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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 20:20

 

 

 

Battu par le vent sec je marche seul

jusqu'à atteindre le ciel de l'oubli

 

Je me perds dans mes pensées grises et belles

agacé de pas pouvoir effacer mes traces de pas

je me perds dans mes pensées vides et belles

avec ma rhapsodie intérieure comme seul soutien

 

Je me lamentais à me dire que ça n'aura jamais de fin

et je m'accroche à cette histoire fondue comme la glace

 

Alors sous le ciel de velours j'entends un chant une voix

je fuis mes drames pathétiques et j'entends ma voix

 

La pluie est froide, j'allume une cigarette

je fais comme si je n'étais pas touché par tout ça

je voudrais aller de l'avant mais impossible d'oublier

je m'accroche à cette histoire dans laquelle j'étais enfermé

 

Sous le ciel de velours j'entends un chant une voix

je fuis mes drames pathétiques et j'entends ma voix

dans le ciel de velours qui tourne à vide c'est une voix que j'entends

ce triste ciel éclatant c'est bien ma voix que j'entends

 

Il paraîtrait qu'il est facile d'abandonner

mais pas pour moi, je le sais, pas pour moi

je me débattais à me dire que ça n'aura jamais de fin

mais cette histoire inachevée, c'est la mienne, je la garde

 

Sous le ciel de velours j'entends un chant une voix

je fuis mes drames pathétiques et j'entends ma voix

dans le ciel de velours qui tourne à vide c'est une voix que j'entends

ce doux ciel triste c'est bien ma voix que j'entends

 

Je crois en moi, j'ai confiance en moi, j'ai confiance en ma vie

 

Sous le ciel de velours j'entends un chant une voix

je fuis mes drames pathétiques et j'entends ma voix

dans le ciel de velours qui tourne à vide c'est une voix que j'entends

ce triste ciel éclatant c'est bien ma voix que j'entends

 

que j'entends

j'entends ma voix

je l'entends

je l'entends

 

Battu par le vent sec je marche seul

jusqu'à atteindre le ciel de l'oubli

 

 

 

 

kawaita kaze ni fukare hitori kiri aruiteru
bôkyaku no sora e tadoritsukeru made

haiiro de kirei datta omoi o sagashiteru
ashiato kesenai kara iradachi kasaneta kedo
kûhaku de suteki datta omoi o sagashiteru
boku dake no rapusodî ga tegakari de

itsumo kurikaeshita dake to fusaide ita
kôri ga tokekitta ato no sutorî mune ni daite iru

dakara berubetto no sora no shita utau koe wa kikoeteru
detarame no daunâ kawashiteru boku no koe ga kikoeteru

tsumetai ame ga fureba tabako ni hi o tsukete
sukoshi dake heiki na yousu de iyou
iki isoide itai keredo wasurete nai
toriko ni natta toki kimeta sutorî kyô mo daite iru

dakara berubetto no sora no shita utau koe wa kikoeteru
detarame no daunâ kawashiteru boku no koe ga kikoeteru
kara mawaru berubetto no sora de kitto koe wa kikoeteru
azayaka de kanashii kono sora de boku no koe ga kikoete iru kara

dareka wa akirameru koto ga raku to itta
seihantaisa to kokoro de omotta
itsumo kurikaeshita dake to mayotta kedo
mikansei da toshite mo ii sutorî mune ni daite iru

dakara berubetto no sora no shita utau koe wa kikoeteru
detarame no daunâ kawashiteru boku no koe ga kikoeteru
kara mawaru berubetto no sora de kitto koe wa kikoeteru
yawaraka de kanashii kono sora de boku no koe ga kikoete iru kara

I believe me, I trust me, I believe my life

 

dakara velvet no sora no shita utau koe wa kikoeteru
detarame no downer kawashiteru boku no koe ga kikoeteru
kara mawaru berubetto no sora de kitto koe wa kikoeteru
azayaka de kanashii kono sora de boku no koe ga kikoete iru kara

 

kikoeteru

boku no koe ga kikoete iru kara

kikoeteru

kikoeteru

 

kawaita kaze ni fukare hitori kiri aruiteru
bôkyaku no sora e tadori tsukeru made

 

 

SADS : bôkyaku no sora (2000)

musique et paroles : Kiyoharu

transcription et traduction française : injektileur

 

 

Bonjour à toutes et à tous. Je sais pas si je suis d'humeur J-Pop, mais bon, j'avais dit que je traduirais des trucs. Désolé pour la qualité de la vidéo, c'est la seule que j'ai trouvée.

