Cela doit être un truc un peu inné chez moi, cette façon parfois pénible que j'ai de chercher un minimum l'égalité et la justice où
elle devrait également se trouver. Dans notre société extrêmement machiste il est des choses sur lesquelles le silence se fait et ne laisse pas de me peiner.
La violence faite aux femmes et ses victimes est une constante gravissime et significative de notre société, depuis les temps les plus
anciens. C'est quelque chose contre lequel il faut lutter sans relâche, témoigner, protéger, dénoncer sans la moindre hésitation.
Aujourd'hui pourtant, ce ne sera pas tout à fait mon propos. Ou plutôt, ça fait très longtemps maintenant que je "me bats" pour
l'égalité de traitement pour les hommes victimes de violence - physique et plus souvent mentale - de la part de leurs conjointes. Car dans notre
société extrêmement machiste - sexiste - il reste des "niches misandres" qu'en tant qu'humain, plus qu'en tant qu'homme, je continue à trouver extrêmement choquantes, notamment à l'écoute des
militantes féministes réclamant toujours plus d'égalité.
Que les choses soient bien claires, le combat pour l'égalité des sexes est légitimement presque à sens unique, dans presque tous les
domaines, je pense notamment aux salaires des femmes qui continuent d'être plus faibles que ceux des hommes, alors que les lois sont votées sans être appliquées pour contrer les employeurs qui
refusent que les choses changent.
Quoi qu'il en soit, beaucoup de choses me choquent, donc. Au hasard, du plus important au plus anecdotique : Le manque de "sérieux" de
la police et des médias sur ce sujet, la grande propension des juges à attribuer la garde aux mères après un divorce, la grande propension qu'à la société à considérer l'homme comme un prédateur
né, violent, dangereux, face aux femmes "naturellement" plus pacifiques. Vous avez aussi les pubs ouvertement sexistes et stupides qui passent comme une lettre à la poste - je pense notamment à
Kenzo, il y a des années de ça, une publicité abjecte où la jeune fille jetait ses amants dans les toilettes. Imaginez l'inverse, un peu - les sites de rencontre internet ou les boîtes de nuit
gratuites pour les femmes. Par exemple.
La misandrie pollue à sa façon notre vie quotidienne, dans le drame comme dans l'anecdote. Pour l'anecdote, en effet, c'est surtout la
part d'injustice latente et l'impossibilité d'imaginer les effets inverses, donc.
Des pères à qui on donne la garde d'enfants ? Des boîtes de nuit gratuites pour les hommes ? Vous plaisantez ? Des sites gratuits pour
les hommes ? Arrêtez votre cirque "notre société" n'est pas "construite" comme ça. L'inverse ? Eh bien disons que c'est "l'ordre
normal" de cette même société. Il faut le croire.
Les hommes sont soi-disant plus "forts" que les femmes, et c'est soi-disant à eux de réagir seuls, "en hommes" si des problèmes se
posent.
Le sujet est infiniment complexe, douloureux et difficile à aborder, et vaste, mais il en va de la réalité de l'égalité entre les
sexes. Les féministes ont encore beaucoup de travail devant elles/eux, et évidemment la plupart ne sont pas là pour nier les violences qui habitent les femmes, aussi.
Il est encore plus sensible, voire tabou, de parler de la violence des mères, qui parfois se retrouvent devant les tribunaux pour des
violences passives ou actives sur enfants.
La plupart des petits garçons apprennent très tôt à ne pas taper sur les filles, parce que c'est pas bien. Je me demande à combien de
petites filles leurs parents expliquent que taper les garçons ce n'est pas bien non plus.
Je me demande à combien d'enfants on explique réellement que c'est la violence dans son ensemble qui est condamnable.
Il ne faut pas frapper les femmes, mais dans quelle mesure frapper son conjoint est-il acceptable ? Les femmes ont leurs moyens pour
détruire leur moitié, notamment psychiquement. Et si les chiffres ne sont pas du tout "égaux" des deux côtés, probablement "manipulés" des deux côtés. Je n'arrive pas à ne pas faire de mon mieux
pour rappeller que la violence sait exister chez les femmes, aussi.
Alors comme rue89 publie cet
article j'en profite pour parler de ça rapidement, parce que pour une raison que j'ignore ça me touche aussi, comme me traumatise autant les histoires ces centaines de femmes qui meurent sous
les coups de leur conjoint tous les ans dans notre pays. La société changerait si les hommes battus avaient aussi droit à une écoute attentive et respectueuse du drame qu'ils vivent au
quotidien.
Personnellement, dans ma vie professionnelle à titre d'exemple, les pires êtres humains que j'ai croisés sont des femmes, des ordures,
des truies qui jouent de leur statut de femme pour endormir leur monde. Car s'il y a des porcs, nombreux, je connais aussi les truies, par coeur. C'est à cause de l'une d'elle que je me retrouve
où j'en suis aujourd'hui, techniquement parlant.
Mais il ne s'agit évidemment pas d'un quelconque esprit de vengeance. Aux quatre coins du monde des millions de femmes souffrent du
simple fait de leur condition de femme. Des petites filles sont tuées à la naissance, ou martyrisées. La réalité est là, et elle est connue. Celles de ces hommes martyrs existe tout pareil, sauf
que bien moins visible et quantitativement nombreuse, elle est malheureusement bien moins admise. Voilà.
L'être humain est un tout, dans le grandiose comme dans l'ordure. Et à force d'exalter les différences entre les sexes, on a tristement
tendance à l'oublier.
Si par hasard un de ces hommes tombent sur ces quelques mots et que ceux-ci le convainquent plus ou moins d'aller consulter par exemple
le site SOS hommes battus témoigner voire porter plainte - méfiez-vous des réactions de la police malgré tout - eh bien pour une fois, ce blog
ne sera pas vain.
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