poyézie ou presque

Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 01:21

Les peurs tangibles. Ou encore la paranoïa justifiée. Vous connaissez ? Vous voyez vers où nous nous dirigeons ? Peut-être pas.

Et peut-être avez-vous raison. Peut-être que les signes trompent, que les affichettes trompent, les unes avant les autres, et les autres après d'autres autres.

Mais la défiance malsaine ne s'émeut pas du passif de chacun, et elle n'a aucun besoin particulier de s'exprimer sur la chose.

Elle juge et elle sait. Elle appauvrit et humilie. Elle camisole et enferme.

Voyez les affichettes. Comptez-les. Et imaginez, multipliez au hasard par les histoires réelles de début de la fin.

 

Celles et ceux qui doivent boire boiront quoi qu'il arrive.

Et celles et ceux qui ont les moyens de manger n'y entendront jamais rien.

 

 

 

 

 

 

(music unrelated, comme on dit)

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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 05:18

Nous ne sommes pas les enfants des ordres nouveaux

Nous avons attendu un temps qui n'est jamais venu

Nous avons vécu nos propres sales guerres

Nous nous sommes retenus de ou cachés pour pleurer

Nous avons écouté nos aînés comme nos cadets

Nous nous sommes persuadés de l'invraisemblance d'une vie raisonnablement heureuse

Et ainsi nous sommes parvenus à quelques conclusions superflues

 

 

Aujourd'hui nous avons décidé de tirer sur le cordon plutôt que de chercher l'interrupteur

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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 04:04

kobeaquarium

 

 

 

On éteint et on regarde. Il y a nécessité, il y a dessein. On se dira tout la prochaine fois. Notre temps est tellement plus long que le leur.

Ceux-ci sont dans l'eau, derrière une vitre. Les autres sont dans des gigantesques cages de béton et de verre prêtes à exploser tant l'air brassé est brûlant.

L'électricité fait sa loi. Alors on coupe tout, on se tait, et on admire.

Le reste ne saurait déjà nous concerner.

 

 

 

(crédit photo : asahi shimbun. Des enfants visitent l'aquarium de Kobé, plongé dans le noir pour économie d'énergie)

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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 02:04

Si je me lave c'est pour sortir. Si je sors c'est pour marcher. Si je marche c'est pour m'asseoir.

Après des années de lutte ce sont des règles simples qui se sont imposées à moi.

 

Si je me lave c'est pour sortir. Si je sors c'est pour marcher. Si je marche c'est pour m'asseoir.

Avant, et quand je dis avant je veux dire il y a longtemps, les règles étaient moins bien définies. Je ne me rendais pas compte. Je me lavais sans but, sortais sans but, marchais sans but pour parfois, souvent, m'asseoir sans vision. Mais aujourd'hui presque récemment, tout s'est éclairci d'un seul tenant. Les plombes ont passé.

 

Si je me lave c'est pour sortir. Si je sors c'est pour marcher. Si je marche c'est pour m'asseoir.

 

A vous tous cela vous paraîtra forcément risible ou dérisoire. A vous tous qui perplexes penchez la tête avec retenue j'aurai l'air d'un énième perdu à la mauvaise cause. Mais les vérités les plus basiques sont celles qui nous meuvent.

 

Si je me lave c'est pour sortir. Si je sors c'est pour marcher. Si je marche c'est pour m'asseoir.

 

Les constats les plus clairs sont ceux qui nous forgent. Il n'y a pas à brasser autour de soi, le vent est bel et bien là quoi qu'on en dise. Je ne cracherai ni dans la soupe ni sur l'ordure je ne partirai jamais sans me retourner. Je censurerai ce qu'il y a à censurer, avec empressement ou inadéquation, sans démesure ou autre auto-flagellation.

Il n'y a absolument aucune raison de brasser autour de soi, le vent est bel et bien là quoi qu'on puisse en dire.

 

Si je me lave c'est pour sortir. Si je sors c'est pour marcher. Si je marche c'est pour m'asseoir, puis me relever, partir très loin et rentrer chez moi.

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 03:12

Advienne que prévaudra, dans le silence entre autres

L'expectative trop lente trop grasse rape sur les nerfs

Prévienne que guérit, même si guérison il n'y aura pas, on vous ment

Gonflée à bloc et à blanc l'inertie triste poursuit sa route

Ne gâchez pas tout de suite vos dernières cartouches

Ne rechignez pas à faire montre d'un minimum de fausse volonté

Le ciel appartient à celles qui couchent tôt

La ponctuation sans utilité sur des idées stériles

Et la rhétorique bancale comme seule planche de salut

Advienne que faudra, sur le vide au-delà des maux

Les priorités s'entassent se déforment se défont

Là où sauve qui pourra, avec les méandres surfaits en pleine contagion.

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