Portez-vous bien.

Par injektileur - Publié dans : traductions
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Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 16:16

 

 

Un matin, le Père Noël est mort

et D'Addario Camaro* m'a donné

une autoroute, une mitrailleuse en sucre

la vague frontière a disparu

 

J'avais pas envie de tourner au tournant

alors j'ai lâché le volant

la comptine s'est déchirée en deux

et elle a fait pleuvoir

 

Si j'étais né sur une étoile d'hiver

est-ce que je ressemblerais à Sharon ?

des fois, j'y pense, vraiment, des fois

Hé Sharon, tout ce que je veux,

c'est cette température transparente

quand elle s'échappe de la lune

c'est tout, vraiment, c'est tout, Sharon

 

Le métro chante sa mélodie

personne la connaît, mais tant pis

y'a un lapin qui est mort de tristesse

et ça m'a même pas surpris

 

Si j'étais né sur une étoile d'hiver

est-ce que je ressemblerais à Sharon ?

des fois, j'y pense, vraiment, des fois

Hé Sharon, tu vois, du verre bleu dans son bec,

le corbeau rose qui vit dans le désert,

il s'envolera vers les tournesols, un jour, Sharon

 

Là, à tous les coups elle est partie à Parco**,

et elle a dû se trouver un décoloré avec qui coucher

parce qu'elle sait bien que le pays des merveilles

il existe nulle part dans ce monde

 

Si j'étais né sur une étoile d'hiver

est-ce que je ressemblerais à Sharon ?

des fois, j'y pense, vraiment, des fois

Hé Sharon, tout ce que je veux,

c'est cette température transparente

quand elle s'échappe de la lune

c'est tout, vraiment, c'est tout, Sharon

*D'Addario est une marque de cordes de guitare, Camaro un modèle de Chevrolet
**chaîne de centres commerciaux japonais

santa kurôsu ga shinda asa ni

dadario-kamaro ga kureta

kyandi-haiuei amai mashingan

bôdarain ga nijinde kieta

 

kâbu o magaritaku nakatta

handoru kara te o hanashita

komoriuta ga mapputatsu ni

hikisakarete ame furaseta

 

fuyu no hoshi ni umaretara

sharon mitai ni nareta ka na

toki doki omou yo toki doki

ne sharon tsuki kara nukedasu

tômei na ondo dake

hoshii yo sore dake sore dake

sharon

 

chikatetsu ga utau merodî

dare mo shiranai merodî

kanashii kara usagi wa shinda

sonna koto wa wakatteta no ni

 

fuyu no hoshi ni umaretara

sharon mitai ni nareta ka na

toki doki omou yo toki doki

ne, sharon sabaku de kurasu

pinku no karasu aoi garasu kuwaete

himawari e to yuku n darô sharon

 

ano ko wa kitto paruko ni demo

itte imagoro wa chapatsu to

nemutteru darô

wandârando wa

kono sekai ja nai tte koto o

shitteru kara

 

fuyu no hoshi ni umaretara

sharon mitai ni nareta ka na

toki doki omou yo toki doki

ne sharon tsuki kara nukedasu

tômei na ondo dake

hoshii yo sore dake

sore dake sharon


ROSSO : Sharon (2002)
musique : Rosso
paroles : Chiba Yûsuke
transcription et traduction française : injektileur

 

Bonjour à toutes et à tous. Ça fait un bail. J'espère que vous allez bien.

Les derniers gentils commentaires de Terra m'ont donné envie de me (re)mettre à quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un moment : la transcription et la traduction de chansons japonaises que j'aime bien et qui ne sont pas trouvables ailleurs sur le net, encore moins en français. Français correct, s'entend. Celle-ci reste un classique que j'espère vous apprécierez.

