insanités

Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /2010 23:51

Comme tout le monde se demande pourquoi je ne cause pas assez de ma vie - si si, faites pas les timides, je le sens bien - je vais vous raconter aujourd'hui un de mes secrets les plus intimes, qu'il faut absolument que je vous dévoile,  parce que je souffre beaucoup en ce mois d'août passionnant vous en conviendrez et j'en conviens et j'enfonce le clou et tout le monde me lit. Et en grande première internationale parce que la cause est juste et qu'elle est terrible horrible je vous envoie une surprise en dessous de ces lignes. C'est pour elle que je fais ça. Mais je répète la vérité au-delà de tout ça est bien triste, voire tragique.

 

J'ai un enfant. Une fille. Elle a 15 ans et je viens d'en récupérer la garde. Elle vivait jusqu'à présent chez ses grands-parents, parce que sa mère - qui est en fait mon frère, si, c'est possible - et moi avons dû nous séparer il y a bien longtemps et que nos problèmes de drogue respectifs nous interdisaient de nous en occuper, puisque dans notre mésentente nous avions au moins eu la décence d'admettre que nous en étions incapables. Sa mère est donc partie du côté de Dijon se procurer ses doses à la source dans les services d'urgence des hôpitaux de la ville, et moi, je suis venu essayer de trouver du travail à Paris, même si dans ma débauche et mes multiples tentatives de sevrage je me suis retrouvé chômeur il y a plus d'un an maintenant. Elle a fini par épuiser la résistance de ses chers grands-parents et de mon côté, je me suis dit qu'il était temps que je la prenne en charge, malgré mon manque de moyens. Un père doit rester un père. Je la reprends donc avec moi, avec au fond de moi ce sentiment de fierté doublé d'une petite appréhension. Elle a grandi mais n'a pas vraiment changé pour autant depuis la dernière fois que je l'avais vue. Elle semble extrêmement robuste pour son âge mais elle le cultive à peine et cela cache surtout une grande sensibilité. Déjà à l'école primaire ses méchants camarades se moquaient d'elle parce qu'elle passait pour une fille pas douée, une bonne à rien. Mais comparés à eux, elle possédait déjà une réelle personnalité. Je lui disais que moi aussi j'avais vécu la même chose, mais que c'était pas grave, que j'étais sûre qu'un jour elle serait une star, et que si elle ne devenait pas une star, elle aurait tout un tas de gens à ses pieds, parfois même le même genre de types que deviendraient ceux qui lui crachaient dessus alors.

Elle alors que je la ramenais dans sa valise, j'ai compris que mes prédictions s'étaient réalisées. A 15 ans à peine, elle la pauvre petite fille née dans une de ces énormes maternités chinoises où les sages-femmes travaillent à la chaîne, elle était devenue une grande personne. Et j'eus du mal à contenir une larme.

Mais c'était sans compter sur la suite. Mes parents n'avaient pas pu le détecter puisqu'ils n'ont jamais réussi à la cerner, mais moi, son père, je l'ai très vite remarqué il y a une semaine, cette première nuit où elle m'a réveillé avec des faibles sanglots apeurés. Elle est très malade. Ce soir-là comme souvent me l'a-t-elle avoué on pauvre petit coeur lui faisait défaut et battait à une vitesse folle dans sa poitrine - tachycardie en somme - et pour son plus grand malheur - et le mien - elle souffre également de complications pulmonaires que les médecins chez qui je l'ai emmenée immédiatement non pas encore pu déterminer la nature avec précision.

A son arrivée, je l'avais même couverte de cadeaux dont elle rêvait depuis très longtemps. Un dictionnaire universel et un très beau calepin pour noter tous les mots qui lui plaisent, elle qui a si pourtant si bonne mémoire. Elle s'est tellement passionnée pour ce gros ouvrage et la consignation de ce qui l'intéressait dedans que je crains que ça ait aggravé son cas.

Je m'en veux tellement.

Oui, j'ai peur pour elle, j'ai peur et cette peur me conforte dans l'idée qu'ils ils ne me disent pas toute la vérité, à l'hôpital. Qu'ils n'aient pas la déontologie, voire la bonté de nous mettre, elle et moi, face à la réalité tragique de l'histoire de ma petite fille.

