996 est à l'image de la Sega Saturn et de ses deux processeurs centraux. Bancale, complexe et perdante d'avance. Bien que culte. En y réfléchissant bien. Au final. A posteriori. Peut-être. En en appelant à la nostalgie la plus basse de plafond. On peut supposer. Culte, oui, admettons. Au moins pour la génération citée au dessus.

Certes, la contradiction est très facile à apporter : 1896 1976 1986 ou 1997 et les autres auraient-elles un sens, elles ? Non, peu probable. Voire pas envisageable. Pourtant, avec l'apparition des premières rides sur les visages déjà fatigués, les questionnements changent, évoluent. Puis laissent place à des affirmations désagréablement lancinantes.

1996 ne se tient pas. Et elle ne tient pas à se tenir. Elle tient seulement à son goût âcre. Elle irradie des vies poussives comme on balise des fonds marins. Elle obture à l'envi des pans entiers d'âmes mêlées pour s'ouvrir d'un coup et aveugler sans ambages ce qui nous restait de souvenirs paisibles et sereins. Devenue sableuse, elle glisse entre les doigts de la mémoire sélective et se répand sur le sol en un commandement limpide impressionnant un négatif dépassé par la technique. Un simple mot phosphorescent.

Oublie.

Oublie le mauvais comme le bon, parce que l'amalgame empoisonne.

 

 

 

1996 ne se tient pas.

Par injektileur - Publié dans : divagations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 03:20

Mots à bannir :

- catastrophe

- petit

- cercle

- bouche

- phénomène

- télévision

- politique, à coupler avec économie

- mort, précédé de l'épithète petite - expression lamentable

- projet, au pluriel aussi

- écriture

- chômage, de facto

- plan, au pluriel pareil

- suivre

- texte

- Cologne, en rapport avec le mot précédent

- été

- critique

- anniversaire

- lecteurs

- amis, pluriel

- passion

- choix, toujours au pluriel

- trentenaire

- sommeil

- émotion

- décision

- piano

- appétit

- joie

- comédie

- Japon, par nécessité

- impatience

- regrets

- anglais, pour survie - cf les connasses de twitter et leurs "écrits"

- retour

- sagesse

- tragédie

- explosion

- plans

- plans

- projets

- rêve

- coupure

- absence

- remplir

- souhait

- plans

- projets

- projets

- plans

- décisions

- parler

- projets

- sacrifice

- plans

- chômage

- projets

- romans

- futur

- plans

- projets

- paix

 

 

(musique : Kashiwa Daisuke, "in the lake". Mis en ligne sur youtube par perry173)
Par injektileur - Publié dans : divagations
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

introducing...

  • pour la main gauche
  • : des essais d'essais de romans en ligne, avec des nouvelles aussi, de la musique, de la poyézie, des traductions, quelques jeux vidéo et des bouts de pseudo-réflexions personnelles dedans...
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

dernières gentillesses, ou non

savoir quand

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

injektzik

passe, passe le lien

flux soviétique

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés