Samedi 30 janvier 2010
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Des nombreux festivals français où je ne me suis jamais rendu, et pour cause, je ne me suis rendu dans ma courte et trop longue vie
qu'à une poignée de festivals, Angoulême est celui qui me vient en premier à l'esprit, toujours.
Oui, je sais, je m'étais fait un devoir de ne pas coller à l'actualité mais des fois, celle-ci s'impose.
Donc non, je ne suis jamais allé faire un tour à Angoulême, comme je ne suis jamais allé à Avignon non plus, où j'ai l'honneur d'être né. Je ne connais pour ainsi dire pas cette ville, mais mon désintérêt parfait pour le théâtre ne m'encourage pas à approndir, surtout d'après les échos que j'en ai eu. A savoir, gros bordel, grosse foule et grosse saleté avant même que l'idée d'art ne vous vienne à l'esprit. Et puis le off qui passe pour tellement in qu'il en devient non plus out mais plouc, alors que le in se laisse aller à l'autocélébration permanente depuis plus de 50 ans maintenant.
J'aimerais aller à Avignon quand même, voir, savoir si tous ces comédiens sauront me convaincre de ma connerie (ça serait pas difficile, pourtant) de ne pas apprécier le théâtre, qu'il soit classique ou contemporain, à sa juste valeur.
De par mon amour du piano, il est évident que j'adorerais aller à la Roque d'Anthéron (festival dont le fondateur vient de mourir à l'âge respectable de 89 ans). Pourtant, là encore, plus que la "flemme" le manque de temps ou de moyens j'aurais un peu peur de me voir confrontés à des gens qui sont aussi là pour être vus, dans la bonne bourgeoisie provençale, qui n'a rien à envier à la bourgeoisie bordelaise, qui elle réussit à damer le pion à la bourgoisie altoséquanaise (le 92, quoi. vi, j'ai cherché dans wikipédia le gentilé de ce département pour rendre ma phrase plus jolie et je vous dis zut, j'ai moi-même été altoséquanais par euh... la force des choses, alors un peu de compassion merci) ce qui n'est, tout le monde s'accordera là-dessus, pas un mince exploit.
Bref, que des préjugés de ma part, je sais. Un jour j'irais à la Roque d'Anthéron et je suis certain que je kifferai, comme disent les djeunz.
J'aurais aussi voulu aller à Belfort, dans le temps. Mais j'ai peur de m'y sentir très vieux, bêtement, et seul.
J'aurais voulu aller à Carhaix, mais avant que ce soit devenu la machine de guerre qu'on connaît aujourd'hui.
Pour ma part, je me souviens du premier Rock en Seine, en 2003, quand il ne durait qu'une seule journée. Il y avait ma chérie PJ Harvey, Massive Attack, Morcheeba, Electric 6 qui m'a bien fait marrer. Y'avait même K's choice, c'est vous dire. Ah, et Beck, mais lui je supporte pas, donc non, oubliez. Le reste je sais plus bien, je n'avais que d'yeux pour PJ et ne fus en aucune manière déçu, sinon par la durée du set, forcément trop court. Rock en Seine aujourd'hui c'est quoi? Oasis qui splitte, enfin? Amy Winehouse qui joue les divas? C'est tout? De la pub à tous les étages? C'est tout? Qui se souvient de Rock à Paris?
Bref, le sujet n'est jamais là mais bon...
Les festivals de rock sont comme les marchés de Noël, on va forcément arriver à saturation. Je ne parle même pas des conventions/festivals manga en Ile-de-France ou un peu partout ailleurs en France. Il y aura forcément saturation, oui, et les derniers cons arrivés seront je l'espère les premiers à se prendre des baffes. Vous avez vu les restaurants de sushi qui pullulent dans Paris (et je suppose partout ailleurs?) c'est une catastrophe culinaire ET écologique. Mais je m'égare.
Je me dois aussi de parler des festivals de cinéma, forcément, les plus hype. C'est simple en Europe c'est comme si on était encore en guerre. Cannes contre Berlin et Venise à boulets rouges. Mais Cannes n'a plus que sa croisette et ses cagoles. Les palmarès et les sélections ne valent plus rien. Le reste c'est moins que moins que la merde que tous les Haïtiens sont en train de se chier les uns sur les autres, faute de mieux. Je crois que je hais Cannes, oui. Donner un prix à Haneke, c'est une offense à l'art.
