insanités

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 20:13
A s'enrouler avec elle comme un chien chaud on en perd toujours un minimum le sens des réalités.
Salvateur.
Il ne faut jamais dormir déshabillé.
Il ne faut encore moins dormir sous sa couette.
Imaginez la fin du monde.
Ou pire, imaginez les flics qui vous réveillent.
Ou pire, encore, imaginez votre mère dont vous connaissez la voix par coeur (vous êtes un fils digne) et vous savez précisement à cette voix quand elle vous appelle au téléphone que quelque chose de grave chez vous ou votre entourage vient de se passer.
Vous dormez à n'importe quelle heure du jour ou de la journée.
Donc vous faites en sorte d'être prêt à bondir, même s'il vous faut une bonne heure pour vous remettre de votre somnolence. Les flics ou votre mère ne doivent pas s'en apercevoir.
Vous ne savez pas d'où vient cette "peur" iraisonnée de vous poser sous la couette et de vous mettre en "tenue de nuit", nu ou non.
Vous avez toujours toujours eu ces tendances, à bien y réfléchir.
Ca a commencé à se diagnostiquer lorsque votre dernier emploi a définitivement ruiné vos espoirs de vie épanouie, ou au moins meilleure.
Ca a empiré lors de votre dernier déménagement lorsque votre propriétaire en qui vous aviez confiance (membre de votre famille incidemment) vous a mis dehors pour des raison qui seront toujours excellentes.
Ca a atteint son dernier stade avec le chômage et la désillusion permanente. La peur qui ne dit pas son nom de quelque chose qui ne dit pas son nom non plus.
Vous savez d'ores et déjà que c'est mauvais pour votre équilibre.
Mais en contrepartie, ça vous rassure de ne pas vous laisser enfermer.
Il y a une faiblesse dans le sommeil, mais il y a la mort sous la couette.
Alors quand il fait froit vous vous contentez de dormir avec votre conscience malade comme seule compagne, et vous rabattez la couette sur vous.
Vous vous dites qu'il y a aussi une vérité là-dedans, sans bien avoir envie de la connaître.
Envie de rien, non, c'est sûr.
Mais pas assez original pour être précisé.
Personne ne dormira sous cette couette. Sinon éventuellement des amis pour une nuit, qui ont trop bu, qui ont pas la thune pour le taxi.
Mais personne d'autre. Dessous c'est la mort.
Pour la vidange vous aviez les hôtels. Pour les vidanges vous aviez les dessous de couettes de vos adversaires qui iront parfaitement. Vous avez votre couette impénétrable, vos adversaires ont les leurs, auxquelles vous vous habituiez tant bien que mal. Mais petit à petit, les impossibilités s'accumulent, sans même que cela vous dérange.
Vous ne voulez plus personne, où que ce soit.
Vous dormez juste comme si votre survie en dépendait, et c'est le cas d'ailleurs, on vous l'a dit on vous le dit encore et on vous le répètera.
Personne ne vous comprend et c'est tellement mieux comme ça.
Avec votre conscience en chien chaud vous débranchez le téléphone et l'ordinateur pour éviter que quelque chose n'arrive et rien n'arrivera, par essence. Dessous c'est la mort.
Et vous vous sentez presque apaisé pendant quelques secondes.
Par injektileur - Publié dans : insanités - Communauté : trop dure la vie....
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 08:34
J'ai la très grande tristesse de vous annoncer la mort de mon bras gauche, suite à de terribles douleurs nerveuses de je sais pas quel nerf mais si je le chope je lui dirai que c'est un sacré enulké. Y'a eu un gros pet, puis perte de sensibilité totale, puis gangrène.
Que les spécialistes ne me demandent pas ce qu'elle fout là la gangrène, et surtout aussi vite, car j'en sais foutre rien.
En tout cas l'amputation est d'ores et déjà programmée, et je suis en train de lui chercher une urne (selon mes convictions areligieuses, il ne pourra être qu'incinéré) et un endroit où disperser ses cendres.
Il allait un peu mieux ces derniers jours, pourtant, alors je ne m'inquiétais plus.
Malheureusement, hier en pleine journée alors que je me morfondais gaiement sur ma vie plus belle que tout, c'est les doigts qui ont commencé à gueuler

" Hey hey, mon gros, t'as pas vu que le triceps est en train de clamser depuis des semaines? Mais t'es vraiment trop con ma parole! "
" Vos gueules! Il se calmait petit à petit avec les anti-inflammatoires et la crème! Comment je pouvais savoir? "
" Non mais t'es vraiment une buse! Tu somatises, c'est aussi simple que ça! Et t'es trop con pour l'admettre! "
" Vous m'insultez encore et je vous coupe, compris? "
" Bof, on s'en fout, on t'aime pas, tu fais plus de piano, et pour te branler, tu préfères nos collègues de l'UMP... "
" Malin, ça... "
" En tout cas, tu peux pas l'entendre, mais le pauvre petit triceps, ou du moins, le nerf qui le touche, il jouit, là, je te promets! "
" Et vous voulez que je fasse quoi ? "
" Bah on se disait, qu'aller chez le médecin, c'est des trucs qui se font ? "
" J'ai horreur des médecins! Et j'en ai assez autour de moi! "
" Alors tant pis, tu perdras ton bras tout entier, et nous avec, par la même occasion... "
" Je sais pas si j'y perds beaucoup au change..."

Et c'est ainsi que j'ai étouffé littéralement le problème à la racine. J'ai tué mon bras en l'asphyxiant, et maintenant il pend le long de moi, sans vraiment m'en vouloir non plus.
Je l'aimais bien pourtant. Même si je suis droitier pur et dur. Ah non, gaucher des pieds, c'est une anomalie dont je suis fier, mais mes pieds vont bien, donc le sujet n'est pas là.
J'aimais bien mon bras gauche. Il est plus vieux que moi parce qu'on m'a greffé à lui quand il avait quelques mois. On s'était attaché l'un à l'autre. Quand j'étais petit, je le reconnais de son jumeau de droite grâce au piano. C'est ma première prof qui m'avait expliqué que si je paniquais à l'idée de pas me rappeler où était la gauche par rapport à la droite, je n'avais qu'à m'imaginer devant le clavier et je saurais instantanément. Ce réflexe avait perduré jusqu'à aujourd'hui.
Et j'ai presque envie de pleurer.
J'ai par la même occasion envie de dédicacer cet article à la personne qui est arrivée sur ce blog en tapant "je n'arrive pas à me faire jouir de la main gauche" sur google. Je ne suis pas sûr de pouvoir l'aider mais j'imagine qu'il saura compatir à ma douleur de perdre un compagnon cher.
Je l'aimais bien, parce que le bras gauche c'est celui qui aide sans demander son reste. On l'oublie souvent, le pauvre et il suffit qu'il soit cassé pour qu'on se rende compte que la vie sans lui est terriblement difficile. Un peu comme un batteur dans un groupe de rock. On ne le remarquera que s'il est mauvais. Ou presque.
Je l'aimais bien parce qu'il avait un peu moins de gros grains de beauté que le bras droit. De la même façon que ma main gauche était plus jolie, plus propre, parce qu'avec beaucoup moins de grains de beauté aussi, et des os et des muscles un peu moins saillants. Plus ronde.
Donc, paix à l'âme de mon bras gauche, et à l'omoplate, l'épaule, le coude, l'avant-bras la main et les doigts qui vont avec. Je me demande comment ils vont bien pouvoir couper tout ça, d'ailleurs.
Je me demande s'ils vont pas en faire de la farine animale plutôt que de le brûler d'ailleurs.
Mais j'y veillerai.
Et je vous raconterai.
Pour l'instant, je vous laisse, parce qu'écrire de la main droite sur un clavier, c'est chaud et lent et peu gratifiant je vous garantis.
Une messe sera célébrée en son honneur à l'église St-Ambroise, dans le 11ème arrondissement, jeudi prochain à 10 heures.
Oui, j'aime bien les paradoxes.
Lui aussi il aimait bien les paradoxes. C'était un bras-radoxe.
(OK OK je vais me coucher)
Par injektileur - Publié dans : insanités
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 15:08
Parce que nous sommes lundi et que tout le monde est de mauvais poil - sauf les chômeurs comme moi bien sûr - parce qu’il faut que je fasse réagir mes lecteurs masculins, car oui, comme vous l’aurez remarqué à la lecture des commentaires sur mon blog, c’est très fatigant pour moi d’être un sexsymbol du web, parce qu’il y a suffisamment d’histoires tragiques qui se déroulent en ce monde au moment où j’écris ces lignes et parce que je cherche constamment à renouveler un peu le ton de mon blog je vais aujourd’hui m’adresser à mes congénères couillus à propos d’un sujet qui nous concerne tous, nous, les hommes. Je veux parler des râteaux.
Nombreux, trop nombreux sont mes disciples, qui trop souvent me demandent avidement « Ô Maître injektileur, quelles sont les recettes pour réussir le râteau parfait ? » et à cela, mes amis je crains devoir vous répondre qu’il n’y a malheureusement ni râteau parfait, ni recette miracle pour s’en approcher, mais que certains principes élémentaires que moi, injektileur, donc, vais vous inculquer de suite sauront vous être utiles si vous voulez accéder à cette état de grâce qu’est le râteau de classe supérieure.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je préfère prévenir de suite la gent féminine qui serait susceptible d’être choquée par le machisme latent et revendiqué des propos qui vont suivre qu'ils sont destinés à mon public masculin. Qu’on se le dise.

Voici donc, les règles à suivre pour ramasser les meilleurs râteaux:
I - VISE HAUT : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Soyez le propre Shadock de votre coeur, pourquoi se contenter de la fille moyenne, voire du tromblon qui vous fait de l’oeil, parfois sans trop de discrétion, pourquoi s’arrêter sur votre amoureuse transie? Ne jetez votre dévolu que sur la plus jolie, la plus douce, mignonne, sympa, futée, drôle, intelligente, bien foutue etc... des filles autour de vous, ou même un peu loin, celle sur qui tout le monde bave à l’école, à la fac ou au travail. « Boys be ambitious » a dit le grand William S. Clark à la fin du XIXème siècle a ses élèves de la toute nouvelle université de Hokkaïdô. Dieu sait si les Japonais sont des grands guerriers des râteaux, alors suivez ce conseil.
II - RESTE TRADITIONNEL : personne ne peut ignorer que la plus grande majorité des êtres humains est attirée par ce qui les fuit, en l’occurrence, celles qui les fuient. N’essayez surtout pas d’innover en la matière. L’intérêt mutuel n’a par essence aucun intérêt pour les grands jardiniers. Repérez de loin celle qui vous permettra d’accéder à la béatitude, approchez-la et ne vous faites pas repérer. Du moins, pas tout de suite. Et faites plutôt en sorte que quoi que vous disiez, quoi que vous entrepreniez c’est elle qui refusera de vous repérer.
III - SOIS PATIENT : un bon râteau se travaille sur la durée, toujours. Ceci est un peu arbitraire, mais ma grande expérience et mes diplômes me permet de déterminer la durée minimale de préparation du râteau à 1 mois après le 1er contact verbal ou autre avec la cible. Avant 1 mois on peut parler de râtelet. Comme par exemple pendant des vacances d’été. Avant 1 semaine on ne parle pas on en rit. Comme par exemple à une soirée misérable où certains essayent de se dire que si parmi 100 filles présentes dans une boîte, y’en a pas une seule qui est prête à les laisser conclure ben le bon dieu il existe pas. Je les informe : non, il n’existe pas.
L’empressement est l’ennemi n°1 du bon râteau. Je rappelle que mes aphorismes font autorité parce que je suis titulaire d’un CAP jardinerie mention très bien, obtenu par contumace un jour de juin 1993 lors d’une mémorable boum de fin d’année à laquelle je ne ne me suis pas rendu cause gastro estivale (si si) et où Marie (prénom choisi arbitrairement pour préserver l’intimité de cette personne) m’a personnellement rappelé chez moi (pas de portables à l’époque) pour me dire qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi. J’ai mis du temps à comprendre ce qui s’était passé mais beaucoup, beaucoup moins pour réussir à lui faire ma déclaration / excuse foireuse entre deux hauts le coeur et doigt dans le ulc pour faire bouchon. Donc, mon titre de grand maître râtelier est tout à fait légitime. Je maîtrise parfaitement le râteau, je l’ai étudié de fond en comble et vous demande de me faire confiance, ou plutôt de faire confiance à mes enseignements. Poursuivons.