La nuit elle ne dort plus et j'essaye de la rassurer, de la détendre en la faisant jouer à ces jeux qu'elles aimaient tant quand elle était toute petite. Mais je vois bien qu'elle est ailleurs, qu'elle a peur de la fin qui approche tellement vite, tellement tôt pour elle, alors que son état s'aggrave un peu plus chaque jour qui passe. A son réveil je l'entends tousser et ce sont des crises d'angoisse qui me viennent. J'ai passé tellement de temps loin d'elle, je me sens coupable de l'avoir délaissée, je n'arrive pas à la calmer, à la rassurer, et à cause de cela je me sens encore plus coupable, pris dans un cercle vicieux dont jamais je n'aurais pu soupçonner la force. Le silence gêné des médecins m'exaspère. Ils se contentent de noyer le poisson alors que pour elle c'est comme si un cancer foudroyant la rongeait à vue d'oeil et je ne peux rien faire. Souvent les mots me manquent, ils me manquent tellement que je n'avais pas encore réussi à en parler avant maintenant. Je vais devoir annoncer la nouvelle à sa mère, mais je sais que pour elle je sais bien que ça n'a pas beaucoup d'importance. Loin des yeux loin du coeur, c'est ce qu'elle dit, et de fait elle n'est quasiment jamais allée lui rendre visite chez mes parents. Elle n'a jamais joué avec elle, même quand elle était bébé. Elle a de la chance elle souffrira beaucoup moins que moi si le pire venait à arriver. Et malheureusement j'ai très peu d'espoir que la pauvre petite guérisse.

Je sais que ma fille est en train de mourir, et je me rends compte à quel point je l'aime et que je n'aurais jamais dû la laisser seule.

Je m'en veux.

Cela ne m'arrive jamais, mais j'ai envie que ce blog garde un souvenir d'elle, puisque tout le monde sait que la Toile rend immortel. Alors je vous la présente en photo.

Elle s'appelle Saturn. Sega Saturn. C'est moi qui ai choisi son nom. Première génération d'émigrés européens nés en Chine, elle a 15 ans et elle a déjà tout vu et tout entendu. Elle a un QI extrêmement élevé qui se compte en méga-octets.

Elle est allée jusqu'à Tahiti où elle a survécu à l'humidité excessive.

Elle est adorable, douce et tellement drôle. Vous constaterez qu'elle a les yeux de son père. Les yeux de son père qui n'arrivent plus à ne plus être embués de larmes. Et des larmes qui ne sont plus des larmes de fierté.

Il fallait que je lui rende hommage. Je ne vais plus pouvoir écrire pendant un moment puisque je passe beaucoup de temps à veiller sur elle. Je reste à son chevet toutes les nuits.

A l'avenir s'il vous plaît ne me demandez pas de ses nouvelles.

Il se peut que la prochaine fois que j'écrive ici elle ne soit plus de ce monde.

 

Hier soir, elle qui s'était jusque là montrée plus forte et courageuse que moi a pleuré en entendant la Traviata à la radio. Je n'arrive pas à avoir un autre air en tête, et je pleure à mon tour, à nouveau.

 

 

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Priez pour elle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( pour ceux qui tomberait par hasard sur ce texte, nous sommes d'accord qu'il est i r o n i q u e. La Traviata est interprétée par la grande Monsterrat Caballé. J'ai hésité avec Maria Callas. Moins "original" mais l'air est entendu en entier, ici. Et en plus, c'est la versioin que je connais depuis que je suis petit. Vous me direz.)

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 20:18

Une de mes plus grandes fans - hu hu - me demande de la taper vous imaginez où j'en suis dans la dévotion qu'on m'accorde ? Comment pourrais-je faire du mal, physiquement, je veux dire ? Alors ma jolie un peu de courage, de ton côté comme du mien, indépendamment cela va de soi rien à voir j'imagine je suppose je suppute. Mais plus sérieusement je répondrai même si je me perds à m'énerver contre cette toile qui part sans revenir et qui me manque. Vous me manquez aussi est-ce réciproque rien n'est moins certain mais peu importe j'ai les jambes en coton ramolli grave par la chaleur plâtre alors comprenez-moi je tombe flapi et les courbatures n'existent même pas malgré le feu froid un peu partout en moi.

Alors pardonnez s'il vous plaît et faites-moi taire.

Par injektileur - Publié dans : insanités
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /2010 03:14

Je suis depuis cette semaine en train d'essayer (ô magnifique verbe que j'utilise à tout va et qui ne veut vraiment plus rien dire du tout) de reprendre pour de bon la rédaction de "nous sommes des monstres" et "Ishijima". Avec une vraie trame complète définie à l'avance, et tout et tout, presque comme un pro. Si si, je vous jure, il me manque plus que le chat et la robe de chambre - même si ça devient hors-saison - et je pourrais presque me la jouer écrivain. Plus sérieusement, j'essaye de voir à quel point je peux arrêter d'improviser ce qui ne peut pas être improvisé à long terme. Ces fictions sont tout pour moi, je l'ai déjà dit. Si vous ne les avez pas lues, je vous les conseille évidemment, petit à petit, parce que je sais bien que sur un écran c'est pénible, et que pour l'instant, je ne sais pas trop comment remédier au problème.