Rosso est un groupe que j'ai découvert seulement en 2006, au moment de son dernier album et de sa séparation. Le chanteur Chiba Yûsuke a eu un groupe avant, Thee Michelle Gun Elephant, et joue depuis dans The Birthday. Je vous dirai pas que je suis fan de tout ce qu'il fait, mais franchement, il a une voix qui dépote, et il y a quelques chansons de Rosso, notamment celle-ci, qui valent le coup, et c'est pour ça que je voulais la partager avec vous.

Je chercherai d'autres choses sympa à transcrire et traduire, probablement encore de Rosso, une ou deux chansons avec des paroles cools.  N'hésitez pas à me faire des suggestions. Si ça me plaît, et tant qu'on ne les trouve pas déjà ailleurs - sauf en tant que vidéo youtube ou dailymotion, c'est plus pratique - je me débrouillerai pour faire ça au mieux.

Ça permettra aussi de faire vivre ce blog pendant que je continue de travailler sur mon roman.

 

Portez-vous bien toujours, et couvrez vous comme il faut en cet hiver qui caille sévère.

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Mardi 9 octobre 2012 2 09 /10 /Oct /2012 04:44

 

LA CHANSON DE MAMAN/ OKAASAN NO UTA

Je ne te connaissais pas encore que je priais

ma main sur mon ventre toujours je me demandais

 

fouhouhou, fouhouhou, à qui tu ressemblerais

fouhouhou, fouhouhou, quelle voix tu aurais

 

tes grands yeux sont un miroir où je vois mon reflet

de grosses larmes coulent sur tes joues

 

ma ma ma ma ma ma, viens, le repas est prêt

pa pa pa, pa pa pa, viens, on va se promener

 

tu as les yeux tout rouges et tu te recroquevilles

explique-moi, dis-moi tout, tu sais je t'écoute

ne t'inquiète pas, non, je n'irai nulle part sans toi

quoi qu'il advienne quoi qu'il se passe nous resterons ensemble

 

j'aime bien mieux quand tu me souris

c'est là que tu me redonnes du courage si parfois je fatigue

 

louloulou, louloulou, viens, on va chanter des chansons

wahaahaaa, wahaaahaaa, viens, on va ronronner comme des chats

 

li la la, li la la, surtout grandis bien fort

 

on déblaiera la neige, on comptera les nuages, on jouera sous la pluie, les cheveux au vent

on se roulera dans les fleurs, on fera siffler les brins d'herbe, sur deux jambes ou à quatre pattes

 

l'aube nouvelle

la brise nouvelle

sont là pour toi et rien que pour toi

 

l'aube nouvelle

la lumière nouvelle

et le monde n'appartiennent qu'à toi

 

cette aube nouvelle

cet arc-en-ciel nouveau

et ce monde qui regorgent de merveilles à découvrir

 

deux chemins s'ouvrent à toi, il ne tient qu'à toi de choisir,

aussi loin que ton regard porte, tu verras lequel

 

maintenant, je crois bien que je ne peux plus rien faire pour toi

 

et un beau jour, quand tu devras me quitter,

sois sûr que je serai là pour te regarder partir, je sourierai

 

houhouhou, houhouhou, même si j'avoue, je serai un peu triste

wahaahaa, wahaahaa, alors vis ta vie pleinement, s'il te plaît.

 

 

 

 

mada minu anata aemasu yô ni

onaka o sasuri itsumo negatta

 

 

fuuu, fuuu, donna kao shiteru ka na

fuuu, fuuu, donna koe o shiteru no

 

ookina hitomi watashi o utsusu

namida no tsubu ga hoho ni hajikeru

 

mamma, mamma, oide, gohan dekita yo

ta ta ta, ta ta ta, sanpo ikô yo

 

nakiharashita me de hiza o kakaeru

wake o kikasete subete hanashite

daijôbu doko e mo ikanai yo

nani ga atte mo issho ni iru yo

 

anata no waratta kao ga suki yo

ochikonde itemo genki o kureru

 

ru ru ru, ru ru ru, oide, uta utaô yo

uoon, uoon, oide, nodo narasô yo

 

ki ra ra, ki ra ra, nobi nobi sodatte okure

 

yuki o kake, kumo o kazoe, ame ni asobi, kaze ni fukarete,

hana ni umore, kusabue narasô, yonbon'ashi de, nihon no ashi de

 

atarashii asa

atarashii kaze

anata no tame ni junbi sareta no

 

atarashii asa

atarashii hikari

sekai wa anata no tame ni aru

 

atarashii asa

atarashii niji

sekai wa fushigi ni michiteiru

 

futatsu no michi no dochira ka erabi haruka kanata

mitsumeru manazashi

 

shite agerareru koto mô nani mo nai no kashira

 

itsuka anata ga tabidatsu toki wa

kitto waratte miokutte ageru

 

uuu, uuu, demo chotto samishii ka na

uoon, uoon, onegai shikkari ikite

 


 


Cette chanson est le thème principal du dernier film de Hosoda Mamoru, "Les enfants loups, Ame et Yuki", sorti fin août dernier. Elle est interprétée par Ann Sally, écrite par Hosoda lui-même et composée par Takagi Masakatsu.

La traduction française est de moi, la transcription aussi. J'ai hésité pas mal entre traduire les mots eux-mêmes, ou essayer de faire jouer le nombre de syllabes pour en faire une adaptation chantable en français. Vous verrez que, par flemme probablement, j'ai en gros opté pour la première solution. Quitte à compléter par la suite. Comme d'habitude, ça sera toujours sujet à remarques et à critiques et c'est tant mieux.

 

Quoi qu'il en soit c'est une chanson magnifique pour un film magnifique que je vous conseille plus que vivement. Les salles le diffusent encore un peu partout, et sinon, il vaudra vraiment l'achat d'un DVD ou d'un Bluray à sa sortie, faites-moi confiance.

 

En fait, j'ai choisi de traduire cette chanson pour deux raisons : la première, évidente, c'est que je l'aime beaucoup et la deuxième, c'est qu'elle n'est étrangement pas sous-titrée dans le film. Ce qui est très dommage. Mon grand plaisir serait alors que des fans français curieux tombent sur cette page et voient que les paroles sont évidemment complètement dans le sujet du film.

 

Ça traite de l'amour d'une mère pour ses deux enfants pas comme les autres, à la fois humains et loups, et qu'elle décide d'emmener à la campagne, après la mort accidentelle du père, pour, donc, les laisser choisir entre les deux voies. Celle de la nature ou celle des hommes.

 

 

Et à part ça, oui, je suis désolé de beaucoup moins poster ces derniers temps, vous vous en doutez. Je vous présente comme à chaque fois mes excuses sincères. Je fais de mon mieux, en fait.

Bref, portez-vous bien et n'hésitez pas à voir ce film.

 

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 04:44

 

FRANZ FERDINAND - COME ON HOME
Although my lover lives in a place that I can't live
I kinda find I like a life this lonely
It rips and pierces me
In places I can't see
I love the rip of nerves
The rip that wakes me
So I'm dissatisfied, I love dissatisfied
I love to feel there's always more that I need

So come on home
Come on home
Home
You're where you want to be
I'm where I want to be
Come on, we're chasing everything we've ever wanted
I replace you easily, replace pathetically
I flirt with any flighty thing that falls my way
But how I needed you
When I needed you.
Lets not forget we are so strong, so bloody strong
So come on Home
Come on Home
Home
Blue light falls upon your perfect skin
Falls and you draw back again
Falls and this is how I fell

And I cannot forget
And I cannot forget

Come on home
So come on home
But don't forget to leave

 

(Traduction/adaptation perso)

 


Je sais que mon aimée vit là où je ne pourrais vivre

J'avoue je crois je tiens assez à ma solitude

Elle me déchire elle me transperce

là où je ne saurais voir

J'aime cette déchirure de mes nerfs

quand elle me réveille

Et je reste l'insatisfait, j'aime être l'insatisfait

J'adore sentir qu'il y a toujours plus que ce qu'il me faut

 