IV - SOIS SINCERE : ceci est un point TRES important, sur lequel je ne saurai transiger. Et quand je dis sincère, c’est bien entendu sincère par rapport à son amour. Et le vieux Stendhal avec sa cristallisation à la mord moi l’machin peut aller se rhabiller. Vous avez le droit d’aimer n’importe qui, même la plus jolie fille du monde de la classe du boulot près de vous. Personne ne vous en empêche, de la même façon que rien ne vous empêche de jouer avec votre zizi devenu par magie tout dur en pensant à elle. N’allez pas imaginer que c’est parce qu’elle est parfaite physiquement que vous ne l’aimerez que pour son physique. Non, ce serait beaucoup trop simple.
Sinon, il est certain qu'il y a de fait une certaine sincérité dans le fait de demander « est-ce que tu baises? » ou au moins de faire comprendre ardemment qu’on aimerait y entendre une réponse positive, mais cette sincérité-là étant un peu trop sincère, et multipliable à l’infini selon le taux d’alcoolémie dans le sang et la quantité d’individus femelles - dotés d’un IMC raisonnable - à proximité, je ne puis m'étendre dessus. Cette dernière catégorie ne rentre pas réellement dans la famille des râteaux, même si elle en fait partie de façon forcée. Ce que l’hérésie, au sens premier du terme, est à la religion. Religion à laquelle il faudra aussi penser, bien entendu, à rester fidèle. On ne court pas des râteaux comme on courrait des lapins. Un râteau bien préparé demande de l’énergie, de l’abnégation et un dévouement total.
V - NE BAISE PAS : Peut-être le point le plus fondamental de tous, sur lequel tant a déjà été écrit dessus que je crains de répéter voire plagier. Et pourtant. Fuck buddies friend zone ou autres ne sont rien face au Râteau. Vous avez devant vous - ou presque - le recordman intersidéral de France sinon d’Europe du « coucher sans serrer » à savoir d’individus féminins dans votre lit avec qui vous ne jouerez jamais au Cluedo. Et comme ce n’est pas le sujet, ici, je ne m’étendrais pas, mais sachez que si une fille préfère vous affirme un peu gênée qu’elle préfère la Bonne Paye, vous devrez l’écouter, friend zone ou pas friend zone. Elle est dans votre pieu, vous aussi (ou à côté en train de vous niquer le dos par terre), elle ment, c’est un fait avéré, mais il faudra lui obéir, friend zone ou pas friend zone. On oblige personne à jouer au Cluedo, qu’on se le dise. En tout cas, si partie de n’importe quel jeu autre que le Bonne Paye ou Attrap’ Souris il y a eu, on ne peut plus parler de râteau. Qu’on se le dise. Dans « Toy Boy » le personnage que joue Ashton Kutcher finit par se prendre des râteaux monumentaux, mais il a tellement joué au Monopoly que je demande pourquoi je pense à lui tout d’un coup. Ashton Kutcher fail.
Il faut aussi savoir que le râteau n’est en rien rétroactif. Vous ne devrez jamais parler de râteau, lorsque la friend zone dépassée pour une toute autre raison ou une autre, et que la colère aura pris le dessus, et que vous ne vous parlez plus vous devrez forcément penser à un moment « J’aurais mieux fait de me la tringler, à tout prendre ». Ceci est également une erreur qui n’est pas dans le sujet. Mais quitte à donner un conseil supplémentaire face à cette insondable question de l’amitié inter-sexes qui n’existe pas: prenez les devants, faites-vous plaisir, vous vous engueulerez à mort un jour ou l’autre.
