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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 23:44

Je suppose qu'il s'agit d'un manque de chance mais ces dernières semaines j'ai eu l'occasion de tomber sur des films d'un ennui absolu. A un point où j'en arriverai presque à foutre mon siège en l'air.

Au cinéma déjà.

Le premier. "Animal Kingdom". Un polar australien à mi-voix qui est censé avoir fait un carton auprès des critiques et du public. Je dis à mi-voix parce que c'est insupportable à quel point les personnages sont fades et n'élèvent pas la voix justement. Le pire du pire étant le plan final. Bref, je ne me la jouerai pas critique. Juste histoire d'expliquer à quel point ce film m'a insupporté dans son ensemble, une fois sorti de la salle, et que je le mets dans mon top ten des pires choses que j'ai jamais vues.

Le deuxième. "La solitude des nombres premiers". Tiré d'un best-seller italien que je n'ai pas lu. Je m'attendais à ce que le film me donne, justement, envie de me pencher dessus. Grossière erreur. L'intrigue est découpée dans un ordre inutilement non-chronologique, supposé créer un suspense absent vu qu'on sait dès les premières minutes tout ce qui va se passer. Je m'attendais vraiment à un thriller à la Dario Argento, mais je me suis retrouvé avec une bande-son "italienne" (pardon mais oui, là, c'est très péjoratif) avec des chansons bien pourries de l'époque, grosso modo les années 90, pour la partie la plus "intéressante" de l'histoire qui court sur près de 30 ans. Je n'ai trouvé finalement qu'une ou deux scènes à sauver. Problème supplémentaire : les héros, une fois adultes, sont d'une laideur confondante. Je veux dire les acteurs. C'est très raccord avec l'histoire mais personnellement j'ai trouvé ça pénible au bout d'un moment.

Le troisième. "La ballade de l'impossible". D'après le livre de Murakami Haruki, un auteur que j'adore, vous le savez peut-être maintenant. C'est réalisé par Tran Anh Hung et pour le coup c'est très beau de bout en bout. Mais comme, donc, j'ai adoré le livre, j'ai pas trouvé ça suffisant. Il a essayé d'insufler des éléments quasi-magiques dans le seul livre de Murakami qui n'en contient aucun. Tout l'aspect reconstitution de la situation politique et sociale de la fin des années 60 au Japon est quasi complètement zappé, alors que le livre s'attardait un minimum dessus. Mais comme le tout est je répète vraiment très beau, et je pense notamment aux acteurs, à la photo et aux décors je vous le conseille malgré l'ennui généralisé qui m'a envahit au bout d'une demi-heure. La BO de Jonny Greenwood - de Radiohead - n'est pas en reste mais je crois que j'avais préféré ce qu'il avait fait pour "There will be blood".

Enfin, il m'arrive de fouiller parmi les très - très - nombreux films  apparemment mythiques que j'ai loupés et là, donc, je suis tombé sur "à nos amours" de Pialat. Pourquoi ce film ? Parce qu'un sample audio de la dernière scène figurait dans l'un de mes albums de rock préféré. Eh bien j'ai bien regretté au final, croyez-moi. Ce que je dis ne regarde que moi, mais comparé à d'autres films des années 80 je trouve qu'il a vraiment mal vieilli. C'est poussif, pas naturel. Pas tant mal écrit que mal joué. Besnehard notamment m'a donné envie de vomir. Sandrine Bonnaire est évidemment très mignonne, et ses copines aussi mais, et je vous jure que ça me surprend de dire ça, ça ne sauve pas le film à mes yeux. Beaucoup de violence telle que je la déteste. Comme dans le film australien au dessus.

J'aime le "naturel" au cinéma. Surtout dans les comédies dramatiques. Et je crois que les français en général ont beaucoup de mal avec ça, depuis des années. Et c'est pas Tran Anh Hung qui me fera changer d'avis.

J'adore seulement Truffaut parce que son manque de naturel était assumé, et drôle, ou émouvant. Et humble.

 

Bref. Pourquoi je vous parle de tout ça ? C'est juste histoire de râler sur mon manque de chance. Histoire de dire rapidement ce que je pense de ce que je regarde, parce que ça fait longtemps. Et surtout histoire de dire merde à toutes celles et tous ceux qui se sentent obligés de se montrer critiques professionnels. Celles et ceux qui vous méprisent et exigent que vous aimiez ce qu'on leur dit d'aimer dans les magazines ou les écoles de cinéma. D'où la célèbe citation de Truffaut, encore : en France tout le monde a deux métiers, le sien et critique de cinéma.

 

Bien entendu, mes avis ont beau être très tranchés ils me sont tout à fait personnels. Hésitez pas à réagir, surtout si vous avez vu les films dont je parle. Je sais pas si j'aurai l'énergie de débattre, mais toute contradiction est importante.

Par injektileur - Publié dans : titkroniks
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 17:04

Je ne sais pas vous mais personnellement j'ai effacé ma page facebook il y a des années, et je ne le regrette pas. Le problème c'est que comme la pire des boîtes parisiennes, quand vous n'en êtes pas vous pouvez difficilement vous faire une idée réelle de ce qui s'y passe. Façon comme une autre de répéter que comme vous le savez, sans compte la grande majorité des informations générales ne vous sont pas disponibles. Et c'est légitime.

Malgré cela, si vous cherchez bien bien vous trouverez des gens pour en parler à votre place. Les blogs tombent comme des mouches - il paraît - parce que facebook les remplace petit à petit. Ce qui est triste c'est justement la semi-professionnalisation de ces blogs pour parvenir à leurs fins.

Des pubs horribles en bannière, à la rigueur. Mais que ce soit dans la mode, dans les jeux vidéos ou autres, les sponsors d'articles sont une vraie plaie car ils retirent tout ce qui faisaient de "l'internet perso" son utilité et son charme et son utilité.

Le blog pour donner de ses nouvelles à ses proches n'a presque plus lieu d'être. Presque, parce qu'il reste suffisament modelable pour donner une touche personnelle donc à ce que "nous" faisons, en comparaison de ces pages facebooks toutes identiques, bourrées de pubs, donc, et de machins inutiles, de données "dangereuses" parce qu'utilisées "contre" les utilisateurs par les entreprises pour leur vendre ce qu'ils "attendent", soi disant.

D'un côté "rentabiliser" son blog de l'autre essayer de communiquer ce qu'on a à dire, contre vents et marées où il ressemble à ces villages désolés dans les westerns avec la boule d'épines qui traverse la grand-rue en terre.

Et puis vous avez facebook et son omniprésence, ses tics insupportables, ses pubs envahissantes, et tout le reste, comme si vous aviez l'ensembles des connards de la Terre dans votre salon ou votre chambre où sur votre portable dans le métro et là, oui, je vous l'accorde, ça n'a pas trop changé depuis au moins 50 ans.

Bref, on peut sauter sur sa chaise ou son strapontin en disant " facebook ! facebook ! facebook ! " mais cela n'aboutit à rien et ne signifie rien, notamment du point de vue économique. A son introduction en bouse, freinée par le fait que les dirigeants se refusent à la transparence des comptes de l'entreprise, ceux-ci seront bien obligés d'avouer que leur fortune est basée sur quelque chose de plus léger que l'air. Au coeur du problème la sacro-sainte gratuité du site qui, si elle arrange et ravit évidemment les utilisateurs, pose beaucoup de problèmes côté finances. Car il n'est pas besoin d'avoir fait de grandes études d'économies pour comprendre à quel point la publicité seule n'est pas viable pour une grande entreprise. Je pense aux chaînes de télé privée comme TF1 qui se sont réfugiées là-dedans et qui se retrouvent dans une crise assez conséquente.

 

Je ne parlerai même pas du côté "social" des réseaux "sociaux" que je trouve ridicule une fois qu'on est confronté au problème de se retrouver en train de bouffer des pâtes au beurre devant son écran tous les jours de la semaine  et du weekend alors qu'on a des centaines "d'amis" qui vous expliquent combien leur vie est géniale. Vous avez la vitrine avec le "soutien" aux révolutions arabes, et la réalité des no-life.

 

Je vous donne ici une opinion subjective, car j'ai toujours détesté la publicité en général, dans son idée première de racolage du client quel qu'il soit où qu'il soit. Et je suis de plus en plus persuadé que, contrairement aux chiffres qu'annonce l'irep la reprise de 2010 masquera difficilement le pourrissement du milieu sur le moyen terme.

Mon but ici n'est pas de faire une grande démonstration de quoi que ce soit parce que je n'en ai pas du tout les compétences. Ou de remettre en cause l'existence des réseaux sociaux en tant que tels parce qu'ils font partie intégrante et essentielle de notre société actuelle. Simplement faire penser que l'arrivée de facebook en bourse finira par prouver les grandes limites du système du tout publicité que nous subissons depuis disons 30 ans.

Et puis si j'ai tort, j'aurais tout le loisir d'effacer cet article et d'essayer de faure croire que je n'ai jamais rien écrit de tel. Yay. "J'aime ça" et suis sûr que vous aussi.

 

(la prochaine fois ce sera twitter. lols yeah, "j'aime ça" encore plus.)

Par injektileur - Publié dans : titkroniks
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 00:11

Si vous ne la connaissez pas encore, je vous présente Hatsune Miku. Elle est apparue en 2007 dans un logiciel japonais de synthèse vocale qui s'appelle vocaloid 2. Comme héroïne virtuelle elle est devenue une vraie star. Un très grand nombre de compositeurs du dimanche et du samedi se sont penchés sur sa voix pour créer des chansons telles que ce que pourrez écouter ci-dessous. Je vous ai mis mes préférées, les plus barrées, mais si vous êtes curieux vous en trouverez un nombre incalculable de plus "traditionnelles" sur youtube.

 

L'ensemble est évidemment très très geekeux otakuesque mais c'est pour la bonne cause. Et j'aime bien revenir sur des très vieux trucs, en temps internet. Petite précision : n'écoutez pas ces chansons-ci trop longtemps et trop souvent, parce que ça rend vraiment fou. J'ai la flemme de mettre les références, désolé, mais comme d'habitude elles s'inscriront à chaque fois si vous cliquez sur la fenêtre de la vidéo. Quoi qu'il en soit, ça me fait marrer, et j'ose espérer que vous aussi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par injektileur - Publié dans : titkroniks
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 04:22

Oui, depuis quelques mois maintenant je m'étends ici beaucoup sur les jeux vidéos et les musiques qui leur sont associées. Il n'y a pas vraiment de raison  à ça sinon de penser que je ne suis plus capable en ce moment de faire preuve d'assez d'imagination et/ou de talent pour vous pondre des choses intéressantes ou au moins, des choses dont je suis plutôt satisfait. Je vis aussi les pires semaines que j'ai jamais connues. Alors que franchement, je croyais être bien blindé.

Donc bref, jeux vidéo, et musique, avant tout.


Aujourd'hui, nous allons nous pencher sur un grand classique des années 90 (oui, encore) qui a pour particularité d'avoir été l'un des premiers jeu de rôle/action au sens propre du terme à avoir été commercialisé en Europe. Je veux parler de Secret of Mana (1993, sortie européenne 1994). Enfin, surtout de sa musique, vous l'aurez compris. A partir de cet article wikipedia vous trouverez tous les éléments concernant le jeu et ce qui l'entoure, si ça vous intéresse.

Comme je suis sympa voici une vidéo standard, pour vous donner une idée, si vous ne connaissiez pas. Ceci mis à part Vous devinerez aisément qu'il s'agit d'un de mes préférés toutes catégories confondues, notamment parce que c'est avec lui que j'ai découvert les jeux squaresoft. Cet article ne sera donc pas objectif.

 

 

Bref, bref, bref, ce qui nous amène ici aujourd'hui c'est donc la musique de ce jeu, composée par Kikuta Hiroki, excellente - et moins mise en avant que celles de Uematsu ou Mitsuda - que j'avoue moi-même avoir oubliée avec les années. Le fait est que des morceaux tels que celui qui suit


 

sont ceux qui ont constamment gardé à mes oreilles une valeur inestimable. Le tout n'est pas forcément de savoir pourquoi. Sinon que la scène cinématique du jeu où vous l'entendez la première fois est vraiment très drôle. C'est d'ailleurs assez étonnant selon moi qu'elle ne soit pas plus souvent citée sur youtube, par exemple, comparée aux autres.

Kikuta a pensé son oeuvre (et répondu au cahier des charges) en tant qu'accumulation d'idées ou d'ambiances tellement variées qu'on peut parfois s'y perdre un peu, comme ci-après, où la boucle est vraiment trop courte pour ne pas en devenir énervante

 

 

 

Mais il ne faut pas s'y tromper, à part ce très léger faux pas, l'ensemble de la bande originale est de la plus grande classe, voire beauté, avec un réel souci d'hétérogénéité des influences et aujourd'hui encore elle peut se laisser écouter telle quelle.