Je ne dis pas que je suis toujours d'accord avec les palmares de la Berlinale ou de la Mostra mais il y a chez elles souvent une audace maîtrisée que j'apprécie à chaque fois à sa juste valeur. Bon, à Cannes en face, ils ont primé "Hunger" récemment et j'ai aimé "la chambre du fils". Ca ne rattrape pas tout l'autre merde à mes yeux, ça non, croyez-moi. Et tant pis pour Tarantino et Imamura. A Berlin ils ont surtout récompensé l'un des films de ma vie (peut-être LE film de ma vie) d'un ours d'or, ex aequo je vous l'accorde, mais ours d'or quand même. Et cet Ours d'or, je l'ai vu de mes yeux, au Japon, posé nonchalament sur un énorme tas de dessins, à savoir l'ensemble des dessins préparatoires nécessaires à l'élaboration du "Voyage de Chihiro". Et je pense que je n'oublierai jamais cette image précise de cet Ours qui n'avait rien à faire là, posé là avec détachement, ironie, fierté, humilité et un tout petit peu de prétention à la fois. J'ai été impressionné comme je l'ai été peu de fois par un musée (le musée Ghibli à Mitaka, au Japon, donc), et une exposition.
Je m'égare, pardon.
Alors que j'écris cet article je vérifie donc les palmarès qui confirment sinon mes propos au moins mon opinion tenace. Cannes ne vaut rien face à Berlin et encore moins face à Venise, dont je me rends compte que j'ai vu et aimé chaque Lion d'or depuis mon arrivée à Paris, et probablement quelques lions d'argent. Bon, ces derniers ont récompensé Lynch et Rohmer, que j'abhorre ostensiblement, mais ce n'est pas très grave. Ils ont aussi récompensé Miyazaki, ce que jamais ne feront les ratés de la Croisette. Quant à hononer Takahata, je pense que les cochons pourront voler, comme disent les Anglais.
Je sais pas vous, mais moi, je me verrais plutôt à Montreux, parce qu'un festival de jazz (auquel je ne connais presque rien) à la base qui invite Radiohead ne peut pas être un mauvais festival. Et ça me ferait sortir un peu de France. Ceci dit je dois sûrement me tromper, ça doit encore être trop "gros" pour moi. Comme Reading, par exemple ou d'autres festivals plus loin...
Rendez-moi mon festival des Nouvelles Images du Japon!
Oui, je sais, je m'étais fait un devoir de ne pas coller à l'actualité mais des fois, celle-ci s'impose.
Donc non, je ne suis jamais allé faire un tour à Angoulême, comme je ne suis jamais allé à Avignon non plus, où j'ai l'honneur d'être né. Je ne connais pour ainsi dire pas cette ville, mais mon désintérêt parfait pour le théâtre ne m'encourage pas à approndir, surtout d'après les échos que j'en ai eu. A savoir, gros bordel, grosse foule et grosse saleté avant même que l'idée d'art ne vous vienne à l'esprit. Et puis le off qui passe pour tellement in qu'il en devient non plus out mais plouc, alors que le in se laisse aller à l'autocélébration permanente depuis plus de 50 ans maintenant.
J'aimerais aller à Avignon quand même, voir, savoir si tous ces comédiens sauront me convaincre de ma connerie (ça serait pas difficile, pourtant) de ne pas apprécier le théâtre, qu'il soit classique ou contemporain, à sa juste valeur.
De par mon amour du piano, il est évident que j'adorerais aller à la Roque d'Anthéron (festival dont le fondateur vient de mourir à l'âge respectable de 89 ans). Pourtant, là encore, plus que la "flemme" le manque de temps ou de moyens j'aurais un peu peur de me voir confrontés à des gens qui sont aussi là pour être vus, dans la bonne bourgeoisie provençale, qui n'a rien à envier à la bourgeoisie bordelaise, qui elle réussit à damer le pion à la bourgoisie altoséquanaise (le 92, quoi. vi, j'ai cherché dans wikipédia le gentilé de ce département pour rendre ma phrase plus jolie et je vous dis zut, j'ai moi-même été altoséquanais par euh... la force des choses, alors un peu de compassion merci) ce qui n'est, tout le monde s'accordera là-dessus, pas un mince exploit.
Bref, que des préjugés de ma part, je sais. Un jour j'irais à la Roque d'Anthéron et je suis certain que je kifferai, comme disent les djeunz.
J'aurais aussi voulu aller à Belfort, dans le temps. Mais j'ai peur de m'y sentir très vieux, bêtement, et seul.