VI - SOIS SANS PEUR : oui, il est important de préciser que le taux de râteau général étant ce qu’il est, il ne faut surtout pas craindre l’échec. Mes indications ici sont uniquement destinées aux perfectionnistes et aux méticuleux. C’est comme le bac. Si l’on compte les rattrapages, voire les redoublements, sans vouloir vexer certains il faut être un peu une quiche pour rater son bac si on se penche un minimum dessus. Si vous voulez votre râteau, croyez-moi, vous l’aurez. Je dirais même que ce sera une étape obligatoire pour avancer dans la vie.
VII - NE NEGLIGE PAS LES NOUVELLES TECHNOLOGIES : oui, ça paraît bête à dire mais les râteaux sont aussi vieux que les relations humaines. Les dieux grecs et romains ont foutu le bordel pour moins que ça dans notre beau monde. Alors sachez faire feu de tout bois. Téléphone pas portable, cabine téléphonique, GPS, pigeon voyageur, SMS, Email, tchats, même lettre manuscrite ou carte postale si si, le top du top étant atteint avec ce qu’on appelle les réseaux sociaux du 2.0, Facebook et Twitter notamment, où avec un effort minime vous pouvez même donner à votre râteau préféré une scène mondiale, que dis-je, spatiale voire spatio-temporelle absolument merveilleuse. Dans le genre minute nécessaire et classique à votre émancipation en tant qu’homme, vous aurez la réception, alors que vous êtes sur le trône en train de vous exprimer à fond, d’un SMS de votre demoiselle qui lit « pfff, mais qu’est-ce qu’il veut que je lui réponde, ce con? » ou toutes ses variantes sous tous les formats. Le fait que la demoiselle en question se rende compte de son erreur n’ayant, vous l’aurez compris, que très peu d’importance. Vous aurez bien assez à faire à préparer les vôtres.
VIII - AIE TOUJOURS UN PLAN DE RECHANGE : oui, comme je l’ai dit, précédemment, le fait que vous ayez à votre disposition hypothétique Jeanne (prénom arbitraire blabla) ne rendra votre râteau avec Marie que plus éloquent, surtout, surtout avec les années qui passeront et que vous vous rendrez compte que Jeanne était finalement ravissante aussi. Ne vous leurrez pas, Jeanne ne vous aura pas attendu, et certaines fois elle sera même assez rancunière si vous retentez une approche versant nord, ou sud c’est vous qui verrez, avec à la clé de magnifiques râteaux potentiels une fois encore.
IX - SACHE ECOUTER LES VENTS : non, je ne parle pas d’éventuelles flatulences, qui on de tout temps eu un grand rôle à jouer dans les râteaux, mais des vrais vents que vous assènera votre douce convoitise. Les silences, volontaires ou non, le dédain, le mépris ou mieux, l’indifférence seront vos meilleurs atouts pour bien finaliser votre râteau. Tel l’améridien moyen, sachez écouter la nature et ce qu’elle vous apporte pour y déceler le meilleur moyen de la saison pour récupérer votre râteau. A noter qu’un gros vent s’appelle dans le jargon un twister, mais que depuis quelques années ils se font très rares, les (très) jeunes générations ayant complètement perdu l’art de foutre et de se prendre des gros vents, se contentant de rester passives alors que cela nécessite plus d’action qu’on ne le pense. Pour le raccord avec ce qui précède, je me souviens notamment du débuts des tchats sur internet, au milieu des années 90, terrain expérimental d’extraordinaires et extrêmement dangereux twisters comme on n’en fait plus.
X - SOIS NAÏF, IMPROVISE : toujours aussi important, au moyen de la déclaration, quel qu’en soit le truchement (mot trop rare également, de nos jours, truchement, et on comprendrait presque pourquoi). Dites-vous toujours que votre coeur va parler pour vous au moment de vous jeter à l’eau. Ne préparez rien. Improvisez. Le râteau n’en sera que plus large et efficace l’automne venu. Et toujours de meilleure qualité si vous suivez à la lettre la règle IV.
XI - INSISTE : enfin, pas trop quand même sinon la prison est toujours plus proche qu’on ne l’imagine, mais une fois ou deux sur une petite semaine ou deux par exemple me semble suffisant pour que la demoiselle vous fasse preuve (en général) de la plus grande mauvaise foi et ne pas réussir à vous dire non, tout simplement non.