Quoi qu'il en soit j'y tiens beaucoup et je ne me répèterai jamais assez sur ce sujet. C'est pour cela que je n'abandonne pas l'idée de terminer ces histoires au (très) long cours. Après on verra. Le papier n'est pas une fin en soi, ni un rêve à se faire miroiter éternellement, parce qu'on risque alors de se faire beaucoup de mal à attendre quelque chose qui ne viendra jamais. Ce serait d'ailleurs mon petit conseil lambda aux faux ambitieux comme moi : n'attendez jamais rien d'extraordinaire du côté de vos rêves, ça fera rien d'autre que vous couper les jambes.

En revanche, vous voyez, un petit message plein d'amour d'une de mes nombreuses (huhu) nouvelles admiratrices anonymes pas si anonymes que ça (huhu bis ) ça vous remet ce qu'il faut de pêche pour vous remettre au boulot, et ça n'a pas de prix. Elle se reconnaîtra (huhu ter) et je me permets de lui faire un gros câlin parce qu'elle est géniale et adorable. Je la citerai si elle m'y autorise, mais c'est surtout parce que le mystère c'est aussi bon pour le business (haha) et que ça rend toutes les autres très jalouses (hoho). Je vous dis à bientôt. Au fait, entre nous, les smileys, ça manque, de temps en temps, non ?

Ah, et n'oubliez pas de vous inscrire à ma newsletter, on sait jamais, je pourrais peut-être avoir des idées sympas prochainement. Et puis on sait jamais, si vous m'aimez bien, et que vous vous voulez me "connaître" plus "pour de vrai", je pense qu'à l'avenir j'aurai tendance à parler de choses "réelles" uniquement de ce côté.

Bon, j'abandonne, quand c'est pas les smileys, c'est les guillemets. Bonne semaine à vous, mais au secours, à l'aide, help, hilfe, tasukete quand même.

Par injektileur - Publié dans : insanités
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /2010 18:55

(suite de l'histoire précédente. ah, et au fait, ceci constitue mon 100e article. yeepy yeepy yay)

 

 

 

 

(...)

 

Parce qu'à aucun moment, je n'aurai dévié de ma mission, qui était de te mettre au centre de tout mon monde.

Parce que plus que jamais, je me serai souvenu de mon serment de te faire connaître en démultiplié ce qu'il en coûte de m'humilier.

Il se peut même qu'après un certain temps nous décidions de nous unir pour de bon.

Bien sûr tu me tromperas, avec plaisir et nécessité. Voire inquiétude.

Et bien sûr de mon côté je n'en ferai rien, amoureux transi à attendre avec toujours plus de patience, toujours plus d'abnégation qu'une discrète mauvaise fée joue son rôle.

Un jour de folie nous aurons peut-être des enfants. Des filles. Deux ou trois. Mes petits anges. De moi, par moi, pour moi.

De moi oui, cela ne pourra faire aucun doute. Et dans ma fatigue j'aurai même fait vérifier. Elles n'auront rien pourtant rien de moi, non.

Ce seront mes seuls petits anges à ton image parfaite.

Je les élèverai à la mienne, sans éclat, imperturbable.

Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'elles t'échappent.

Et elles t'échapperont, je me le suis promis.

Tu seras l'archétype de la mauvaise mère, mais personne ne pourra mettre en doute l'amour que tu leur porteras.

Mais je les garderai, je me le suis promis.

Toi tu continueras à ouvrir tes cuisses au premier venu, comme si ta vie en dépendait.

Moi je patienterai, avec nos petites filles. Si parfaites si jolies si mignonnes si douces si sages.

Tu retrouveras un bon travail. Entourée d'hommes tous plus élégants les uns que les autres tu n'auras que l'embarras du choix.

Avec ennui et dégoût tu te soustrairas à ton devoir conjugal auquel je prendrai pour ma part un plaisir forcé, et hypocrite.

Je ne sais d'ores et déjà d'où tu tireras la décence de t'escrimer à me cacher toutes tes aventures.

Tu n'auras que l'embarras du choix. Moi j'aurai nos filles. Mes filles. Si jolies si douces si sages si mignonnes si parfaites.

Et elles n'auront qu'à peine le loisir de s'entraîner à te détester puisque sans que tu rendes compte viendra le jour, proche très proche, où je te dévoilerai mes horreurs avec la lettre de l'avocat. Demande de divorce. A tes torts complets. Depuis le début. Depuis avant le début.