Alors reviens à la maison

Reviens à la maison

À la maison

 

Tu es là où tu devais être

Je suis là où je devais être

Regarde comment on court après tout ce dont on a toujours rêvé

Je te remplace vite fait, je te remplace mal fait

Je me laisse coincer par la première jeunette venue

Mais j'avais tant besoin de toi

Oui, j'avais besoin de toi

Je n'oublie pas combien nous étions forts, si forts

 

Alors reviens à la maison

Reviens à la maison

À la maison

 

Une lumière bleutée sur ta peau parfaite

Sur ta peau et tu me fuis

Sur ta peau et vois-moi fondre

 

Jamais je n'oublierai

Jamais je n'oublierai

 

Reviens à la maison

Reviens à la maison

Mais n'oublie pas d'en partir.

 

 

(mis en ligne sur youtube par blestemp.)

 

 

 

Pourquoi cette chanson ? Parce qu'elle fait partie de mes préférées de Franz Ferdinand, et même si ma traduction rend comme d'habitude pas terrible, elle est bien raccord avec ce sur quoi je travaille en ce moment. Et pour mieux travailler je vais encore vous abandonner quelques temps. Soyez sages pendant cette nouvelle absence. Et donc retournez chez vous, mais n'oubliez pas d'en repartir.

Par injektileur - Publié dans : traductions
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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 05:55

Imaginons que nous soyons des pigeons, le temps d'une journée.

Parfois un instant précis peut revêtir une importance tellement primordiale qu'il en devient un monde infini, et tout ce qui se trouve à l'extérieur de cet instant, les lieux passés et futurs, devient le folklore de ce monde.

Imaginons que tous les deux nous survolions le Királyi-palota et que nous puissions le voir comme le voient ces pigeons. Une magnifique culture des points de vue divergents, comme les anges-ânes au-dessus de la ville.

Mais même dans ce monde de l'instant infini nous ne pouvons choisir la plume de notre oiseau ; le pigeon se rêve oie, et l'âne se rêve pigeon, et ainsi de suite.

 

Le fait est que tandis que notre monde éclot au creux d'une seconde, un des pigeons se noie fasciné dans un tourbillon d'amour et d'euphorie des possibles, là où un autre vit sa vie d'être inférieur honteux de larguer sa merde depuis le ciel, résigné à n'être que le foutu nuisible dépeint par ceux sur qui elle tombe.

 

Au bout du compte, malgré la rapidité avec laquelle notre monde éclot, notre monde est discordant, et nos pigeons sont blessés, et nous mourrons comme meurt notre monde, et notre espèce disparaît.

 

Si seulement nous pouvions nous tuer encore et encore jusqu'à ce que ça s'arrange.

 

De la même façon que tout un genre musical peut naître de dix secondes d'une suite de syncopes accélérées, un orchestre symphonique entier peut se retrouver à l'unisson et créer cet instant parfait, et ainsi chaque instant peut donner naissance à un monde complètement nouveau, et chaque monde peut abriter l'instant parfait, et quand bien même ces syncopes seraient trop syncopée pour qu'on puisse les identifier, l'orchestre saurait alors s'adapter et engendrer un barrage dissonant d'une tristesse colossale, pour que l'instant désintègre le monde et que le monde étouffe l'instant sous son poids.

 

Ces chants sont des chants d'amour et de chagrin.

 

 

 

(Ceci n'est pas de moi. Il s'agit d'une traduction que j'ai faite du texte qu'a écrit Aaron Funk - Venetian Snares dans le livret de cet album que j'aime tant et dont je vous ai souvent parlé. Merci d'ailleurs à Pierre-A qui vient de me l'offrir. Ca m'a pris comme d'habitude trop de temps, mais ça me permet de ne pas faire d'erreurs, a priori. Királyi-palota est l'un des noms du château de Buda, en Hongrie. Je ne sais en revanche pas de quoi il parle avec ces "anges-ânes". J'ai aussi traduit "breakbeat" par "syncope".)

(Et pour souvenir)

Par injektileur - Publié dans : traductions
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