Quand on se retourne et qu'on rigole. On a trop parlé ici de visions, d'écrans, de machinchoses. On a râlé à perte contre plein de bidules inconséquents. On a raconté sa vie aussi peu qu'on avait souhaité et c'est encore trop. Et là on se retourne et on se marre. Intérieurement, mais ça compte.
Là pour une fois quand je dis on je dis je. Je me marre. Intérieurement mais ça compte.
J'ai plus d'heures, plus de visions mais beaucoup d'écrans. J'ai des yeux de lapin myxomatosé. J'ai un projet que je prétends sympa dont j'avais envie de vous parler mais je me dis que ça lui porterait malchance.
Pourquoi les yeux myxomatosés ? Parce que je joue beaucoup, et à - presque - n'importe quoi. Mon rythme ciné a en contrepartie ralenti quelque peu. La température baisse, idéale pour l'hibernation pixello-contemplative.
Je joue donc. J'écris pas tout à fait assez, ou pas du tout tout à fait assez. Je travaille pas autant que je le voudrais, et qu'il le faudrait.
Quand je dors c'est très longtemps et mal. Et à l'intérieur je vois soit des dragons étranges soit des supermarchés banals. Vous avez déjà rêvé que vous faisiez des courses de pâtes, de nutnut et de PQ ? Moi oui, et c'est pas reluisant.
Ca s'appelle des périodes. Je fais n'importe quoi, à tous les points de vue. Eveillé je me retranche derrière des choses qui ne trahissent pas. Endormi je digère tout ce qui fait que je suis incapable, pour le pire comme pour le meilleur, d'appréhender l'ennui. Et ça me va assez bien comme ça. Surtout le dimanche, vous imaginez bien.
Et je pense toujours à vous, vous imaginez bien, en espérant beaucoup vous savoir plus constructifs que moi.
Prenez soin de vous toujours. Sortez couverts toujours, par ce temps froid où la promiscuité est rendue légitime.
Moi, je vous laisse et je reviens. J'ai tout un paquet de dragons à occire.
2 ans et demi en fait que j'attendais de le placer, ce verbe-là. Oyez, oyez, ayé c'est fait.

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