 

 

Pour en venir, enfin, à ce qui me pousse à écrire cet article, sans pour autant avoir le sentiment de devoir convaincre quiconque, il faut déjà écouter le morceau suivant, qui, disons-le, m'a immédiatement mis en transe à l'époque, et continue de me mettre en transe aujourd'hui.

 

Transe, le mot n'est pas trop fort. Sauf qu'à l'époque, j'étais incapable de faire le rapprochement avec l'influence directe de ce qui suit, que Kikuta a utilisée de façon claire et nette.

 

 

 

Il s'agit de gamelan, la musique traditionnelle balinaise. Je vous mets ici une vidéo de très bonne qualité, avec un rythme rapide - mon préféré - et la danse qui va avec. Il faut savoir que tout ça a eu une influence phénoménale sur nombre de compositeurs du XXème, notamment des français comme Poulenc ou Ravel - que je vénère tous les deux, au cas où je n'en aurais pas déjà parlé auparavant. Mais je le répète, à l'époque, je n'étais pas capable de faire le rapprochement.

En gros, si vous voulez me faire un vrai cadeau - et c'est pas parce que Noël se pointe que je me laisse aller à cette confidence - invitez-moi à un concert de gamelan, je ne pourrai jamais résister. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, l'année dernière sur un coup de tête, tout seul, comme ça, après le boulot, je me suis traîné jusqu'à la salle Pleyel pour ce qui restera l'une des expériences musicales de ma vie. Sans parler de la danse, pour laquelle je n'ai d'habitude, en général, pas d'intérêt particulier.

Bref, je dois ici rendre hommage à ce copain de classe de mon frère, qui des années après, au lycée alors que nous jouions - je ne sais plus à quelle occasion - et que je racontais combien j'adorais ce morceau fit comme ça "tu sais, c'est de la musique balinaise." "Ah bon ? WTF blabla"

Il faut savoir que c'est aussi de là que doit venir mon goût caractérisé pour toutes les musiques traditionnelles du monde, pour peu qu'elles gardent un certain rythme et une ambiance. Je ne résiste pas à des percussions, notamment.

Bref. Voilà, merci à toi, copain de mon frère.

L'article n'est pas encore fini et je reparlerai encore un peu de mon frère, ça lui fera plaisir, à n'en pas douter.

 

Non, non, ce pour quoi la B.O. de Secret of Mana a gardé tant de valeur ce sont ses thèmes de monstres, les gros boss, complètement survoltés et qui n'ont a priori, dans le genre, jamais été surclassés. Les américains disent "epic", et je crois que c'est  bien le mot.

 

 

 

Le suivant est - évidemment - à la fin du thème gamelan mis en lien un peu plus au-dessus. Oui, ça fait beaucoup de vidéos à la suite, j'en suis bien désolé, mais ça en vaut la peine je pense.

 

 

J'aimerais simplement que les personnes qui ne jouent pas aux jeux vidéo se rendent un peu compte de ce que représente ce dernier morceau. C'est très bizarre, mais il fait partie de ceux que j'avais oublié - je suppose que j'étais trop absorbé par le combat - alors qu'il est absolument fondamental. Vous avez là de la fusion presque conjointe à ce que feront par la suite Prodigy ou même les Chemical Brothers, par exemple, et ce, sans même leur mettre en regard les "faibles" moyens sonores de la SNES. Sans mentionner non plus le raccord parfait avec l'ambiance à ce moment précis du jeu où vous êtes poursuivi par le très inquiétant sorcier squelette que vous voyez à l'image.

Vous avez une sorte de "hardcore-gamelan" plutôt unique et qui ne dépareillerait pas en rave, avec un bon mix bien balancé dans les basses. Il y transpire un vrai goût japonais pour l'extrême gardé à un niveau étonnamment tout public.

Bref, fondamental, je vous le dis.

 

De façon beaucoup plus personnelle, je vous parlais de mon frère parce que ce jeu constitue l'un de mes meilleurs souvenirs ludiques avec lui. Oui, il était possible de jouer à 2 ou 3 - franchement chouette, tant que vous laissez vos coéquipiers libre de leurs mouvements et que vous communiquez suffisament entre vous - et non, avec mon frère on a finalement très peu joué ensemble, déjà parce que nous n'avions pas les mêmes goûts, je supppose.