XII - SOUVIENS-TOI : un bon râteau n’a de valeur que s’il perdure avec les années, cela va de soi. Un râteau qui ne laisse pas de regrets, à vie si possible, n’est jamais un vrai râteau. De la même façon qu’un vrai râteau ne saura jamais vous faire rire, vous. Vos potes, peut-être, mais vous, non, jamais. Si oui, ce n’est pas un vrai râteau. Il n’y a pas beaucoup à s’étendre sur cet aspect final et évident de la chose.

En conclusion, et si j’ai probablement oublié plein de conseils intéressants, mon meilleur conseil pour un bon râteau serait tout simplement de tomber amoureux, une fois, pour voir. Le reste, si vous ne vous sentez pas prêt, je vous conseille toujours de vous amuser beaucoup au Cluedo et autres Flambeur, Pictionnary sans faire intervenir une quelconque autre vision des relations que vous aurez toute votre vie avec les femmes. N’oubliez pas que tout le monde finira seul. Alors sortez couverts, et profitez.

Il y a un mec un jour qui a chanté « I miss the comfort in being sad ». Je ne sais pas s’il était aussi expert que moi en râteaux, mais il a néanmoins fini par se tirer une balle dans la tête, un beau jour d’avril 1994. Il avait à peine 27 ans. Alors ne soyez pas tristes, jamais, ou plutôt, n’ayez jamais peur d’être tristes de temps à autre quand même parce qu’il faut pas se voiler la face, vous le serez, tristes. Les femmes ne sont là que pour ça.
Enjoy the rakes.

Je dédie tout particulièrement ce billet à Nathalie P. qui a refusé (2 fois à 2 semaines d’intervalles, règle X et XI special combo) de danser un peu avec moi quand on était qu’en CM2. Oui, je maîtrise à la perfection la règle XII aussi.
Par injektileur - Publié dans : insanités
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 03:08
Avant ces dernières années je n'avais vraiment réfléchi à ce qui se passerait si je venais à perdre absolument tout mes espoirs de devenir un jour écrivain professionnel. Par professionnel, je veux dire publié autrement qu'à compte d'auteur. Je ne parle évidemment pas d'en vivre. Ca n'a même jamais été un rêve pour moi. Plutôt une évidence, à l'époque où j'ai arrêté le piano, vers la fin du lycée. L'évidence pure et dure qu'il n'y aurait que là-dedans que j'arriverais à m'épanouir. Néanmoins, contrairement à beaucoup de personnes, je ne me suis depuis lors jamais (ça fait déjà beaucoup de "jamais" en quelques lignes. tant pis) donné les moyens de mes (trop grandes) ambitions. J'ai juste considéré que je "savais" écrire et basta. Prétentieux.
Ayant déjà parlé de ma méfiance face aux nouvelles, je n'y reviendrai pas, mais c'est ainsi que malgré moi naissaient dans ma tête des projets réellement faramineux et hors de portée que je ne laissai pourtant jamais complètement tomber. Comme si ma vie en dépendait.
"Ishijima" est un de ces projets. Mais il se trouve dans ces pages sous une forme largement "simplifiée" ou "poncée", dirais-je. S'il y a une chose sur laquelle je ne me suis pas encore beaucoup étendu ici, c'est mon extrême attirance pour le cinéma, et quand je dis cinéma, je parle du vrai cinéma, dans les salles obscures, avec un public avec vous, pas ses simili homecinemachin et bluraytruc qui sont, pour des prix exhorbitants, sensés vous donner l'illusion que vous suivez le film de la même façon. Or c'est un mensonge éhonté.
Mais je m'égare.
Mes influences, lorsque j'écris, sont beaucoup, beaucoup plus musicales et cinématographiques que littéraires. Bien sûr, je ne m'étendrai pas sur le petit nombre d'écrivains que je vénère, mais dans mon inconscient scénaristique, ce sont bien des plans que je vois, pas des paragraphes, et des couplets des refrains des boucles que j'entends. Pas des syllabes, des mots ou des phrases.