A la fin tu ne seras plus rien. Tu n'auras plus rien, tu auras tout perdu, y compris mes filles, mes petites némésis chéries à qui j'aurai lentement très lentement inculqué la haine de tout ce que tu représentes. Celle qui a de tout temps fait du mal à leur papa adoré. Tu t'estimeras chanceuse que je sois assez miséricordieux pour te payer ta pension avec la régularité d'une horloge suisse.

Je serai ainsi maudit et heureux. Jamais soulagé, je le sais, mais heureux. Je me serai enfin vengé de ces longues humiliations dans lesquelles tu m'avais mises à l'époque.

A mon tour j'irai me balader entre toutes les cuisses disponibles. Mais mes filles me comprendront, un jour. Elles comprendront mon calvaire et l'hygiène nécessaire à un homme traité comme un merde la plus grande partie de sa vie.

Je ne vivrai pas vieux, non. Personne ne peut survivre trop longtemps au fardeau de l'inique. Mais je mourrai aimé de mes filles qui te mépriseront. Et cela vaudra tous les enfers du monde à mes yeux fatigués.

Je me serai vengé, une seule fois seulement dans ma vie, mais bien. Et oui, l'injustice bienfaitrice saura aussi faire en sorte que ce soit toi qui payes pour toutes les autres.

Je me serai vengé, oui, et au moment de descendre vers l'inconnu je jouirai en pleine force de cette vengeance assouvie et des fantasmes extatiques de souffrances qui m'aveuglaient depuis ce qui me semble être déjà une éternité.

Patience et vengeance.

Plat froid dégueulasse et sublime à la fois. Tellement nourrissant.

 

Tu n'en sais rien, ma chérie, non, et tu n'en sauras jamais rien mais je t'aime encore. Bienvenue dans mon monde.

 

Oui, bienvenue.

 

 

 

 

 

(je suis épuisé à point gravissime... j'ai mis un temps fou à écrire ce texte, et je me demande pourquoi. A part son sujet, je pense que sans surprise, c'est juste qu'il ne me convient pas. J'espère qu'il saura trouver grâce à vos yeux malgré tout. Je ferai peut-être quelques retouches dans les prochains jours.

quant à la "célébration" de mon 100e article, je crois que je n'ai malheureusement pas du tout le coeur à ça, et qu'en plus, les résultats ne s'y prêtent pas.

quoi qu'il en soit, je remercie toujours toujours encore plus vivement sincèrement chaleureusement les personnes qui viennent régulièrement me lire et sans qui ce blog ne serait rien, et moi non plus, vu qu'on sait maintenant que je fais corps avec lui. Aïe, mon bras...

Merci donc à vous, fidèles lectrices et fidèles lecteurs. Puisse ce blog durer encore un peu avant l'implosion.)

Par injektileur - Publié dans : insanités
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /2010 19:44

Tu n'y as jamais cru, hein, et moi non plus, à ces conneries de coups de foudre, de "papillons dans le ventre", les saloperies d'éphémères qui à la base l'oublie jamais sont des larves, puis des chenilles toutes moches qui s'entoureront de leur propre bave pour se transformer en ce qui charme tellement de monde mais qui ne vaut pas mieux qu'une mouche à merde, dans le fond.
Maintenant que tu réapparais, faible et esseulée, je me marre.
Ton couple se barre en couille et je me marre.
Tu es laide.
Tu es lâche.
Tu es vile.
Tu es vaine.

Tu me reviens après n'avoir jamais été mienne. Et tu te sens irrésistible sans l'être.

Et je te le ferai croire.

Ou plutôt non.

Tu verras bien que je resterai intransigeant. Mais intraitable par rapport à mes anciens sentiments à ton encontre.

Je ferai tout pour toi. Je vivrai pour toi dans ma haine. Je veillerai à chaque particule de ton être. Aux infiniment petits soins. Patiemment. Très patiemment.

Et je te connais.

De ton désintérêt pour moi, et par crainte de mes agissements mal-intentionnés, naîtra je peux l'imaginer un amour terrible, une reconnaissance dégueulasse avec la certitude fondamentale que sans moi tu ne serais rien.

Et j'en jouerai. Je me gausserai.

Et je céderai en fausseté. Et tu t'abandonneras sans confiance.

J'aurai accédé à ce que voulais depuis tant d'années. Tu seras mienne, enfin.

Parce que je t'aurai secouru sans la moindre faille.

 

(...)

 

 

(à suivre. si ça vous plaît, bien sûr. Sinon, je laisse tomber parce que je suis fatigué.)

Par injektileur - Publié dans : insanités
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