Quoi qu'il en soit, ce jeu est un grand jeu, et j'espère vous avoir donné comme j'ai pu l'envie de l'essayer si vous le ne connaissez pas encore. Il le mérite tellement. Oubliez deux secondes les craintes de régression absolue. Le temps a permis de démontrer que les jeux vidéo vont bien au-delà de ça. Vous passerez un excellent moment. Celui-ci est apparemment téléchargeable sur Iphone, par exemple, ou sur internet avec émulateur mais ça, là, je n'ai paraît-il pas le droit de le dire, alors chuuut.

A noter que sa suite, inédite en dehors du Japon - mais trouvable tout aussi facilement - s'appelle Seiken Densetsu 3, et qu'elle a toutes les qualités qu'on est en droit d'attendre d'elle.

Allez, un dernier thème pour la route.

 

 

 

 

(Vidéos youtube variées mises en ligne par UWWS pour le gamelan et dans l'ordre depuis le bas : AntiChava, BestSnesMusic, GaryGarrat, renegadeplatinum et PeyserConley. Je les ai choisies pour leur qualité sonore. Elles sont toutes issues du jeu original. Vidéo ingame par GGGamesVideos. Merci - beaucoup beaucoup - à eux. Thank you gracias danke schön blabla.)

 

(edit 30/08/11: changement de quelques vidéos avec musiques identiques)

Par injektileur - Publié dans : titkroniks
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 23:47

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'ai rien à dire aujourd'hui, sinon pour essayer de rendre hommage à ces travailleurs de l'ombre qui depuis les temps les plus anciens font en sorte que les hommes se comprennent, au moins dans l'Art. J'avais déjà prévenu que je parlerai de traduction, et en guise d'entrée j'ai choisi Fallout 3 pour illustrer cet hommage, déjà parce que sa suite sort vendredi, et ensuite parce qu'avec sa  célèbre phrase d'introduction, j'ai l'occasion d'exprimer combien je trouve ça génial et malheureusement mal considéré que des hommes et des femmes se démènent pour que d'emblée dans l'esprit d'une personne monolingue - même si au final, dans l'impact réel qu'ont les mots sur quelqu'un maîtriser plusieurs langues n'a finalement pas beaucoup d'importance selon moi - se créent des images équivalentes à celles d'une autre personne monolingue à qui l'oeuvre s'adresse en premier lieu.

J'y reviendrai un peu plus en détail prochainement, donc. J'ai tellement de choses à blablater sur ce sujet qui me passionne.

Mais pour l'instant, veuillez apprécier les nuances qu'ont été forcé de trouver ces personnes pour une phrase aussi "simple" que "War. War never changes."

 

Je mets en regard l'original en anglais, donc, avec le grand Ron Perlman >

"War. War never changes"

la traduction en français qui a changé depuis les premiers épisodes, en mieux >

"La guerre. La guerre ne meurt jamais."

le japonais >

"Hito wa ayamachi wo kurikaesu." (ou en gros "l'homme répète ses erreurs")

et l'allemand >

"Krieg. Krieg bleibt immer gleich." (toujours en gros "La guerre. La guerre est une constante")

 

 

Voilà, je ne sais pas si vous partagez mon avis. Je vous épargnerai les autres langues. Mais en étant un peu anglophone, un peu moins japanophone, et plus du tout germanophone, je n'arrive pas à ne pas être soufflé par cette part de génie humain qui veut qu'une traduction bien faite, destinée à un public exigeant, ne peut jamais être littérale si elle veut garder un tant soit peu de force. Dans le cas de Fallout 3 en français, tout le jeu, pourtant gravement imparfait techniquement, reste malgré tout à l'avenant du point de vue de la traduction et des voix. Je donne cette phrase très connue en guise d'exemple rapide parce que je rejoue à ce jeu dernièrement, et qu'à y réfléchir je m'amuse à me rendre compte qu'étant devenu complètement allergique aux films et séries en VF, les jeux comme ceux-ci, tellement bien adaptés, m'apportent beaucoup de plaisir, y compris lorsque j'y joue dans ma langue natale que je ne peux pas m'empêcher d'aimer.

J'y reviendrai bientôt, j'espère.

Par injektileur - Publié dans : titkroniks
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