Le principal inconvénient de tout ça étant la frustration. La principale frustration étant je l'ai dit en tout premier de ne pas savoir dessiner. Les autres frustrations seraient de manquer de réelle culture littéraire pour faire le poids face aux grands. Alors que j'étais un enfant qui lisait beaucoup, depuis le lycée je lis peu, voire très peu, car très lentement, et c'est devenu un gros complexe chez moi. Mais j'ai espoir de ne pas trop m'éloigner de ce monde-là quand même.

Le principal avantage de l'écrit par rapport au filmé, c'est la liberté de ton, et d'image, justement. Certains passages de "nous sommes des monstres" ne seraient pas filmables, et je ne les filmerais jamais, même si on m'en donnait les moyens. Cependant, j'ose prétendre qu'à l'écrit, ça passe plutôt bien.
En fait, il ne s'agissait pas à l'origine un projet essentiel pour moi. Ce texte est juste devenu prioritaire lorsque je me suis rendu compte que les mots venaient de façon un peu plus naturelle. Probablement parce que j'en attendais moins que le reste.
Et là, je me répéterai une nouvelle fois en disant qu'attendre trop des gens ou de quoi que ce soit d'autre est un suicide à petit feu.
J'attends énormément d'Ishijima. Trop. Et depuis l'ouverture de ce blog "nsdm" prend, presque contre ma volonté, de plus en plus de valeur pour moi, et c'est très mauvais aussi. Mais je n'abandonnerai pas. Pas tout de suite, du moins. C'est un peu trop tôt pour se laisser aller au doute et à la mélancolie. Je l'ai déjà dit et je le répèterai autant de fois que ce sera nécessaire pour m'en persuader.

Voilà, je finirai en ajoutant que ce genre de note, qui est un peu la suite de la précédente, se reproduira le moins souvent possible je l'espère de toute mes forces, parce que mon but originel était d'écrire des fictions, ou des billets d'humeur/humour, et non de me plaindre de quoi que ce soit, ou pire, de raconter ma vie et mes atermoiements de romancier du dimanche.
Je le dédie néanmoins à celles et ceux qui m'ont laissé des commentaires tellement encourageants, notamment à AngeLe (invariablement là depuis le début, et c'est pour ça que je l'aime), et DoddZ, et Hime, et Nyuka. Sans ces filles, ce serait la mort.
(je force un peu le ton négatif de l'ensemble sinon ça ressemblerait à un ridicule discours de réception de prix que je ne recevrai jamais. Il faut bien rigoler, de temps en temps.)
Par injektileur - Publié dans : insanités
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 17:20
Oui, chères lectrices, chers lecteurs, il est temps aujourd'hui que je vous fasse une grande annonce: je crois que je suis amoureux.
Bon, ne vous emballez pas, cela va être très difficile pour moi de vous la présenter, puisque la jeune fille (je dis jeune fille parce que c'est ma convenance, mais elle pourrait être vieille ce serait pareil) que je n'ai jamais cessé de convoiter depuis tant d'années sait prendre tellement de forme différentes qu'il serait inhumain et inutile de les dénombrer toutes.
Je suppose que si j'étais gay ce serait un homme, mais la langue française est ainsi faite que non, je ne peux tomber amoureux que de cette entité qui ne peut être que féminine.
C'est de la Fin que je suis amoureux, parce qu'elle est infinie, belle et/ou douloureuse, laide à en vomir et/ou grandiose. Dans l'art ou dans nos vies elle s'immisce quasi quotidiennement, discrètement, sachant pointer du doigt là où ça fait mal, sachant aussi se faire complètement oublier. La Fin.
Il y aurait tellement de choses à dire sur elle, qui fait parfois si peur sans jamais faire rêver. La Fin de Tout, ou la fin de rien du tout mais à chaque fois on s'en approche et on le sait
et on s'en fout.
ben oui.
Moi je l'aime, la Fin, sous toutes ces formes, et la Fin de moi-même c'est déjà poster cette note inutile et tellement à la bourre pour tenir des délais auxquels je ne crois plus.
Ce matin, ma Fin c'était de me demander si j'aimais vraiment écrire.
Et là, c'est la peur dont je parle souvent qui m'a envahi.
Par injektileur - Publié dans : insanités - Communauté : trop dure la vie....
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