J'aurais voulu aller à Carhaix, mais avant que ce soit devenu la machine de guerre qu'on connaît aujourd'hui.
Pour ma part, je me souviens du premier Rock en Seine, en 2003, quand il ne durait qu'une seule journée. Il y avait ma chérie PJ Harvey, Massive Attack, Morcheeba, Electric 6 qui m'a bien fait marrer. Y'avait même K's choice, c'est vous dire. Ah, et Beck, mais lui je supporte pas, donc non, oubliez. Le reste je sais plus bien, je n'avais que d'yeux pour PJ et ne fus en aucune manière déçu, sinon par la durée du set, forcément trop court. Rock en Seine aujourd'hui c'est quoi? Oasis qui splitte, enfin? Amy Winehouse qui joue les divas? C'est tout? De la pub à tous les étages? C'est tout? Qui se souvient de Rock à Paris?
Bref, le sujet n'est jamais là mais bon...
Les festivals de rock sont comme les marchés de Noël, on va forcément arriver à saturation. Je ne parle même pas des conventions/festivals manga en Ile-de-France ou un peu partout ailleurs en France. Il y aura forcément saturation, oui, et les derniers cons arrivés seront je l'espère les premiers à se prendre des baffes. Vous avez vu les restaurants de sushi qui pullulent dans Paris (et je suppose partout ailleurs?) c'est une catastrophe culinaire ET écologique. Mais je m'égare.
Je me dois aussi de parler des festivals de cinéma, forcément, les plus hype. C'est simple en Europe c'est comme si on était encore en guerre. Cannes contre Berlin et Venise à boulets rouges. Mais Cannes n'a plus que sa croisette et ses cagoles. Les palmarès et les sélections ne valent plus rien. Le reste c'est moins que moins que la merde que tous les Haïtiens sont en train de se chier les uns sur les autres, faute de mieux. Je crois que je hais Cannes, oui. Donner un prix à Haneke, c'est une offense à l'art.
Je ne dis pas que je suis toujours d'accord avec les palmares de la Berlinale ou de la Mostra mais il y a chez elles souvent une audace maîtrisée que j'apprécie à chaque fois à sa juste valeur. Bon, à Cannes en face, ils ont primé "Hunger" récemment et j'ai aimé "la chambre du fils". Ca ne rattrape pas tout l'autre merde à mes yeux, ça non, croyez-moi. Et tant pis pour Tarantino et Imamura. A Berlin ils ont surtout récompensé l'un des films de ma vie (peut-être LE film de ma vie) d'un ours d'or, ex aequo je vous l'accorde, mais ours d'or quand même. Et cet Ours d'or, je l'ai vu de mes yeux, au Japon, posé nonchalament sur un énorme tas de dessins, à savoir l'ensemble des dessins préparatoires nécessaires à l'élaboration du "Voyage de Chihiro". Et je pense que je n'oublierai jamais cette image précise de cet Ours qui n'avait rien à faire là, posé là avec détachement, ironie, fierté, humilité et un tout petit peu de prétention à la fois. J'ai été impressionné comme je l'ai été peu de fois par un musée (le musée Ghibli à Mitaka, au Japon, donc), et une exposition.
Je m'égare, pardon.
Alors que j'écris cet article je vérifie donc les palmarès qui confirment sinon mes propos au moins mon opinion tenace. Cannes ne vaut rien face à Berlin et encore moins face à Venise, dont je me rends compte que j'ai vu et aimé chaque Lion d'or depuis mon arrivée à Paris, et probablement quelques lions d'argent. Bon, ces derniers ont récompensé Lynch et Rohmer, que j'abhorre ostensiblement, mais ce n'est pas très grave. Ils ont aussi récompensé Miyazaki, ce que jamais ne feront les ratés de la Croisette. Quant à hononer Takahata, je pense que les cochons pourront voler, comme disent les Anglais.
Je sais pas vous, mais moi, je me verrais plutôt à Montreux, parce qu'un festival de jazz (auquel je ne connais presque rien) à la base qui invite Radiohead ne peut pas être un mauvais festival. Et ça me ferait sortir un peu de France. Ceci dit je dois sûrement me tromper, ça doit encore être trop "gros" pour moi. Comme Reading, par exemple ou d'autres festivals plus loin...
Rendez-moi mon festival des Nouvelles Images du Japon!
Par injektileur
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Publié dans : regrets
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